CGT-Dassault-Argenteuil
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Quel avenir voulons-nous ?
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Les métiers de la métallurgie ont toujours été les premiers concernés par des évolutions technologiques majeures (charbon, pétrole puis électricité). Depuis plusieurs années de nombreux chantiers sont ouverts sur « l'usine du futur » qui permettra d'exploiter le numérique, l'internet, la robotique, ... et surtout l'humain (plus flexible et productif que jamais grâce aux lois passées en force par une partie des politiques et des syndicats). Ils appellent ça la "4ème révolution industrielle". Vous ne rêvez pas, sur fond d'explosion des inégalités et d'effondrement de la classe moyenne nos Dirigeants préparent la révolution, c'est le monde à l'envers.

C'est ainsi que malgré des perspectives au beau fixe (avec 4 à 5% de trafic supplémentaire par an et 35 000 à 40 000 livraisons d'avions neufs prévues sur les 20 prochaines années) tous les acteurs du secteur ont engagé des plans de restructuration associés potentiellement à des réductions d'effectif dans leurs usines historiques: Bombardier, Embraer, Gulfstream, Latécoère, Zodiac, mais aussi Boeing et Airbus.

Tout en réduisant leurs effectifs les dirigeants de ces entreprises délocalisent depuis des années (Inde, Tunisie, Maroc, Chine ou encore Europe de l'Est) et imposent des régressions sociales à l’ensemble des salariés (dumping social).

Chez Dassault Aviation, notre PDG Éric Trappier a déclaré que « 9 sites c’est un handicap » et « qu’il fallait spécialiser les sites » (tout en s'approvisionnant 40 millions d'€ de stock-options et en continuant d'augmenter les plus hauts salaires).

Pour la CGT, au contraire, 9 sites ce n’est pas un handicap, la répartition géographique actuelle de nos établissements répartis sur toute la France du Nord au Sud (de Seclin à Istres) et de l’Est à l’Ouest (d’Argonay à Mérignac), permet d’embaucher des talents de la France entière et de travailler avec les meilleurs sous-traitants de toutes les régions.

La spécialisation des sites ne fait pas tout et ne doit pas être une finalité. La polyvalence d’un site comme le nôtre (50 métiers différents !) permet d’être réactif, flexible, efficace et de se recomposer sans cesse pour s’adapter au mieux aux situations difficiles (passage d'une production civile au militaire par exemple).

La question qui doit être posée est de savoir quelle doit être la finalité de notre société : faire toujours plus de profit pour nos actionnaires ou bien de répondre aux besoins et attentes des salariés en intégrant les avancés technologiques ?

Il faut donc réfléchir à une nouvelle organisation du travail, à sa durée, au partage des richesses créées et à quelle place doit être l’humain dans nos choix d'organisation.

La CGT Dassault Argenteuil, après de multiples débats et réunions formule les propositions suivantes (très largement finançables par les 110 Millions d'€ de dividendes annuelles versées aux actionnaires) :

·     1) L’arrêt de l’externalisation et la récupération de notre charge de travail (actuellement les 3/4 de notre production sont sous-traitées)

·       2)  Un plan de formation massif  permettant que 10% de notre temps de travail soit consacré à de la formation (permettant ainsi une évolution normale de nos métiers et de nos conditions de travail)

·      3)  La réduction du temps de travail des forfaits en heures (pour aller vers les 32 h) et des forfaits en jours (pour aller vers les 195 jours)

·     4) La construction d’une nouvelle usine dans le bassin industriel parisien, moderne, une usine du 21ème siècle, avec des accès faciles, de la place, des parkings…Comme l’a fait la Sagem, Airbus et Safran cette année…

 

La Sagem, 600 salariés, filiale de Safran, était installée dans le centre-ville d’Argenteuil depuis 1930. Une nouvelle usine inaugurée à Eragny-sur-Oise en grande pompe par le président de la république cette année, a permis de garder les savoir-faire et d’améliorer les conditions de travail.

 

Oui c’est possible !!! Dassault a les moyens d’investir dans des moyens de production modernes et adaptés à notre époque, sans perdre de vue l’aspect social et en pérennisant les savoir-faire. Des zones industrielles comme celles de St Ouen l’Aumône (95), Coignières (78) ou Marne la vallée (77) sont parfaitement adaptées pour y installer une usine Dassault adaptée à notre époque.

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                                            Qu’en penses-tu ?

Je suis inquiet de la pérennité du site ?                      OUI    NON

Je crains de perdre mon emploi au sein de Dassault Aviation dans les années qui viennent                                                                        OUI    NON

Es-tu d’accord avec les propositions de la CGT ?      OUI    NON

Serais-tu prêt à te mobiliser pour :

Que les bâtis d’alésage voilure et de couture restent sur Argenteuil ?        OUI    NON

Rapatrier une partie des charges de travail qui ont été envoyées en sous-traitance, permettant de palier les baisses de charge sur les sites en sous-charge. ?     OUI    NON

Commentaire : ......................................................................................................

Argenteuil, mardi 22 novembre 2016

17 novembre 2016 : 3 comptes-rendus CGT
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Les usines tournent au ralenti... 
mais la direction générale
ne chôme pas !

 

3 négociations d'accords d'entreprise sont actuellement en cours :

L'accord GPEC : la boite à outils de la direction pour restructurer l'entreprise

L'accord tri-annualisation : la direction veut des salariés flexibles et corvéables

L'accord Habillage : Flicage du temps d'habillage en bleus

Dernière version du projet d'accord GPEC : les zones en jaune sont les dernières modifications.  :  projet d'accord GPEC 
Triannualisation du temps de travail... pour quoi ? pour qui ?
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La Direction Générale a convoqué les Organisations Syndicales la semaine dernière pour négocier un accord de variation pluriannuelle du temps de travail.

 

Celle-ci est venue les mains vides à cette réunion, aucun plan de présenté, aucun argument avancé si ce n’est celui de « ce qui a été dit au CCE par le PDG ». On n’en sait pas plus aujourd’hui.

 

M. PETIT a bien précisé que cette négociation s’ouvrait dans le cadre de la  loi « travaille ! » dont la cheville ouvrière était la CFDT, le gouvernement, ainsi que l’accord du 23 septembre 2016 dans la métallurgie sur l’emploi signé par la CGC, CFDT, FO et CFTC.

Visiblement, la Direction profite de l’appui des syndicats « Réformistes » et du législateur pour faire pression sur les salariés et faire baisser ce qu’elle appelle « les coûts de production ».

Pour la DG, la baisse de charge de travail en 2017, puis hausse en 2018 et 2019 devra être compensée par la mise en place d’un accord sur la tri-annualisation du temps de travail. Pouvoir annoncer des plans de charges avec 3 ans d’avance nous laisse perplexe, particulièrement sur le Falcon… Cette même direction nous disait encore il y a quelques mois qu’elle naviguait à vue !

Pour la CGT, s’il y a un trou de charge pour l’année 2017 et une hausse pour les années 2018 et 2019, il suffirait de lisser sur 3 ans les plans de charge en jouant sur la cadence de fabrication des Rafale. Il n’y aurait ainsi pas besoin de mettre en place ce plan pluriannuel qui ne vise qu’à faire des économies sur le dos des salariés.

La DG a ensuite rappelé le principe général de cet accord par l’exemple suivant :

« Un salarié pourrait ainsi être amené à travailler 30 h hebdomadaires (-8h) au lieu de 38h durant l’année 2017, puis travailler 42 h hebdomadaires (+4h) » soit 1 samedi sur 2 durant les années 2018 et 2019. Sans que cela soit rémunéré en heures supplémentaires !

 Pour les salariés qui ne connaissaient pas la Loi Travail ou qui pensaient naïvement que cette loi n’entrera pas chez Dassault Aviation, en voici les premiers effets !

Si nos directeurs manquent souvent de réactivité pour améliorer le social dans « L’entreprise préférée des Français », ils n’en manquent pas pour se saisir de certains outils que lui a donnés le législateur pour augmenter le temps de travail et baisser les salaires des salariés.

Pourtant, profits, dividendes, spéculations, accumulations financières et dépenses pharaoniques du monde de l’argent s’accumulent et deviennent la règle pour nos actionnaires et PDG !

