CGT-Dassault-Argenteuil
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Découvrez l'arnaque du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi chez Dassault : ICI

et

Le dernier courrier envoyé au PDG pour réclamer, une nouvelle fois, une rencontre : ICI

Réunion mensuelle du Comité d'établissement : Compte-rendu CGT
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Mardi 23 mai, s’est tenue la séance plénière du CE. Nous sommes 866 actifs, -51 par rapport à janvier. 138 salariés (dont 5 cadres) sont en équipes, 66 le matin, 67 le soir.

13 intérimaires et 100 salariés de sociétés sous-traitantes sont sur le site.

 

Mobilité : Le Plan de restructuration n’est pas encore commencé mais les vannes sont déjà ouvertes : la direction d’Argenteuil accueille « avec bienveillance » les demandes de mutations. 24 salariés ont été mutés (dont 11 avec un départ programmé d’ici septembre). 53 autres demandes sont enregistrées et en cours d’étude.

Dans le détail : 6 partis pour Biarritz, 2 pour Argonay, 11 pour St Cloud, 1 pour Martignas, 0 pour Seclin, 3 pour Istres, 1 pour Mérignac.

 

Au fil des mois, à chaque CCE et CE la direction accentue sa politique de diminution des effectifs sur le site d’Argenteuil, qui nous amène tout droit à une dégradation de nos conditions de vie au travail.

 Dans sa frénésie d’organisation rentable, « l’entreprise préférée des français » semble perdre de vue  l’aspect Humain.

 Ces choix sont dangereux pour notre avenir et celui de la société.

 

RAPPORT ANNUEL ÉGALITÉ HOMMES/FEMMES

 L’avis des élus du CE a été demandé sur un document très édulcoré sur lequel il n’est pas facile de faire des comparaisons. Ceci dit, vos élus sont intervenus fortement sur la différence de salaire entre femmes et hommes en demandant une politique plus juste, la quasi-totalité des indicateurs concernant les salaires montrant un salaire plus faible pour les femmes.

Le document présenté par la direction est soumis à un vote : Abstention : 2 CFDT et 5 CGT ; Favorable : 1 CGC


CADENCES FALCON ET RAFALE

 La cadence Falcon devrait passer de 2/mois à 4/mois dans les prochains mois.

Concernant le militaire, le directeur nous a fait un joli résumé : « Sur le Rafale on est dans la merde jusqu’au cou ». La direction locale paye cash les 10 dernières années de gestion sociale désastreuse de l’établissement… nous y reviendrons dans un prochain tract.  

  

POINT SUR LE PLAN DE RESTRUCTURATION

 Tuyauterie : un « plan d’amélioration » est en cours d'élaboration, une « présentation de la copie » est prévu le 28 juin à la direction générale, qui décidera ensuite de ce qu’elle entend faire ou ne pas faire.

Service Pyro (départ pour Martignas) : 48 salariés concernés, 14 ok pour mutations, 11 indécis, 18 non.

Service CDE (départ pour Mérignac) : 27 salariés concernés, 13 ok pour mutations, 8 indécis, 2 non, 4 partent en retraite.

 Service labo-DGQT (départ pour Mérignac) : 5 salariés concernés, 3 volontaires pour mutations, 2 indécis.

Service TME (départ pour Mérignac) : 20 salariés concernés, le recensement des souhaits n'est pas fait.

Service UTP (départ pour Seclin) : Le recensement des souhaits ne serait pas encore effectué !!!! Pour ce service, un problème va clairement se poser, en effet le nombre de volontaires pour une mutation à Seclin est faible. En réalité un recensement a été effectué mais la direction ne souhaite visiblement pas communiquer dessus (officieusement, seulement 4 volontaires pour environ 100 salariés concernés).

 

Délocalisations non considérées comme faisant partie du plan de transformation :

Service PPU (départ pour Seclin) la direction a pour objectif d’avoir complétement libéré l’espace de l’atelier PPU fin 2018. Environ 15 salariés concernés qui seront « répartis ailleurs ».

Rafale 1/41 stade 1, 2 et 3 : les stades 1 et 2 ont été délocalisés en début d’année à Biarritz, le stade 3 est en cours de délocalisation avec une quinzaine de salariés de Biarritz en déplacement à Argenteuil pour apprendre le travail.  Les 20 salariés d’Argenteuil seront « répartis ailleurs ».