Pour mémoire, le Conseil d’Administration du 27 juillet dernier présentait les chiffres société du 1er semestre. Nous constations une fois encore que la situation était meilleure que l’année dernière :

Un chiffre d’affaire stable : 1662 M€ au 1er semestre 2016 contre 1675 M€ au 1er semestre 2015

Des commandes stables : 13931 M€ au 1er semestre 2016 contre 14175 M€ au 1er semestre 2015

Un bénéfice en hausse : 185 M€ au 1er semestre 2016 contre 179 M€ au 1er semestre 2015

Des chiffres en contradiction parfaite avec les discours relayés çà et là par les directions locales et générales, qui ne cessent de nous expliquer que malgré les commandes exports, « il faut gérer avec prudence », « nous sommes actuellement dans une zone de turbulences »… Tout en évitant soigneusement de préciser que les secteurs où « il n’y a pas de travail » sont exactement ceux qui ont été massivement offerts aux sous-traitants il y a quelques mois !!!

 

Propositions CGT :

 

Rapatrier une partie des charges de travail qui ont été envoyée en sous-traitance, permettant de palier les baisses de charge sur les sites en sous-charge.

 

·                 Lisser sur 3 ans les plans de charge, pour compenser la baisse de charge pour l’année 2017 et une hausse pour les années 2018 et 2019, ainsi il n’y aurait pas besoin de mettre en place ce plan pluriannuel qui ne vise qu’à faire des économies sur le dos des salariés.

 

·                 Baisser le temps de travail pour aller vers les 32 Heures : notre entreprise en a les moyens, nous l’avons déjà chiffré.

 

·                 Que la direction fasse preuve de solidarité et qu’elle partage avec les  salariés la part que les actionnaires et PDG de Dassault Aviation percevront sur les 20 Milliards d’€ des contrats Rafale à l’export.

 

·                 Consacrer 10 % du temps de travail à la formation professionnelle.

 

·                 Mettre une échelle de 1 à 20 entre le plus petit et le plus gros salaire de notre société.

     

La solution la plus individualiste est de fermer les yeux et de se dire "tant pis pour mes collègues de la PPU". Puis quand c'est au tour de la couture et de l'alésage "tant pis pour eux aussi, moi je continue le travail en espérant que le prochain ce ne sera pas moi". Ce serait une terrible erreur de se dire ça. C’est justement maintenant que nous devons être le plus solidaire pour être plus fort ensemble et empêcher que le travail parte de l'usine. Aujourd’hui le travail part à Seclin et Biarritz. Mais demain il partira en Inde. Il faut forcer nos preneurs de décisions à reculer face aux mesures qu’ils nous préparent, pour nous et pour les futurs salariés.

      

                                                                                                       Argenteuil, lundi 7 novembre 2016

La CGT Dassault Argenteuil à Amiens
« Les salariés intelligents comprendront » (Yves Petit, DRH Dassault-Aviation)
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Avec les dernières annonces faites au CCE, nous faisons face à l’expression de l’idéologie néo-libérale de nos dirigeants. Voici comment cette idéologie s’exprime dans notre société, nous avons d’un côté :

- Les bénéfices sont en augmentation record (480 Millions d’€ en 2015),

 

 - Nos actionnaires se sont augmentés de 21 % en 2015 pour un total de 110 millions d’€ (10 €/action en 2014 à 12,1€/action en 2015),

 

- Nos PDG se sont augmentés de 370 % entre 2010 et 2015 (passant de 760 000 € pour Edelstenne en 2010 à 3 600 000 € pour Trappier et Ségalen en 2015),

 

- Les 10 plus gros salaires de la société sont passés en moyenne de 590 000 €/salarié/an à 774 000 €/salarié/an entre 2010 et 2015 (44 fois le smic),

 

- Nous avons enregistré 3 contrats exports pour un total de plus de 20 milliards d’€ ce qui représente 50 ans de masse salariale de l’intégralité des salariés de la société,

 

- le taux d'imposition de Dassault est passé de 30 % en 2012 à 12 % en 2015 (grâce au CICE, CIR, etc =optimisation fiscale des grosses entreprises à augmentation des impôts des particuliers pour compenser).

Et d’un autre côté nos deux PDG et Dirigeants s’attaquent aux salaires, au temps de travail, à la délocalisation et la flexibilité des salariés, à ceux qui gagnent le moins et qui répondent toujours présent :

- Habillage/déshabillage sur le temps de la vie privée,

 

- Tri-annualisation du temps de travail (déclinaison de la loi travail) = FIN DES HEURES SUPPLEMENTAIRES (accord branche métallurgie signé le 5 octobre par CGC, CFDT, FO et CFTC à nos dirigeants s’engouffrent dans la brèche),

 

- Mise en concurrence des salariés Dassault entre usines, avec la sous-traitance sur site et avec la sous-traitance extérieure,

 

- Transfert de « solidarités » pour vider l’usine d’Argenteuil de ses savoir-faire,

 

- Prêter les salariés aux autres industries de l’aéronautique pour une flexibilité, extrême entre les salariés sur le territoire français,

 

- Imposition de la dotation CE au-dessus de 322 €/salarié.

 

Et qu’est-ce qu’ils nous préparent pour la suite ????

 

- « Make in India »: sous-traitance de la fabrication de pièces Falcon et Rafale en Inde pour près de 4 milliards €, l’équivalent de centaines de Falcon fabriqués en Inde

 

- Sans aucun doute nos dirigeants préparent la fermeture de l’usine d’Argenteuil à plus ou moins long terme.

 

 

Tout ça pour quoi ? Permettre le maintien de nos emplois et de nos usines ? 

 

Non, tout ça pour faire des économies de bouts de chandelles afin qu’ils augmentent encore plus LEURS SALAIRES INDÉCENTS et les DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES. Ces économies sont dérisoires par rapport aux conséquences de leurs mesures sur la qualité du travail, la perte de savoir-faire, la motivation et la vie des salariés. Ces économies de quelques centaines de milliers d’euros sont mêmes dérisoires par rapport à leurs propres salaires. En effet, le retour du travail dans nos usines provenant de la sous-traitance aurait un surcout de 0,2 Millions €/avion selon notre PDG (il n’a pas précisé quelles filières étaient concernées).Alors que les 12 plus gros salaires de la société cumulés représentent 12 millions d’€ (avec nos 2 PDG).

 

Il ne faut pas se méprendre, cette idéologie est partagée par les grands dirigeants industriels français (Airbus, Alsthom, Safran, Air France, Goodyear, Renault, PSA, etc..). Les quelques dirigeants de ces entreprises délocalisent depuis des années en toute impunité et imposent des régressions sociales à l’ensemble des salariés.

 

 

Et dans tout ça, qu'est-ce qu'on peut faire ?

 

La solution la plus individualiste est de fermer les yeux et de se dire "tant pis pour mes collègues de la PPU". Puis quand c'est au tour de la couture et de l'alésage "tant pis pour eux aussi, moi je continue le travail en espérant que le prochain ce ne sera pas moi". Ce serait une terrible erreur de se dire ça. C’est justement maintenant que nous devons être le plus solidaire pour être plus fort ensemble et empêcher que le travail parte de l'usine. Aujourd’hui le travail part à Seclin et Biarritz. Mais demain il partira en Inde. Il faut forcer nos preneurs de décisions à reculer face aux mesures qu’ils nous préparent, pour nous et pour les futurs salariés.

 

Vos élus CGT d’Argenteuil ont écrit aux PDG pour être reçu. Cette première étape est indispensable pour avoir un minimum de réponse sur l’avenir du site d’Argenteuil. C’est justement maintenant que nous devons être le plus solidaire pour être plus fort tous ensemble.

 

 

Argenteuil, lundi 17 octobre 2016

CCE du 10 octobre : Départ de la couture fuselage et des alésages voilures du Rafale
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Le PDG annonce la couleur :

Tri annualisation du temps de travail (application de la loi El Khomri)

- Transfert de la couture et alésage voilure rafale à Biarritz

- « Prêter » les salariés à d’autres entreprises

Plutôt que de rapatrier de la charge de la sous-traitance pour alimenter nos camarades de Biarritz, Trappier préfère continuer de déshabiller Argenteuil. Ainsi, après la PPU qui quitte le site, la disparition programmée de la tuyauterie abandonnée à la sous-traitance et la mort de la chaudronnerie la Direction Générale s’attaque à l’assemblage : le cœur des métiers d’Argenteuil.

Surtout, que vont devenir les 25 (environ) salariés qui travaillent sur ces postes ? Que vont devenir vos collègues ?

Nous sommes sans aucun doute en train d’assister à la première étape d’une restructuration du site d’Argenteuil. Et tout ça pour quoi ??? « Économiser » 580 000 € (25 salariés * 1440 h/an * 16€ brut/h) ?? C’est le quart du salaire de Trappier qui s’élevait l’année dernière à près de 2 Millions d’euros, avec les actions de Dassault. C’est dire du mépris de nos dirigeants pour la vie des salariés !!

 

Nos propositions sont simples :

-        Mettre une limite des salaires dans la société, aucun salaire supérieur à 20 fois le revenu minimum garanti (1950€ brut/mois en 2016) : ce qui permet de financer facilement les baisses de charge des usines

-        Former les salariés impactés par la baisse de charge à de nouvelles compétences leur permettant d’envisager sereinement leur avenir au sein de l’entreprise

-        Pérenniser les savoir-faire par des parrainages (et ainsi éviter la baisse de la qualité de nos avions et regagner la confiance de nos clients historiques)

-        De ne pas répartir le nombre d’heures travaillées sur 3 ans (tri annualisation du temps de travail) : un des reculs majeurs de la loi El Khomri pour plus de « flexibilité » des salariés

-        Une prime de 1000€ pour récompenser les salariés de leurs efforts qui ont permis la signature d’un troisième contrat Rafale en moins de 2 ans

 

Nous reviendrons bien entendu rapidement vers vous pour aller vers une action collective pour défendre nos camarades impactés, nos métiers, nos sites, nos compétences et encore nos savoir-faire.

Il faut stopper la Direction dans cette course à la destruction de nos vies de famille et de nos métiers.

  Argenteuil, mardi 11 octobre 2016

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Communication irréprochable :

Notre PDG vient de nous assurer qu’il n’y aura pas de fermeture de site et qu’il n’avait jamais envisagé cette éventualité. Mais n’oublions pas que si certains représentants du personnel y ont cru c’est que le discours de notre PDG était et est toujours ambigüe. à Compte tenu de notre récente adhésion au SBF120 (plus grosses sociétés financières) nous rappelerons à notre PDG lors du prochain CCE qu’il faut porter une attention toute particulière à avoir une communication irréprochable. Surtout lorsque ça génère de l’inquiétude pour les salariés : déménagements, fermetures, nouveau site, pertes d’emploi, etc.

 

Contrat Inde et dialogue social :

Le PDG affirme réfléchir à une prime et que, si prime il y a, la décision viendra uniquement de lui. Merci à notre PDG de nous rappeler la répartition des pouvoirs dans l’entreprise. à Nous aurions préféré qu’il nous assure prendre en compte les besoins légitimes des salariés via leurs organisations syndicales : c’est ce qu’on aurait appelé un dialogue social constructif. Il ne faut jamais perdre de vue les intérêts, aspirations, inquiétudes de tous les salariés qui composent l’entreprise. Au sujet de la prime nous défendrons la demande d’une prime exceptionnelle de 1000 € (équivalente à celle reçue par les salariés de Thalès).

 

Falcon, baisse de cadence :

Le PDG annonce une baisse de cadence sur les programmes Falcon. à Sachons améliorer les conditions de basculement des activités Falcon vers le Rafale par la formation et le tutorat.

 

Négociations sur l’habillage et le déshabillage :

Le PDG a fait la demande à notre responsable des ressources humaines de présenter une autre proposition aux salariés le 26 Octobre (autre que la proposition actuelle qui est de 50 € sans compensation en temps). à Notre première proposition est simple : pas de changement = l’habillage et le déshabillage doivent être fait pendant le temps de travail. Notre deuxième proposition : si un changement est imposé il doit y être après une négociation des deux parties en bonne foi et compenser à la hauteur de l’effort demandé aux salariés. C’est-à-dire en compensant en argent (120 €) et en temps (6 jours de RTT), voir les tracts précédents qui expliquent d’où viennent ces chiffres. Et sachons éviter les petits calculs financiers néfastes à la santé des salariés tel que la suppression de l’habillage et déshabillage de la pause du midi.

 

 Projet de transformation de la société :

Notre Direction prépare un projet de transformation qui sera présenté lors du CCE du 10 Octobre. Ce projet devra redonner le gout de la passion aéronautique, retrouver la qualité qui nous échappe, être plus efficace, etc. Notre syndicat n’a cessé d’alerter sur ces points et nous avons notre interprétation de ce constat. à Notre vision n’est pas actuellement la plus répandue et ne passe pas au 20h de TF1 où nous entendons les mêmes discours que nos Directeurs sur le coût du travail, la flexibilité, la compétitivité, etc. Notre vision est celle partagée par de grands économistes tels que Smith, Piketty ou encore Stiglitz : il faut mettre l’humain au centre de la politique salariale et industrielle et non pas les aspects financiers. Il faut reconnaitre chacun dans ses compétences et ses qualifications et lui permettre d’être écouté et de pouvoir évoluer au sein de l’entreprise. De même, la qualité est directement liée aux salaires et aux formations. Très rapidement il est aussi possible de redonner la 5ème semaine de congés légaux aux salariés.

Argenteuil, mardi 4 octobre 2016

Réunion « informelle » du 28 septembre : Compte rendu CGT
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M. Trappier a reçu les organisations syndicales mercredi soir. Cette réunion non programmée fait très probablement suite à l’interview d’un délégué syndical CFDT, sur  France 3 Aquitaine le 22/09/2016 (disponible en replay).

M. Trappier a tenu à « remettre sur le bon chemin » les élus CFDT, qui se sont effectivement bien rattrapé dès le lendemain matin en affichant sur tous les sites, en gros titre « il n’y aura pas de fermeture d’usine ».
La caisse de résonnance que représente la campagne présidentielle  (exemple : Alstom Belfort) nécessite de désamorcer rapidement les rumeurs…

Crier au loup, comme l’a fait la CFDT, n’est pas dans les habitudes de la CGT, mais, à l’inverse, nous pensons  que relayer  aveuglement la com’ servie par le PDG lors de cette réunion informelle n’est pas plus intelligent.

Rappelons simplement les éléments concrets :  

1) La société Dassault aviation se porte très bien : Avec un bénéfice 2015 de 481 millions d’euros et la signature de 3 contrats Rafale export en moins de 18 mois, c’est même une année historique.

2) Le PDG nous a annoncé lors du CCE du 7 juillet 2016 que la société devait « se transformer » et que « les premières mesures structurelles qu’il conviendra d’engager au titre de la transformation de la société seront présentées au cours d’un prochain CCE ». Le prochain CCE se tiendra le 10 octobre à St Cloud.


Négociation sur le temps d’habillage :

Le PDG prend acte de l’échec de la négociation en cours, aucune organisation syndicale n’ayant signé le projet d’accord. Une nouvelle réunion sur ce thème, sur d’autres bases (que nous ne connaissons pas encore), est programmée le 26 octobre.   

Prime Rafale export :

La CGT a demandé le versement d’une prime, en citant l’exemple de Thalès (1000€ pour les 1400 salariés de Thalès Optronic), le PDG dit y réfléchir.

 

Argenteuil, lundi 3 octobre 2016

Lettre ouverte à notre Directeur
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Bonjour M. le Directeur du site Dassault-Aviation d’Argenteuil (oui c’est bien vous M. Demelier),

Pendant que le Directeur de Thalès Optronique envoie vendredi à 11h04 l’annonce de la signature du contrat indien, des félicitations et encouragements, accompagnés d’un chèque de 1000 € à ses 1400 salariés que faites-vous ? Vous planifiez la réception des casquettes rouges et bleues ?

C’est une bien triste plaisanterie pour l’ensemble des salariés d’Argenteuil !!! Les anciens de l’usine ont déjà des dizaines de casquettes de toutes les couleurs !! Faites preuve de discernement, les casquettes ne remplissent pas nos réfrigérateurs, ne payent ni les crédits, ni les factures en fin de mois.

Lors des réunions des délégués du personnel vous nous renvoyez vers la Direction Générale à Saint-Cloud pour tout ce qui touche aux salaires, à la participation, à l’intéressement, aux congés légaux, … Tout ce qui touche de près les préoccupations des salariés et à nos revendications syndicales.