COMMENTAIRE CGT 

Aujourd’hui les capitaines d’industrie ont disparu et sont remplacés par des financiers. Dassault s’inscrit pleinement dans cette politique du tout « fric » contre l’Emploi et la Vision industrielle.

 OUI, Il est grand temps de prendre en considération « l’homme », l’intérêt général ; des solutions existent, la CGT avec le soutien du personnel fait des propositions dans le document « un seul avenir, le progrès social », au travers de plan de formations qualifiantes, de reconnaissance des savoir-faire, de produits innovant, de construction d’un établissement moderne et du 21éme siècle…

 Cette réunion de CE révèle la nécessité d’engager résolument l’action sur ces revendications d’emplois et d’avenir pour notre site… D’autant que depuis l’arrivée de Loïc Antoine, l’atmosphère devient de moins en moins respirable dans notre établissement (sanctions abusives pour non port des bouchons, convocation des salariés en salle Rafale pour leur mettre la pression sur un soit disant « harcèlement » sur un agent de maitrise, arrachages des affiches sur les roulantes y compris dans les bureaux etc...).

 La direction générale, sous couvert de modernisation de notre établissement, nous a envoyé un directeur qui a la volonté de nous instaurer la dictature comme méthode de management. Celui-ci a-t-il été choisi pour fermer notre site d’Argenteuil ? Les méthodes utilisées vont dans ce sens.

 Pour que ce management n’ait pas de prise sur le personnel, il faut de la résistance de la part des salariés.  La CGT vous proposera très prochainement un arrêt de travail. Venez nombreux afin de montrer à nos direction locale mais surtout générale que le plan de transformation ne passera pas en force dans ce climat délétère.

 Nous avons collectivement le devoir de nous mobiliser !

 

Argenteuil, lundi 12 juin 2017

Assemblée annuelle des actionnaires
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"Chers" actionnaires...

Retrouvez l'affiche ( ICI) et le tract distribué au Rond-point des Champs Élysées (ICI)

Compte rendu CGT du CCE du 11 mai 2017
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Jeudi 11 Mai 2017 s’est tenu le  C.C.E, en présence de Messieurs SEGALEN et PETIT.

Le point principal à l’ordre du jour portait sur la présentation des comptes société 2016.

 

L’expert-comptable du CCE a présenté les comptes 2016, en synthétisant la très bonne santé financière de Dassault Aviation, malgré les méventes des FALCON.

 

Un niveau de chiffres d’affaires en hausse de 5% à  3,161 milliards d’euros,          

-   Un bénéfice qui pourrait faire pâlir nombre d’entreprises aéronautiques à 257 millions d’euros.

-   Une trésorerie disponible de plus de 2,56 milliards d’euros,

-   Des prises de commandes élevées, de  9,20 milliards d’euros,

-   Une prise de commandes de 20 appareils FALCON et  36 RAFALE,

-   Un carnet de commandes atteignant 20 milliards d’euros

 

Alors même que Dassault Aviation  a touché, au titre du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi 28 millions d’€uros depuis 2013, M.SEGALEN a confirmé « le gel des embauches » pour 2017, en laissant ainsi «  filer les effectifs » ! La direction nous explique qu’elle fera appel en priorité aux intérimaires et à la sous-traitance, « moins chers et plus flexibles », afin de palier à « l’augmentation du taux horaire des Spé Fab » et qu’il n’existe « plus aucun dogme autour du nombre de 2000 Spécifiques Fabrication ». M.SEGALEN s’interroge également « sur le nombre important d’ingénieurs et de personnel d’encadrement dans les établissements » !!!

 

MAKE IN INDIA : Une présentation complète de la création de l’entreprise « Dassault Reliance Aerospace » à NAGPUR nous a été faite.

D’après M. SEGALEN, il était impératif et obligatoire pour Dassault-Aviation, d’accepter cette contrepartie, afin d’obtenir le contrat export RAFALE Inde.

 

Cette « Joint-Venture » aura comme Dassault Aviation, une dualité civil-militaire,  sur le FALCON 2000 et le RAFALE. Son activité se développera en 5 étapes autour de l’assemblage, la réparation, la maintenance, les achats, le développement.


Voici la chronologie de la montée en charge du Make in India Falcon 2000:


  Assemblage de sous-ensembles simples, allant vers des sous-ensembles plus complexes, pour finir sur l’assemblage d’un élément simple de tronçon T1, le tout planifié pour décembre 2017, dans un 1er bâtiment.

  Assemblage complet du tronçon T12, dans un 2ème bâtiment qui sera livré en avril 2018.

  Assemblage du tronçon T4 avec le réservoir de pétrole, des éléments plan simple et sans pétrole (PH) et en final la jonction du fuselage et son aménagement, dans le deuxième bâtiment à l’horizon 2018/2019.

  Montage général, piste et mise en vol, training débutant à la mi 2020.

Un troisième bâtiment sera construit et livré au 1er semestre 2020, avec accès au taxiway de      l’aéroport.

  En fonction de l’avancement des précédentes étapes, cette dernière étape concernera l’assemblage, la robotisation et l’aménagement voilure, ainsi que l’assemblage de tronçons avec réservoir de pétrole complexe (T3), avec la construction d’un 4ème bâtiment avec essai kérosène et une aire de point fixe, le tout à terminaison 2022.

 

 Pour se faire, des compagnons, des  techniciens et des ingénieurs seront amenés à partir en Inde, de 3 à 12 mois, afin de former les salariés locaux.  Les transferts d’éléments  RAFALE ne concernent que les avions indiens. Il y aura une double production afin de pallier aux éventuels rebus. 

 

Les premières fabrications touchées seront celles de la sous-traitance externalisées, viendront ensuite celles des usines Dassault Aviation début 2019.

M.SEGALEN nous a annoncé la totale délocalisation de la production FALCON 2000 en Inde !

 

La présentation du « Make in India » nous fait craindre le pire pour l’ensemble de notre production.  L’ensemble des établissements de production va se retrouver impacté. Ceux qui se croyaient à l’abri de la restructuration ne le sont plus !

 

Depuis sa création, l’entreprise Dassault Aviation s’est développée sur les deniers de l’état pour concevoir ses avions. C’est un véritable holdup pour les salariés et le contribuable que de délocaliser la production à l’étranger.

 

PLAN DE TRANSFORMATION : La Direction Générale a obtenu du Conseil d’Administration un budget de 69M€ concernant les différents investissements du plan de transformation :

-->     6 M€ pour l’achat de terrain (17 hectares) et l’étude de construction de bâtiments à Mérignac.

-->    52 M€ pour la modernisation des moyens industriel.

-->    11 M€ pour l’homogénéisation des moyens informatiques.

 

DIVERS : La DG espère toujours le respect du calendrier de livraison du moteur SILVERCREST par Safran, afin de pouvoir reprendre le F5X début 2018.

Enfin, la DG va à nouveau demander à l’Assemblée Générale des actionnaires, le 18 mai, la possibilité de racheter les 10% d’actions que possède encore Airbus !!!

 

Commentaire CGT :

Face à ces stratégies de casse industrielle et sociale que nous prépare la direction, la CGT fait des propositions de « progrès social » : développement de produits nouveaux et de moyens de productions plus écologiques, réduction du temps de travail, meilleure répartition des profits,…ce ne sont pas les propositions qui manquent !

 Contrairement à ce que laisse entendre notre Direction sur le soi-disant « coût des salariés spé-fab », ces derniers ne représentent que 15 % de la masse salariale de l’ensemble des salariés de Dassault Aviation (selon les chiffres communiqués par la Direction) ! Au final, ces mêmes salariés spé-fab ne représentent qu’environ 2 % du prix de vente total de nos avions à livrer en 2017 !  Et on nous dit qu’on « coute cher » !!!

 Concernant la production en Inde : la direction présente cela comme inéluctable (« compensation liées au contrat Rafale »). Pour la CGT d’autres choix sont possibles, dont la fabrication en coopération avec les indiens d’un avion d’entrainement type Alphajet/Pilatus permettant de répondre à une demande commerciale réelle et de créer de l’emploi en Inde et en France.

 Jeudi se tiendra l’assemblée annuelle des actionnaires au rond-point des Champs-Élysée à Paris. Comme d’habitude le champagne et les millions vont couler à flots. Pour rappel, la France est le pays en Europe où l’on reverse le plus de dividendes aux actionnaires. Aujourd’hui comme hier, la remise en cause de ce système actuel ne fera pas sans l’intervention des salariés.


 

Argenteuil, mardi 16 mai 2017

Dassault peut et doit construire une nouvelle usine dans le Val d'Oise !
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La CGT Dassault Argenteuil, soutenue par les salariés, demande la construction d 'un établissement neuf.