Nous nous interrogeons de plus en plus sur votre fiche de poste. Peut-être êtes-vous censé remonter les revendications des salariés en central ? Dans ce cas pourquoi refusez-vous de nous recevoir ? Peut-être êtes-vous censé remercier et remotiver les salariés ? Dans ce cas pourquoi ne pas prendre la parole ? (peut-être que les 5 drapeaux de la CGT vous ont impressionnés). N’est-ce pas parce-que vous n’aviez rien de concret à proposer devant les attentes des salariés ?

Les salariés sont inquiets pour l’avenir de leur emploi, de leur site, de leur travail, de leur salaire, ... Ils veulent de la reconnaissance et une prime exceptionnelle.

Ce n’est pas le budget casquette qu’il faut augmenter mais bien celui de la formations pour transmettre, pérenniser et développer nos savoirs faires.

Les salariés souhaitent discuter de l’ouverture immédiate des NAO, du rattrapage de la perte du pouvoir d’achat de ces dernières années, de l’égalité femme/homme ainsi que des meilleures conditions de travail : équilibre vie familiale/vie professionnelle, plage horaire, habillage/déshabillage, réduction du temps de travail, etc…

Voilà monsieur ce que les salariés attendent des premiers responsables de Dassault Aviation et de notre établissement.  Au lieu de cela vous nous renvoyez béatement vers  un « Rafale humain » symbole de nos compétences, en complet décalage avec la réalité du terrain. Ce « Rafale humain » symbolisé par des casquettes rouges au milieu des quatre colonnes est digne du centre Georges Pompidou : tentez une reconversion.

Avant de faire partie de ceux qui propage l’idée que le travail serait un coût et que les revendications des salariés seraient inaccessible pour la compétitivité de l’entreprise, pourriez-vous donner aux salariés la part que le premier actionnaire de Dassault Aviation aura sur les 7,8 Milliards d’€ du contrat Inde. Merci

Ps : la CGT remercie l’ensemble des salariés à avoir répondu massivement à notre appel de rassemblement aux quatre colonnes pour la petite photo de famille.  

                                                                                                   

                                                                                                   Argenteuil, le 27 septembre 2016

Et 1, et 2, et 3 contrats à l’export pour le Rafale !!!
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La qualité, la haute technicité et les savoir-faire du travail en France viennent, encore une fois, d’être récompensés : les indiens ont signé pour l’achat de 36 avions de combat Rafale sur étagère, intégralement fabriqués dans nos usines de production en France.

 

En 1 an et ½ ce n’est pas moins de 3 contrats signés à l’export pour un total de 84 avions (+34 avions pour la France) et 20 Milliards d’€… 20 Milliards d’€ ça représente 50 ans de salaire pour les plus de 8000 salariés de la société. Et ce n’est pas fini, la discussion est ouverte avec :

- l’Egypte pour 12 avions supplémentaires,

- l’Inde pour 90 avions supplémentaires,

- les Emirats Arabes Unis pour 60 avions,

- le Canada, la Malaisie, la Suisse, …

 

Nous entrainons dans ce formidable succès les salariés de nos 500 sous-traitants dont ceux de Thalès optronique qui ont déjà commencé à fêter cette signature :

 

1000 € de prime pour tous les salariés de Thalès Optronique le jour de la signature du contrat indien.

 

Qu’aurons-nous de notre côté ?    Que nous prépare notre Direction ?
 Nous le saurons tout à l’heure à 14h00 !!!
 Soyons nombreux et interpellons la direction
pour qu’elle nous donne les réponses aux questions qu’on se pose tous !

 

-         De combien sera la prime exceptionnelle ?

-       Quand pourrons-nous disposer de notre 5ème semaine de congés légaux ?

-       Quand retrouverons-nous la répartition aux 3 tiers de la participation ?

-       De combien augmentera le budget formation ?

-      Combien d’embauches sont prévues pour faire face à ce surcroît d’activité ?

-   De combien seront les AG exceptionnelles suite à la signature du contrat indien et du fiasco des NAO 2016 ?

-   Quand mettrez-vous fin à votre politique sociale sinistre ? Au 4ème contrat ? au 5ème contrat ? À 19 % de bénéfice net ?

 

Argenteuil, le 26 Septembre 2016

CHS-CT : questionnaire "Risques psycho-sociaux"
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Nous subissons actuellement un discours ambigu de notre Direction, que ce soit par voie directe ou par voie de presse : « Dassault-Aviation 2015, millésime historique », « Les commandes ont plus que doublées », « Contrats Rafale Egypte, Qatar et très bientôt Indien »,  « Le bénéfice net 2015 progresse de 21 % à 482 Millions d’euros », « Optimiste, Eric Trappier prépare déjà la deuxième partie du contrat avec une commande supplémentaire de 90 Rafale ».

 

D’un autre côté, de notre côté, notre Direction nous promet une baisse du taux horaire par une « maitrise » des salaires, notre Direction nous impose notre 5ème semaine de congés légaux, notre Direction revient sur le paiement du temps d’habillage/déshabillage, elle nous promet une restructuration pour le CCE du 5 Octobre et annonce qu’elle ne pourra se satisfaire de « mesurette ».

 

Afin de faire passer ces régressions sociales, nos Directeurs jouent le chaud et le froid avec les salariés afin qu’il n’y ait aucune contestation et que chacun reste à son poste de travail le temps que certaines organisations syndicales signent ces accords d’un autre temps. Il est alors difficile dans ces conditions de discuter de progrès social : des 32h/semaine, des 10 % de temps alloués à la formation, au transfert des savoir-faire par le tutorat, de l’augmentation des salaires, etc.

 

Les CHSCT n°1 et n°2 du site d’Argenteuil sont inquiets de l’impact que peut avoir sur les salariés ce type de communication interne et externe désastreuse. Un problème identique à conduit à un changement de PDG d’Air-France-KLM afin de rétablir la confiance des salariés et des clients.

 

C’est pourquoi nous vous proposons de remplir le questionnaire qui se trouve au verso et qui permettra d’évaluer le stress au travail. C’est le questionnaire Karasek, l’un des plus utilisés pour évaluer l’influence des conditions de travail sur les individus. De plus ce questionnaire sera proposé aux autres CHSCT des sites de Dassault-Aviation et permettra à vos élus de répondre au mieux aux Risques Psycho-Sociaux s’il y en a.

 

 

Remplissez s’il vous plait ce questionnaire avec attention, il est anonyme et il est gratuit. Sans vos réponses le travail de vos élus pour améliorer nos conditions de travail est impossible.

Une urne sera disponible toute la semaine à la cantine et vos élus feront le tour des ateliers et bureaux pour récupérer les réponses.

Questionnaire à imprimer ici

Sorti par la grande porte en 2015, le temps d'habillage revient par la fenêtre en 2016 !
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Le 9 Juillet 2015, sur tous les sites de Dassault, des arrêts de travail étaient organisés sous l’impulsion de la CGT. Des centaines de salariés d’Argenteuil se déplaçaient à Saint-Cloud lors du CCE pour exprimer à la direction générale leur refus de la mise en place de l’OTT. Monsieur Trappier annonçait alors la fin de cette négociation.

 

Avant les congés d’été, certaines directions locales ont tenté un passage en force sur Argonay et Mérignac. La CGT de ces 2 sites ont alors saisi l’inspection du travail. Suite à cela, la direction générale a donc provoqué la semaine dernière une réunion de négociation sur l’habillage hors temps de travail.
Pour rappel, le code du travail reconnait l’habillage comme étant du temps de travail (article L3121-3), sauf si un accord d’entreprise prévoit l’inverse en contrepartie du versement d’une prime et/ou d’une compensation en jours de RTT.

Faisons un petit calcul du montant de la prime nécessaire pour compenser  ce temps d’habillage qui est actuellement payé :

L'effort demandé par la Direction est de 40 min/jour à Argenteuil (on compte 10 min pour se changer, multiplié par quatre) fois 213 jours travaillés par an = 142 h/an.

Nous sommes payé en moyenne 16 € brut/h (atelier), ce qui fait 142 x 16= 2272 €/an.

La semaine dernière, la direction générale a proposé une compensation de 50 € brut/mensuel, ce qui fait 600 €/an.

Entre 2272 et 600 € ça nous fait une grosse perte pour chaque salarié = 1672 € brut/an

La direction générale vole 1672 €/an,
soit 142 € par mois à chaque salarié !

C’est l’équivalent d’un treizième mois !