Dassault doit investir sans attendre ! 

Tract en PDF : ICI

L’implication des salariés est maintenant nécessaire !
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Le tract de la semaine dernière « décidons de notre avenir » a beaucoup fait discuter et vous avez été nombreux à venir à notre rencontre pour en débattre.

 

L’idée de la construction d’une usine neuve dans le Val d’Oise rencontre visiblement l’adhésion de nombreux salariés.

 

Pourtant, vous êtes nombreux à vous poser la même question : « Mais est-ce que la direction le voudra ? ». Pour la CGT les questions qui doivent être posées sont les suivantes :

 

Est-ce que le  plan de restructuration engagé par notre PDG est utile pour les salariés et leurs familles ?

 

Est-ce que cela a du sens que Dassault Aviation, détenu à 62% par la troisième fortune de France, veuille délocaliser un tiers des activités menaçant au passage plusieurs centaines d'emplois à Argenteuil ?

Dassault Aviation a touché plus de 20 millions d'euros d'argent public, il doit rendre des comptes !

Pour la CGT, une usine neuve, moderne, est nécessaire ! Nous ne sommes plus en 1970, les avions que nous fabriquons, sont plus grands (5x, 8x) et les techniques de fabrication ont évolué.

 

Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, la CGT n’est pas figée et archaïque : OUI, certaines décisions prises par la direction générale peuvent faire preuve de bon sens :

 

-         Regrouper l’usinage à Seclin pourquoi pas. Le transport de matières premières et le retraitement écologique des copeaux dans un seul et même établissement est certainement une bonne chose.

 

-         Réimplanter les activités de pyrotechnie « dans la campagne » peut être également logique.

 

Revendiquer la construction d’une nouvelle usine dans le Val d’Oise, OUI c’est possible !

 

Les exemples récents de réindustrialisation d’usines vétustes ne manquent pas : Latécoère à Louey (65), Thalès à Mérignac (33), Turboméca à Tarnos (40), Airbus Helicopters à Dugny (93), et bien sûr Safran-Sagem à Eragny (95) qui était auparavant installé à Argenteuil.

 

Alors pourquoi pas un établissement DASSAULT à St Ouen l’Aumône  ???


Les contacts noués ces derniers mois par vos élus CGT sont prometteurs, des terrains pourraient être disponibles à l’entrée du parc d’activité des Béthunes.

 

Alors maintenant, pour faire avancer ce projet, il nous faut avoir le soutien actif des pouvoirs publics et politiques. Pour cela, il nous faut désormais franchir une nouvelle étape : conjuguer la force des salariés et des pouvoirs publics.

 

Par rapport à la localisation du domicile des salariés Dassault Argenteuil, la construction d’une usine neuve à Saint Ouen l’Aumône serait idéale  (carte de localisation des salariés Dassault Argenteuil en haut de page ).

 Cette première étape passe donc par une pétition pour revendiquer l’étude de la construction d’un établissement Dassault aviation neuf dans le Val d’Oise.

 

Le succès de cette pétition est indispensable !

 

Hier comme aujourd’hui, le soutien actif de nos élus locaux ou nationaux n’aura lieu que quand les salariés se mobiliseront !

 

Dassault a les moyens d’investir dans des moyens de production modernes et adaptés à notre époque, sans perdre de vue l’aspect social tout en pérennisant les savoir-faire.

 

Le bien-être des salariés et de leurs familles est notre seule préoccupation : c’est au travail de s’adapter à l’homme, pas l’inverse ! Les centaines de millions d’euros que notre travail rapporte chaque année à l’entreprise doivent servir à cela !

 

A partir du mardi 18 avril au restaurant d’entreprise, et durant 2 semaines, la CGT proposera à chacun de s’exprimer à travers une  pétition pour exiger la construction d’une usine neuve. Soyez nombreux à la signer afin de porter tous ensemble ce projet de progrès social !

 

Argenteuil, mardi 11 avril 2017

Décidons ensemble de notre Avenir !
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Le plan de restructuration engagé par la direction générale (départs des activités CDE/TME, Pyro, UTP, UPR, PPU, 1/41) libérera 4 hectares d’ateliers. 

Notre site industriel, installé à Argenteuil depuis près d’un siècle, est-il menacé par la restructuration et par le projet du grand Paris ?

Ce qui est sûr, c’est que les 12 hectares occupés par notre site industriel, dans un quartier à l’abandon depuis 10 ans et situé à moins de 10 kms de Paris, représentent une aubaine pour les spéculateurs immobiliers.

En fragilisant volontairement Argenteuil et Poitiers la direction générale annoncera très probablement ensuite que nos deux établissements ne sont plus « compétitifs », et décidera donc d’utiliser les mêmes stratégies que celles utilisées entre 1986 et 1992, à savoir la fermeture de certains sites.

Dans un tract de 4 pages intitulé « le progrès social » qui a été distribué à l’ensemble du personnel le 28 février, la CGT de Dassault Argenteuil vous a proposé un projet alternatif à celui que veut nous imposer la direction.

Ce projet industriel global comprend la construction d’une usine neuve, spécialisée dans la fabrication de fuselages et de pièces primaires.

Nous proposons que les opérations du Rafale 1/41 stade 1, 2 et 3 y soient maintenues, tout comme une partie du CDE (spécialisation dans les technologies utilisées ou qui pourraient l’être dans notre nouvelle usine : Fabrication additive de tuyauterie plastique et métallique, contrôle par rayons X numérique des tuyauteries et des soudures par friction).

Pour continuer à élaborer notre projet, nous avons interpellé les élus et acteurs économiques du département afin de leur présenter ce projet alternatif, et par la même occasion recueillir leurs avis et leurs conseils.

La majorité des pouvoirs publics et politiques qui ont étudié notre projet d’usine neuve dans le bassin parisien l’ont trouvé très intéressant et parfaitement crédible !

Les exemples de sites industriels type « usine du futur » ré-industrialisés récemment en Ile de France ne manquent pas (Eurocopter, Sagem, …)

La SAGEM, 600 salariés, filiale de Safran, était installée dans le centre-ville d’Argenteuil depuis 1930. Une nouvelle usine inaugurée à Eragny-sur-Oise en grande pompe par le président de la république en 2016, a permis de garder tous les savoir-faire et d’améliorer les conditions de travail des salariés.

Les mouvements de mobilité volontaire actuellement engagés peuvent apparaitre naturels dans le cadre d’une volonté personnelle, les salariés souhaitant déménager étant bien libres d’en faire la demande. Mais ne soyons pas naïfs, une fois le volontariat tari que se passera-t-il ?   

Pour la CGT, l’objectif est double : éviter la casse sociale,  maintenir et développer des emplois industriels dans le Val d’Oise !

Nous sommes partis à la recherche du meilleur emplacement, au plus près des habitations de la majorité des salariés, où il serait possible de construire une usine neuve permettant ainsi de garder les savoir-faire et d’améliorer les conditions de vie et de travail des salariés.

Saint Ouen l’aumône, une des plus grandes zones industrielles d’Europe s’y prête parfaitement. Le maire de cette commune Alain Richard (Ministre de la Défense de 1997 à 2002) a pris connaissance avec intérêt de cette recherche et suit attentivement la restructuration en cours.

Cette possibilité d’une usine à St Ouen l’Aumône est une alternative au projet de la direction qui veut délocaliser à Martignas, Mérignac, Seclin et en Inde.

Avant les échéances électorales à venir (élections présidentielles et législatives), il nous paraissait important d’alerter la presse et les pouvoirs publics en faisant une conférence de presse jeudi 16 mars.

Suite à notre intervention, plusieurs articles de presse sont sortis pour parler de l’actualité chez Dassault Aviation. (« VO news » ; « Le parisien » ; « l’humanité », disponibles sur  www.cgt-dassault-argenteuil.com).

Certaines personnalités du monde politique que nous avons alertées sont intervenues comme par exemple Jean-Jacques CANDELIER Député du Nord et Vice-président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées qui a interpellé le Ministre de la défense Jean-Yves LE DRIAN afin d’évoquer la situation de Dassault et de notre industrie nationale. La CGT a également écrit au ministre afin d’être reçu.

Dans ce plan de restructuration imposé par la direction, on nous parle de tout sauf des salariés et de leurs familles.  Pour faire avancer l’idée de la construction d’une usine neuve, une usine du 21ème siècle moderne et adaptée aux productions de demain, le soutien des pouvoirs publics est indispensable.

Mais sans mobilisation des salariés, rien ne sera possible !
 Hier comme aujourd’hui, le soutien actif de nos élus locaux ou nationaux n’aura lieu que quand les salariés se mobiliseront !

Il est grand temps de rappeler aux dirigeants qui crée les richesses !