 

Chez Airbus, une négociation sur le même sujet a eu lieu cette année. Ils ont obtenu 60 €/brut de moyenne par mois + 3 jours de récupération. Ce qui correspond à peu près 1000 €/an. Mais ils sont partis sur un temps d'habillage/déshabillage égal à 20 min par jour (ils ne se changent pas le midi), soit deux fois moins que nous. Ils ont exactement obtenu la bonne compensation en temps ET en argent.

Si chez Dassault on obtient moins de 120€/brut par mois
+ 6 jours de RTT
(ce qui représente l’équivalent de 1672€ brut/an), tous les salariés sont perdants.

Si la CFDT ou la CGC signe cet accord à 50€,
 chaque salarié perd 142 euros par mois.

Plutôt que cette négociation inutile, la CGT Dassault Argenteuil réclame une chose simple, qui ne couterait rien à personne et qui amélioreraient la vie quotidienne de plusieurs centaines de salariés : un élargissement des plages variables permettant d’arriver dès 6h30 et de partir dès 15h30.

Les embouteillages de la région parisienne et l’éloignement des salariés dont les salaires trop faibles ne permettent pas de se loger dans un périmètre raisonnable nécessitent une prise en compte !

Argenteuil est un cas à part ! Notre demande d’élargissement des plages variables, répétée et argumentée chaque mois lors des réunions des délégués du personnel, doit être prise en compte par les directions locales et générales.

A l’issue de la réunion du 14 septembre,
 la CGT  proposera à l’ensemble des salariés de s’exprimer
 afin de faire entendre au mieux nos revendications.

   

Argenteuil, mardi 6 septembre 2016

Négociation GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences)
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Mardi 30 aout a eu lieu à St Cloud la 10ème réunion de négociation GPEC.  Cette négociation a lieu tous les 3 ans (accord triennal).

Cette réunion a surtout porté sur les dispositions mises en place suite au CCE de juillet 2016 :

-        Imposition de la 5ème semaine de congés légaux

-        Incitation au départ en retraite pour les salariés disposant de tous leurs trimestres avant fin 2016.

 Imposition de la 5ème semaine :

La Direction Générale a unilatéralement imposé la prise de la 5ème semaine de congés  du 19 au 23 décembre (+le 28 octobre). Elle ne s’est pas souciée  des difficultés, engendrées aux salariés ne bénéficiant plus, pour diverses raisons, de cette 5ème semaine.

Dans sa précipitation, la Direction nous avait dit que cela ne concernait que quelques personnes à la marge. Sauf qu’aujourd’hui 324 salariés seraient concernés, voire davantage, car la Direction avoue ne pas connaitre le chiffre exact.

Pour les salariés n’ayant pas acquis tous leurs jours de congés, la Direction est tenue à leurs payer le reliquat. En aucun cas ils ne peuvent en être de leur poche.

Différentes propositions ont été faites par les Organisations syndicales sur ce sujet, la Direction Générale entend réfléchir et nous donnera sa réponse lors de la prochaine réunion qui se tiendra le mercredi 7 septembre à 14 H.

 

Incitation aux départs :

Nous avons demandé à la direction le nombre de salariés ayant répondu à l’incitation au départ. La direction n’a pas fait le recensement et est incapable de fournir un chiffre.

 

Là aussi, il faudra attendre la semaine prochaine. C’est pénible de négocier dans ces conditions.

En ce qui concerne les salariés s’étant déclarés avant le 7 juillet et partant en retraite à partir de septembre jusqu’en décembre la DG va examiner la possibilité de leur faire bénéficier des 2 mois de prime supplémentaire. Réponse la semaine prochaine. 

 

Congés de fin de carrière (CFC) :

La DG réfléchit à un dispositif permettant dès le 1er janvier 2017, aux salariés d’être dispensé d’activité (de travail) 1 an avant de liquider leur retraite.

Ex : pour un salarié ayant des droits à la retraite le 1er février 2018, il pourra être en « CFC » à partir du 1er février 2017. Il toucherait 65% de son salaire brut (salaire de base + prime d’ancienneté + 13ème mois) et bénéficierait de la participation et de l’intéressement.

Son calcul du droit à la retraite se ferait sur la base d’un salaire reconstitué (sans perte). Cet accord serait limité dans le temps, probablement un an.

Là aussi d’autres précisions devraient être apportées la semaine prochaine.

La DG doit nous envoyer la nouvelle mouture de l’accord GPEC tenant compte de tous ces changements.

Nous reviendrons prochainement dans un tract sur l’impact de ces mesures pour le personnel et pour la société.
                                                                         

                                                                               Argenteuil, jeudi 1 septembre 2016

Chaleur écrasante.... cadences écrasées !
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Après une année de travail, chacun d’entre nous avons pu profiter de cette belle conquête sociale que sont les congés payés. Ce moment de repos réparateur pour tous est l’occasion de profiter de nos familles et d’oublier le monde de l’entreprise, qui ne fait que nous culpabiliser tout au long de l’année.

 

Cet été encore, les médias ont tenté de brouiller les pistes, pour éviter les vrais problèmes de notre société, pour occuper les esprits.

 

Et pendant de ce temps-là, la loi travail est passée en force, en toute discrétion, les profits du CAC40 sont en hausse de 4 % ! Bref tout va bien pour les actionnaires !!!

 

Chez Dassault, nous n’échappons pas au Diktat des grands donneurs d’ordre. Alors que notre actionnaire principal est passé de 7 à 20 milliards de fortune personnelle en 5 ans, pour les salariés c’est 13 € brut d’augmentation générale !

 

Le vrai problème est là !!!

 

En effet : profits, dividendes, spéculations, accumulations financières et dépenses pharaoniques du monde de l’argent s’accumulent et deviennent la règle !

 

Pour mémoire, le Conseil d’Administration du 27 juillet dernier présentait les chiffres société du 1er semestre. Nous constations une fois encore que la situation était meilleure que l’année dernière :

 

Un chiffre d’affaire stable : 1662 M€ au 1er semestre 2016 contre 1675 M€ au 1er sem. 2015

Des commandes stables : 13931 M€ au 1er semestre 2016 contre 14175 M€ au 1er sem. 2015

Un bénéfice en hausse : 185 M€ au 1er semestre 2016 contre 179 M€ au 1er semestre 2015

 

Des chiffres en contradiction parfaite avec les discours relayés çà et là par les directions locales et générales, qui ne cessent de nous expliquer que malgré les commandes exports, « il faut gérer avec prudence », « nous sommes actuellement dans une zone de turbulences »… Tout en évitant soigneusement de préciser que les secteurs où « il n’y a pas de travail » sont exactement ceux qui ont été massivement offerts aux sous-traitants il y a quelques mois !!!

 

Aussi l’instruction a été donnée de mettre le flou dans la tête des salariés : « au prochain CCE la fumée blanche va sortir, c’est sure des mesures font être prise, nous ne pouvons continuer comme cela, les commandes Falcon ne sont pas à la hauteur de nos espérances, il n’y a plus de travail, il nous faut un troisième contrat export… ».

 

Nous le répétons une nouvelle fois : la direction n’annoncera probablement rien, sa gestion du temps ne l’exige pas (voir tract du 21 juillet 2016 sur notre site).

 
 Que dire de la loi dite « travail » du gouvernement qui résume à elle seule l’extrémisme de sa politique de casse du monde du travail.

 

Pendant les congés, à coup de 49.3,  le gouvernement a adopté dans la précipitation et sans dialogue la  loi  dite « El Khomri ». La ministre a bien fait la distinction entre les coupables…  « Ceux qui bénéficient des 35 heures,  dernier avatar du droit à la paresse… » Et les méritants, les grands patrons, ceux à qui il faut redonner confiance, ceux qu’il faut protéger, en leur distribuant des milliards d’€uros d’exonérations de cotisations sociales et fiscales, sans aucun regard sur leur utilisation  !!! (avec l’assentiment d’une CFDT qui ne se préoccupe pas des impacts sur les salariés).

 

La direction générale de notre entreprise, n’en doutons pas, compte bien bénéficier à plein de cette loi, qui au final se retournera contre les salariés.

 

Cette politique menace notre vie, nos conditions de travail, notre droit de revendiquer.

 

La CGT ne laissera pas faire !!! Vous nous avez majoritairement donné mandat  il y a maintenant un peu plus d’un an pour défendre ensemble vos intérêts, vos revendications, vos libertés individuelles et collectives. Ce n’est pas une mince affaire puisqu’il s’agit tout simplement de la vie démocratique dans l’établissement.