Argenteuil, jeudi 6 avril 2017

Compte rendu CGT Réunion mensuelle du Comité d'établissement du 31 mars 2017
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Effectifs :
La direction continue de laisser filer les effectifs d’Argenteuil ,nous sommes 903 actifs à ce jour
(951 fin 2016) . Le précèdent record de juillet 2014 est franchi ! Nous n’avons jamais été aussi peu nombreux à Argenteuil depuis plus de 50 ans !

  

Délocalisations Pyro, UTP, UPR, CDE, TME :

La direction nous explique que nous aurons plus d’informations fin juin. Une fois passés les élections présidentielles et le salon du Bourget ?

Nous constatons que tous les 2 mois la direction nous dit « on en saura plus dans 2 mois » … Sa stratégie est de dérouler sa restructuration sans jamais dévoiler l’ensemble de son projet tout en planifiant la non-rentabilité de notre usine !

Mutations/ mobilités :
Nous n’en sommes qu’au tout début des transferts d’activités mais les mutations sont en plein boom : Depuis janvier, 20 salariés sont déjà partis ou ont eu une mutation validée pour les mois qui viennent :

Argonay : 1

Martignas : 1

Seclin : 0

Biarritz :   4

Mérignac  : 1

 

Istres :       3

St Cloud : 10

 

 

48 autres salariés ont déposé des demandes à ce jour.

Les prévisions des effectifs sont alarmantes : 903 aujourd’hui ; - 40 retraités 2017 ;  - 40 retraités 2018 ;  - 40 retraités 2019, auxquels il faut ajouter les postes délocalisés (environ 222) pour lesquels la DG estime que 50% des effectifs suivront « parce qu’ils aiment leur travail » soit environ 111 salariés.

Mais la direction locale nous explique que « mathématiquement il ne devrait pas y avoir de problème » puisque les 111 salariés qui ne veulent pas suivre leur travail en province pourront remplacer les 120 qui partirons en retraite en 2017/ 2018/ 2019. 

D’après les chiffres qui nous sont donnés, l’effectif prévisionnel sur Argenteuil fin 2019 serait donc de 672 salariés.

Cadences de production :

Rafale : stable, environ 2 avions /mois

Falcon : passage d’une cadence 2,5/mois à cadence 4/mois.

Cette hausse (inexpliquée) aura également des conséquences en Tuyauterie (nécessité de 10 salariés de plus) et en pièces primaires.

La société sous-traitante STTS sera de retour à Argenteuil pour des activités de peinture Falcon.

La direction nous précise qu’il n’est pas question de remettre en cause la politique de baisse des effectifs voulue par la direction générale et que par conséquent il sera fait appel à des intérimaires !

Celle-ci nous explique que ce recours à l’intérim lui permettra également de fermer plus facilement les services délocalisés en remplaçant progressivement (au fur et à mesure des retraites / mutation) les « Dassault » par des intérimaires.

Si la direction générale voulait fermer notre établissement, elle ne s’y prendrait pas autrement !

Nous pouvons également remarquer que le « grave problème » de charge de travail que la direction agitait comme un épouvantail il y a quelques mois pour justifier la signature d’un accord de triannualisation du temps de travail ( validé par la CGC) , en faisant du chantage à l’emploi, n’était qu’un prétexte pour s’attaquer à nos conquêtes sociales !

 

Rafale 1/41 stade 3 :

Après avoir délocalisé à Biarritz les stades 1 et 2 (couture /alésage) en début d’année, la direction nous explique maintenant son « projet » de déménagement du stade 3 pour fin 2017, qui sera « peut-être acté en juin ».

La direction de l’établissement de Biarritz prend moins de gants puisque qu’elle annonçait simultanément « l’arrivée du stade 3 en septembre 2017 ».

Délocaliser des activités d’un site vers un autre, c’est également transférer les profits ! C’est l’un des moyens les plus «  roublard » d’organiser la non-rentabilité d’un site, pour pouvoir mieux le fermer ensuite.

Préca :
3 Préca inutilisées seront démontés au Hall 2000 pour être remises en état et installées en 2018 dans la nouvelle usine Dassault de Nagpur, en Inde.

La direction « ne sait pas à quoi elles serviront là-bas » (!) Il n’y a pourtant pas besoin d’être très malin pour deviner que des panneaux de Falcon seront donc fabriqués en Inde !                     

Ce sont les premières machines Dassault-Aviation qui partent dans un pays étranger.

Cette délocalisation est historique pour notre société et nous ne savons pas encore quelles filières seront installées là-bas. Nous savons seulement que la presse annonce une usine de 700 salariés indiens, ce qui correspond aux 3 plus petites usines Dassault-Aviation en France : Poitiers (125 salariés), Seclin (272 salariés) et Martignas (429 salariés)

Pour la CGT ce plan de délocalisation est inacceptable, il est injuste et injustifié !

La CGT sollicite l’intervention des salariés, car devant tant de mépris, c’est à vous salariés et avec notre appui, de faire entendre raison à une direction sourde à tous nos appels. Soyez dignes, relevez la tête et montrez leur que c’est bien les salariés qui représentent la richesse de l’entreprise et pas les actionnaires !

                                                                           Argenteuil, lundi 3 avril 2017

Conférence de presse 16 mars 2017

Article "NVO" : ICI

Article "L'Humanité" : ICI

Article "le Parisien" : ICI

Soutien M. Lesparre (Maire de Bezons) : ICI

Avenir de l'usine d'Argenteuil

Tract du jeudi 2 mars " Pourquoi nous voulons une usine neuve", en PDF : ICI

Avenir de l'usine d'Argenteuil

Tract du lundi 27 février :
"Pas de bataille de chiffres !", en PDF :  ICI  

Propositions CGT Dassault, page 1
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Le Progrès social en PDF : ICI

Propositions CGT Dassault, page 2
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Le progrès social, en PDF : ICI

Propositions CGT Dassault, page 3 :
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Le Progrès social, en PDF : ICI

Propositions CGT Dassault, page 4
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Le progrès social, en PDF : ICI

Intervention ministre de la défense
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en PDF (2 pages) : ICI

Dassault - Juppé - Mothron : le trio machiavélique ?
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Vos élus CGT ont appris par hasard qu’une conférence de presse au sujet de notre établissement devait se tenir jeudi à 15h30 à la mairie d’Argenteuil.

 Premier étonnement : Georges Mothron,  le maire, que nous avions rencontré en décembre 2016 pour l’alerter de ce que nous redoutions (un affaiblissement dangereux  de notre établissement) devait nous « tenir au courant » des éventuelles informations qu’il pourrait obtenir auprès de ses contacts politiques.  Il n’en a rien été… un oubli ?

 Deuxième étonnement : Nous sommes allés à la conférence de presse… mais une fois installés dans la salle nous avons entendu l’assistant du maire dire « on bouge, il faut les squeezer ». Le lieu de la conférence de presse a été immédiatement déménagé vers une partie privée de la mairie dont l’accès nous a été interdit !!!

Une fois la conférence terminée, les journalistes présents nous ont expliqué dehors ce que le maire leur a dit,  en résumé : «  rien à signaler, tout va bien chez Dassault, j’ai eu le PDG au téléphone lundi, il n’y aura pas de fermeture d’Argenteuil dans les 15 ans qui viennent ».   !!!

 Aucune évocation de la délocalisation d’un tiers de l’activité, aucune évocation des milliers de mètres carrés laissés inutilisés, aucun questionnement sur la viabilité d’un site dont les effectifs sont volontairement en chute libre ! Le maire, loin de tenter d’éclaircir tous les éléments que nous lui avions fournis a tout simplement répété les éléments de langage servis par le PDG !

 M. Mothron, avec ses 30 ans de politique derrière lui, n’est pas un lapin de 6 semaines qui tombe dans un piège tendu par un PDG….

 Y’a-t-il un deal secret passé entre les 3 protagonistes ?

 L’appétit des investisseurs immobiliers sur les terrains les moins chers de la Métropole du Grand Paris est-il plus puissant que la pérennité d’un site industriel qui  fait vivre des milliers de personnes ?

 Alain Juppé (dont Georges Mothon était un soutien actif lors de la primaire) est-il pressé de récupérer quelques dizaines de milliers de mètres carrés d’ateliers pour étoffer encore un peu plus sa métropole aéronautique de Mérignac ?

 La CGT Dassault Argenteuil ne peut rien affirmer sans preuve mais certaines coïncidences ont de quoi interpeller.