 

Deux positionnement sont alors possible, soit on capitalise sur le malheur de l’entreprise, en courant après le déclinisme, soit on se retrousse les manches pour reconstruire une entreprise totalement disloquée. Nous avons opté pour la seconde option.

 

C’est donc tout naturellement que notre syndicat a pris la décision de mettre en place une permanence ouverte à tous chaque lundi matin de 9h à 10h au local syndical.

 

L’arrivée de jeunes syndiqués de toutes catégories (ouvrier, technicien, cadre) renouvelle fortement les responsabilités au sein de notre syndicat qui veut dès la rentrée, avec vous, fixer des objectifs revendicatifs, élargir les contacts, le dialogue dans les ateliers et bureaux.

 

S’unir, discuter, élaborer vos besoins, peut nous permettre dès septembre, « d’ouvrir des portes », de sortir de cette spirale sans issue : répressions/reculs sociaux/suppressions et précarité de l’emploi.

 

Plus ces objectifs seront partagés, plus la satisfaction de vos revendications et le progrès social seront accessibles.

Voilà en cette rentrée, nos souhaits et nos objectifs.

 

Aujourd’hui comme hier,
chez Dassault ou dans les manifestations parisiennes,
 la seule chose qui payera sera  la mobilisation massive !

 
 

Argenteuil, le 25 aout 2016

Lettre ouverte à nos Présidents-Directeurs-Généraux
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Chers Présidents-Directeurs Généraux, Éric Trappier et Loïk Segalen,

 

Avec la publication des résultats du 1er semestre 2016 nous constatons que la situation est meilleure que l’année dernière, en contradiction parfaite avec vos discours.

 

Notre chiffre d’affaire est stable : 1662 M€ au 1er semestre 2016 contre 1675 M€ au 1er sem. 2015

Nos commandes sont stables : 13931 M€ au 1er semestre 2016 contre 14175 M€ au 1er sem. 2015


Notre résultat est en hausse : 185 M€ au 1er semestre 2016 contre 179 M€ au 1er semestre 2015

 

Nous pouvons aussi constater que la part du civil est passée d’environ 75 % à 50 % du chiffre d’affaire. Il y a donc un basculement des activités du civil vers le militaire, ce qui représente le fonctionnement normal de notre société.

 

Félicitations à tous les salariés qui ont contribué à égaler, voire dépasser, le résultat de l’année passée jugé de « millésime historique » par les journalistes du Figaro.

 

Nous ne pouvons alors que nous indigner du discours que vous tenez en interne de la société : situation difficile, baisse de commandes, restructuration, coût horaire important, etc. Cette communication interne alarmiste et désastreuse qui est sortie la semaine dernière dans un article de la Tribune n’a fait que révéler l’ambiguïté de vos discours internes et externes.

 

Nous vous demandons de clarifier vos discours et vos interprétations de la santé et de l’avenir de notre société afin de ne pas inquiéter les salariés pour rien (la vie et l’avenir des salariés n’est pas un jeu). Probablement dans le but de passer des reformes structurelles au détriment des salariés. Et au détriment de la confiance des clients et du marché : le prix de l’action a perdu plus de 5 % en 4 jours et a clôturé à 890 € vendredi soir. C’est d’ailleurs dommage d’avoir racheté les actions Airbus pour 950 € avec l’argent de la société, ce qui correspond 150 millions de perte pour les salariés. C’est encore plus dommage de vous payer près de 4 millions d’€ par an pour prendre de telles décisions (sans parler de l’assurance sur le taux de change euro/dollar..).

 

Nous vous demandons notamment, afin de rassurer les salariés, les clients et le marché de :

- rendre aux salariés la 5ème semaine imposée sans aucune justification,

- mettre en place un plan de formation et de transfert des savoirs faires de nos anciens qui vont partir à la retraite et qui ont construit la réputation de nos avions,

- Récupérer de la charge actuellement sous-traitée en interne société,

- assurer un basculement serein des salariés du civil vers les activités militaires,

- mettre fin au LEAN au niveau société et établir un plan de transformation de la politique industrielle société en accord avec les valeurs de celle-ci (rémunération motivante, formation par le tutorat, reconnaissance du travail, investissements, etc.),

- compenser la perte de salaire des compagnons équipiers par une revalorisation des salaires dans les ateliers (ce sont les salaires des salariés de la société qui font la productivité, à ne pas confondre avec vos revenus qui auront bientôt presque doublés depuis vos prises de fonction),

 

En espérant que cette contestation et ses propositions seront écoutées,

La CGT Dassault-Aviation d’Argenteuil vous souhaite de très bons congés d’été (1936-2016),

Cordialement,

La CGT Dassault-Aviation d’Argenteuil, le 26 juillet 2016

 

La CGT tient à remercier l’ensemble des salariés qui ont participé à la collecte aux drapeaux, permettant de récolter 823 Euros, et ainsi permettre à tous de participer dès le 15 septembre prochain à la manifestation contre « la loi travail ».

Les enjeux de la maitrise du temps
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Lors du CCE du 7 juillet dernier, le PDG a lu un exposé de 15 pages : « il va falloir transformer l’entreprise, être compétitif… » Sans dire ce qu’il prévoit réellement de faire ni quand ni comment. Les rumeurs les plus folles parcourent l’entreprise, dans le seul but de déstabiliser les salariés. Un salarié saisi par la peur est un salarié plus malléable !

Pour cela, les responsables de proximité sont chargés de jouer les épouvantails et de répandre les mauvaises nouvelles et de préparer mentalement les salariés…

Depuis maintenant 10 jours, l’encadrement de proximité est invité, documents à l’appui, à faire comprendre aux salariés, au travers de réunions, que l’heure est grave et qu’il va falloir se serrer la ceinture de plusieurs crans.

C’est le début des grandes manœuvres qui commence !!!

1. Une phase dite « légère » : l’impossibilité de mettre ces jours en CET, blocage des embauches, l’arrêt des contrats précaires (intérim), retour de travaux parti en sous-traitance, imposition de la 5éme semaine, incitation aux départ à la retraite,…

2. Une phase plus « lourde » : des annonces seront faites lors du prochain CCE (septembre ou octobre 2016, la date n’est pas fixée), mais l’expérience nous montre que la direction ne dévoilera probablement pas la globalité de son plan.

L’objectif de la direction est de mettre une chape de plomb, d’instaurer un climat de peur et de doute sur tous les sites, le plus longtemps possible.

 

C’est avec cette période de doute, de « climat de peur » que la direction pourra avancer sur diverses régressions sociales (pointage en bleu, NAO au rabais, congés imposés,..). Quand les salariés reculent c’est le patronat qui avance !

Soyons confiant et défendons-nous !

La transformation  à venir, quelle que soit sa forme, n’est pas figée dans le marbre : les marges de négociation dépendront de notre capacité à nous organiser, de manière tenace et durable… pendant plusieurs années si c’est nécessaire !

Profitons bien des vacances à venir, sans se prendre la tête… car c’est justement ce que voudrait la direction générale !           Bonnes vacances à tous !

                                                                                     Argenteuil le 21 juillet 2016

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Retrouvez la déclaration des élus CGT à la réunion du Comité d'Entreprise du lundi 18 juillet 2016

--> Colonne de droite rubrique,
"Tract 2016 - juillet "

(en pdf ici ) :  Déclaration CGT du 18 juillet 2016

Compte rendu CGT : CCE du 7 juillet 2016
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Après la lecture  de déclarations de chaque organisation syndicale, Mr TRAPPIER, a fait un point de la situation de la société sur les 18 derniers mois.

FALCON :

Le PDG fait le constat que depuis un an le marché de l’avion d’affaire reste morose pour l’ensemble des constructeurs. Cela entrainerait une concurrence féroce de la part de nos concurrents, avec comme résultante  une baisse de nos prix. La certification EASA et FAA du F8X est une bonne nouvelle, et permettra les premières livraisons dès le 4ème trimestre 2016. Pour le F5X, l’ensemble des problèmes du moteur SILVERCREST ont été identifiés par SNECMA et sont en cours de résolution. Quant aux Falcon LEGACY (900/2000) ils sont toujours très appréciés de nos clients notamment aux USA.

Le PDG, annonce être toujours en réflexion pour le lancement d’un nouvel avion.

RAFALE :

La cadence 2 est confirmée pour répondre si nécessaire à un troisième contrat. Les deux premiers contrats export se déroulent selon le planning annoncé. A ce jour 6 avions ont été livrés à l’EGYPTE. La signature du contrat INDE est toujours en attente. Pour « décrocher » la commande de 36 appareils, puis une 2ème tranche de 90 appareils supplémentaires, le « Make in India », serait un point très important.

La deuxième partie de la 4ème tranche des Rafale France n’est à l’heure actuelle toujours pas sécurisée, l’état français misant sur de nouveaux contrats à l’export et la commande de la 5ème tranche n’est toujours pas acquise à ce jour. Rénovation du Mirage 2000D : Ce contrat a bien été notifié par l’Etat début 2016.

SOCIAL

Après avoir brossé la situation industrielle de la société, Le PDG nous annonce qu’une étude sur la « transformation de la société » est en cours. Pour lui, l’évolution du contexte interne et externe nécessite impérativement un accroissement de la flexibilité et une amélioration de la compétitivité pour atteindre le niveau d’efficacité industrielle et de performance économique permettant de relever les défis par rapport à la concurrence. Aux questions des élus CGT, sur une explication sans langue de bois, des mesures structurelles qui pourraient découler de cette « transformation », le PDG répond qu’aujourd’hui rien n’est figé mais qu’il ne s’interdit aucune solution.

Les réflexions doivent porter sur les domaines :

·       De la culture Société, de la qualité et de son organisation,

·       Des outils numériques, des process et de l’innovation,

·       Du pilotage des programmes,

·       De la rationalisation de l’outil industriel.  

 

Les premières mesures structurelles seront présentées au prochain CCE d’octobre (date non-fixée).

Après nous avoir peint ce premier tableau, M. TRAPPIER annonce les mesures conjoncturelles, pour passer le cap jusqu’à septembre :

·       Baisse des heures supplémentaires, réduction du travail en équipe,

·       5ème semaine de congés imposée comme suit : 1 jour le 28 octobre 2016, 4 jours du 19 au 22 décembre 2016

·       Incitation au départ à la retraite à partir du 1er septembre 2016 pour les salariés qui remplissent les conditions d’âge et d’annuités jusqu’au 31 décembre 2016, environ 200 salariés seraient concernés selon la direction.

Seront accordés pour cette mesure, 2 mois de plus sur l’Indemnité de Départ à la Retraite (IDR), ainsi que  2 mois de préavis non travaillés, mais payés.

PLAN DE CHARGES FABRICATION ET ETUDES :

La Direction Générale nous a présenté les nouveaux plans de charges incluant les effets des mesures conjoncturelles citées dessus en plus de celles déjà mises en place depuis  début 2016 à savoir : prêt de personnel entre site, diminution voir arrêt de la sous-traitance in-situ, échange de charge inter usine et arrêt de transfert de charge Dassault vers la Sous-traitance. Ces mesures semblent permettre un rééquilibrage de la charge fabrication jusqu’à fin 2016. L’établissement SECLIN, très en amont de nos productions, serait le plus impacté en fin d’année,  mais retrouverait sa charge en 2017.

Pour les études, des transferts de personnels s’effectueront et continueront dans ce sens jusqu’à un rééquilibrage des charges.

IMPLANTATION  DE NOUVELLES PRATIQUES DANS LES SITES DE PRODUCTION:

La Direction Générale reconnait que la méthode choisie de faire faire ce changement par les Directions locales ne semble pas être la bonne méthode. M. TRAPPIER a demandé à M. PETIT d’organiser une réunion DG avec les organisations syndicales pour définir un socle commun à adapter après dans les sites avec les Directions Locales.

 

COMMENTAIRE CGT :

 Commençons par un petit rappel : La société Dassault aviation se porte très bien. En 6 ans, la fortune de Serge Dassault est passée de 10 Milliards à 20 Milliards d’Euros. 

Ce rappel indispensable est nécessaire après le tableau négatif présenté par la direction générale (malheureusement relayé par certaines organisations syndicales « accompagnatrices »).

 

Après ce CCE, très peu d’informations concrètes, mais  beaucoup de sous-entendus. Tout au long de son exposé, le président s’est longuement étendu sur les contraintes internationales, les marges des concurrents, le marché, pour « atterrir » toujours sur la même conclusion « il faut réduire les coûts pour vendre nos avions ». Dans sa frénésie d’organisation rentable, la direction semble perdre de vue des considérations simplement humaines. Les entreprises, les établissements deviennent des marchandises et les salariés de simples ressources, considérés comme des coûts, réduits à se taire et subir la loi du marché.

 

Pour les élus CGT, la Direction Générale veut donner un grand coup de pied dans le social chez Dassault-Aviation. Elle a malheureusement tous les outils pour pouvoir le faire avec toutes les lois et accords nationaux qui ont été mis en place par les gouvernements Sarkozy et Hollande. Nous ne comptons même pas la loi travail qui va encore aller plus loin dans la casse du statut des salariés.

 

De plus, la soudaineté et la rapidité avec laquelle les organisations et le CCE ont eu connaissance du projet de « transformation de la société » n’est pas fait pour nous rassurer. Les élus CGT et UGICT-CGT du CCE resteront très vigilants et très motivés pour obtenir dès le prochain bureau du CCE (le 30 août) une expertise société diligentée par un cabinet extérieur, dans le cadre d’un Droit d’alerte, article L2323-78 du code du travail.

 

Pour la CGT, la connaissance des défis de demain pour notre société sont réels et vitaux, surtout dans les domaines de l’aviation civile et militaire. Dassault devra savoir anticiper les enjeux technologiques et environnementaux, les nouveaux matériaux, les processus et les changements de métier mais toujours en lien avec la santé et le bien-être et l’épanouissement au travail et la formation de son personnel.

 

Tout ceci ne doit pas se faire au détriment du salarié par des système de production inappropriées comme le Lean, les Open Space, etc.. qui cassent les salariés sur le plan psychique et physique, brident l’initiative individuelle et augmentent le mal être au travail.

 

La compétitivité ne se résume pas à la mise en concurrence des salariés entre eux.

 

Pour la CGT, la Direction Générale doit s’appuyer plus sur les organisations syndicales et les Institutions Représentatives du Personnel pour ouvrir de véritables négociations sur l’emploi, l’organisation du travail, le déroulement de carrière, l’ascenseur social dans l’entreprise et la formation.

 

La « logique industrielle théorique » voudrait qu’il n’existe qu’un seul site Dassault sur lequel les avions seraient intégralement conçus et fabriqués… Mais tout cela n’est qu’une fumisterie : L’Industrie n’est pas l’Humanité ! Si les grandes entreprises ont, historiquement, réparties des sites sur tous le territoire c’est bien parce qu’il y a une logique : répartir le travail, l’activité, les richesses est la meilleure façon de construire une vie commune harmonieuse dans un pays.

 

L’équilibre du territoire ne doit pas être pris à la légère. Créer ou entretenir un système avec des zones « riches » et des zones « pauvres » n’est pas un gage de sérénité pour l’équilibre d’un pays.  

 

Aussi, et ce sera notre conclusion après ce CCE, la CGT n’accepte pas cette vision du monde du travail que nous impose les groupes industriels et leur conseil d’administration. La CGT, elle sera toujours du côté des salariés qui sont près à lutter contre ce système.

L’indépendance
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C’est d’une façon un peu inhabituelle que notre syndicat s’adresse à vous. Notre syndicat a l’âge de l’entreprise. Nous n’allons pas faire de grands discours sur le passé, sinon de dire que la présence de la CGT dans l’entreprise ne tient que par les syndiqués qui constituent le syndicat et la confiance toujours renouvelée que vous nous accordez.

 

Notre syndicat a un souci permanent : celui d’organiser la défense de nos intérêts de salariés, de vous informer, de vous consulter, de vous proposer des repères revendicatifs, de vous faire partager nos objectifs revendicatifs. Notre principal moyen de communication est la distribution régulière de tracts, d’affiches à tout le personnel (et pas seulement 1 fois tous les 4 ans, lors des élections !).

 

Les ressources de notre syndicat sont les cotisations payées par les syndiqués, dont une partie est reversée pour que vivent les structures et organisations de la CGT, dans les localités, départements, fédérations et confédération.

 

La CGT n’a rien à cacher : avec 109 syndiqués « Dassault » (section des retraités compris), dont seulement 71 « actifs », il n’est pas évident de faire face aux différentes dépenses.

 

Fort de la confiance que vous nous accordez, il nous semble normal de vous solliciter à participer financièrement, pour l’indépendance de notre syndicat vis-à-vis de la direction.

 

Cette année, les réservations des cars pour les diverses actions et manifestations pèsent sur le budget du syndicat.

 

Le déplacement à St Cloud lors des NAO 2016 mais aussi les 11 manifestations El Khomri à Paris ne s’organisent pas d’un claquement de doigts.

 

Les conquêtes sociales ne tombent jamais du ciel !
 Faire reculer le patronat ne se fait pas avec des discours !

 

71 syndiqués dans l’entreprise sont loin de faire le compte afin d’organiser efficacement l’action syndicale pour la défense de vos intérêts de salariés.

 

Formuler, exprimer ses revendications, les défendre est la seule voie pour que peu à peu prenne corps l’action collective pour une autre politique sociale et industrielle.

 

Pour que vive et grandisse l’espace de liberté
 que constitue le syndicat CGT dans l’entreprise :

 

ADHEREZ, PARTICIPEZ,

SOUTENEZ FINANCIÈREMENT NOTRE SYNDICAT !

 

Demain matin : collecte aux portes

 

Et ensuite, demain après-midi, la CGT Dassault Argenteuil appelle l’ensemble des salariés à participer massivement à la manifestation à Paris pour exiger le retrait de la loi El Khomri.

 

Les mobilisations actuelles sont inédites de par leur ampleur et de par la détermination des manifestants !

 

Ce ne sont pas des grilles anti-émeutes ou des canons à eau qui nous feront reculer… bien au contraire ! Ce déploiement massif et inédit est un signe de grande faiblesse du gouvernement ! La diversité des manifestants et des modes de manifestations doit persuader chacun d’entre nous de l’importance de ce qui se joue actuellement.

 

La détermination palpable de toutes et tous est une force !

 

Départ collectif en car
RDV à 12h45 aux 4 colonnes

Argenteuil, le 4 juillet 2016

Compte-rendu de la réunion PDG/organisations syndicales
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Hier matin, Mr TRAPPIER a réuni les 3 organisations syndicales représentatives. (CGT, CFDT et CGC).

 Le PDG a fait une revue de la situation de Dassault-Aviation. Revue excluant ce qu’il considère hors-sujet : le rachat des actions Airbus, la loi travail, l’inefficacité du Lean,…

 

Il n’y aura pas de CCE extraordinaire, la situation ne le demande pas.
Un CCE ordinaire se tiendra le 7 juillet à St Cloud.

Les objectifs restent les mêmes : « il faut vendre du Rafale à l’export et espérer la reprise du marché Falcon.

 Les seuls contrats égyptiens et du Qatar ne suffiront pas à se substituer au report de la commande française en cours.

 Le 3ème contrat (commande indienne de 36 avions) serait le bienvenu et permettrait de combler les trous.

 Quant à un 4èmecontrat il faut attendre une remontée du baril de pétrole afin que nos clients potentiels des Emirats puissent revenir vers nous. La concurrence entre les divers vendeurs (américains, russes, suédois) et nous même fait rage, les négociations sont âpres »

 

 Le PDG reste néanmoins optimiste sur l’avenir du Rafale,  Selon lui, les difficultés viendraient plutôt du côté des Falcon.

 « En premier lieu le gel du F5X du aux problèmes rencontrés par le moteur Silvercrest de SNECMA nous a fait mal ». A ce sujet, notre PDG ne veut pas entendre parler de difficultés chez DASSAULT, « seul le moteur est raté ».

 

La société se calibre sur 55 Falcon livrés par an pour le moment.

 Comme il fallait s’y attendre le PDG nous a fait son discours habituel sur « les couts » et « la concurrence américaine », « les charges élevées,.. » 

 Malgré les profits colossaux générés par notre travail, plusieurs centaines de millions d’euros par an, le discours ne change pas…

 Nous l’avons interrogé aussi sur les conséquences des malfaçons et des problèmes rencontrés dans nos livraisons et il n’a pas caché que c’était un réel souci et que cela pouvait influer négativement sur les clients.

 

La société prépare le futur avec un accord avec les anglais sur les drones, le nouveau Falcon, la voilure CORAC en composite, etc.

 Notre PDG reste confiant en l’avenir.

Selon lui, même si la charge du bureau d’étude baisse, les vraies questions concernent les « usines de production en sous charges ».

 Ce discours connu représente une manœuvre de communication  que nous ne validerons pas : les usines considérées en sous-charge, comme Argenteuil, sont celles dont la charge de travail a été massivement sous-traitée ces dernières années ! En effet, dès que les activités « sortent » d’un établissement, elles sortent aussi des chiffres des heures de production !

 Aujourd’hui, c’est 75% de notre production qui est fabriquée par des sous-traitants !

 Continuant sur sa lancée le PDG explique « qu’il va essayer de rationaliser au maximum les sites, c’est-à-dire éviter les doublons ». Sans en expliquer plus… Pour jouer sur la peur ?

 Au CCE de juillet, des « ajustements » seront présentés pour passer le cap (fin des heures supplémentaires, des intérimaires et diminution des sous-traitants sur place).

 Si la situation des commandes ne s’améliorerait pas d’ici septembre, il faudrait passer à des mesures structurelles qui nous seraient proposées à ce moment-là.

 Pour la Direction, pas question de plan social ni de chômage partiel (elle n’y est pas favorable).

 La direction envisage « un plan de transformation de la société dans les 10 ans à venir ».

Sans plus de précisions…  Mais, une réunion d’information ayant eu lieu le mois dernier à St Cloud a déjà annoncé les objectifs :

-        baisse de 30 % des coûts pour toutes les filières de production,

-        augmentation du bénéfice net

 

Nous n’avons cessé de dénoncer cette politique d’organisation du travail d’un autre siècle, absurde et incomprise par l’ensemble du personnel productif de la société. L’une des conséquences de la mise en place du Lean et du respect des takt time conduit à pousser la production de façon irrationnelle, même quand les fuselages ne sont pas finis.

 

Nous pouvons quotidiennement constater de la livraison de tronçons ou de fuselages pas finis, des opérations de structure qui se finissent systématiquement à l’aménagement et encore du développement de « l’hôpital » à Mérignac.

 

Le Lean nous apparait comme inadapté à notre organisation de la production soumise à des aléas de production et de cadence très importants. Le Lean nous apparait comme inadapté aux challenges humains du 21ème siècle. D’une façon générale nous dénonçons encore une fois cette politique décourageante pour les salariés qui ne peut conduire qu’à des résultats négatifs industriellement et humainement. Cette analyse est d’ailleurs partagée par le Centre d’Etudes de l’emploi qui reconnait ces organisations du travail comme néfastes pour la santé physique et psychique des salariés depuis 2006 sans pour autant augmenter les performances de l’entreprise.

 

Pour améliorer la situation de l’entreprise, le CGT a des propositions : Embauche des sous-traitants, baisse du temps de travail (32 heures par  semaine), 10% du temps de travail consacré à la formation, augmentation forte des salaires, limitation des salaires des dirigeants…  

 Des solutions modernes qui ont permis des rendre plus heureux  les salariés des entreprise qui les ont adoptées!  (Voir l’accord 30h/semaine chez Toyota en Suède, ou les salaires chez Pilatus (constructeur aéro en Suisse),…

                                                                                                                                  Jeudi 16 juin 2016

C’est dans la rue que ça se passe !!!
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CCE extraordinaire, chômage partiel, sabotage, baisse de cadences… la direction colporte les rumeurs les plus folles … c’est la « stratégie de la peur » ! Soyons au contraire intelligents et lucides et ne nous laissons pas manipuler ! Prenons en compte les faits, les chiffres et laissons de côté la propagande patronale !

 

La réalité, la voilà !!!!! :

 

2010- "C'est la crise", résultat de la crise : 591 millions d'€ de bénéfice

2011- "Le risque de change euro/dollar est défavorable": 377 millions d'€ de bénéfice

2012- "Le chiffre d'affaire est en baisse" : 547 millions d'€ de bénéfice

2013- "Baisse des budgets de la défense" : 498 millions d'€ de bénéfice

2014- "Pas de signatures Rafale" : 353 millions d'€ de bénéfice <