 Argenteuil, vendredi 24 février 2017

Stoppons les délocalisations !
Val d'Oise TV Vendredi 24 février 2017
Quel avenir pour notre établissement ?
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La direction a annoncé et confirmé en commission économique du CCE et en CE de ce matin la spécialisation du site d’Argenteuil dans :

- l’assemblage de tronçons avant

- l’aménagement du Rafale

- les panneaux de revêtements équipés (FARE)

- les emports

- la tuyauterie « complexe » (?)  

Une partie des mesures et des échéanciers de la transformation annoncée par notre PDG nous sont d'ores et déjà connus et subis :

 

- CDE/TME/LABO transférés vers Mérignac à l'été 2018  : 47 personnes

- Pyrotechnie transférée vers Mérignac et Martignas à l'été 2018 : 29 personnes

- Usinage Panneaux Revêtements transféré à Seclin début  2018

- Filière Tôlerie transférée à Seclin à la fin 2019 : UPR+UTP : 110 personnes

- Pièces Primaires Usinées transfert en cours à Seclin : env. 10 personnes

- Alésage voilure et couture de tronçons déjà transférés à Biarritz : 17 personnes

- Débit matière, sous-traités 

- Non remplacement des départs en retraite : -40 personnes/an environ

- La fin de l’usinage chimique

- Aucune activité ne revient sur Argenteuil

 De même, une lourde question reste en suspend : quelles seront les activités transférées en Inde pour faire travailler 700 personnes l'année prochaine sur  le site de Nagpur ? L'inconnue est presque totale sur le sujet. Le seul élément connu pour le moment et qu'il y aura de la Recherche et Développement via l'IDDM (Indigenously Designed, Developed and Manufactured programme) et de la production de pièces Rafale et Falcon.

 La simple addition des chiffres connus pour le moment nous amène à plus de 300 postes délocalisés ou disparus du site d’Argenteuil d’ici à fin 2019…  Auxquels nous pouvons ajouter un certain nombre de «suites logiques» : avec la disparition de l’essentiel du parc machine de l’établissement, quelles conséquences sur la dizaine de salariés affectés à l’entretien des machines (MIG) ?

  

Cette restructuration que le PDG nomme pudiquement « transformation » prend le même chemin que la restructuration vécue par les plus anciens d’entre nous entre 1987 et 1992 : en 5 ans, Serge Dassault a fermé 5 usines et divisé par 2 le nombre de salariés de production. L'idéologie reste la même : débarrasser Dassault-Aviation des moins diplômés, des moins bien payés, des sans-dents, des « cas-sociaux » et ainsi créer une société de cols blancs sous-traitant l’intégralité de la fabrication.


À l’opposé de cette stratégie malsaine, qui considère les salariés comme une simple variable d’ajustement, la CGT Dassault-Aviation va vous proposer dès la semaine prochaine de participer à un grand débat autour de notre vision de l’avenir de notre entreprise et de notre établissement d’Argenteuil, pour construire ensemble notre avenir et non le subir !

 

La CGT a toujours été tournée vers le progrès social. Si aujourd’hui chacun d’entre nous est bien content de bénéficier des congés payés, de la sécurité sociale, des jours de RTT (35h), du CE… mais aussi de la souplesse apportée par notre dualité Civil/Militaire, c’est parce que nos anciens ont su s’émanciper du discours patronal et batailler, parfois durement, parfois sans même pouvoir en bénéficier eux-mêmes.

L’avenir se construit !

 

La distribution Mardi 28 février d’un tract  4 pages en couleurs  intitulé « Progrès social » sur tous les établissements Dassault sera suivie de  2 assemblées du personnel mardi 7 mars et jeudi 9 mars et d’une série de tracts pour expliquer certaines propositions de notre syndicat et décider des actions à mener ensemble.

 

Le 16 mars, la CGT organisera une conférence de presse devant l’établissement pour interpeller les pouvoirs publics, politiques, industriels au sujet de nos propositions.

 

Dassault Aviation possède, avec son personnel, la richesse des savoirs faire acquis par des décennies d’expériences, d’innovations et de développements industriels. Notre entreprise participe à faire de la France la cinquième puissance économique mondiale. Nous possédons un carnet de commande qui permet de créer des milliers d’emplois bien rémunérés.

 

Mais voilà, notre société est minée par une course folle à la compétitivité, non pas pour obtenir des commandes, puisqu’elle les possède, ni pour améliorer durablement la qualité de vie des salariés et leur procurer un haut niveau d’emploi dans un environnement de qualité, mais pour dégager un profit financier maximum en sous-traitant toujours plus et en délocalisant la production à l’étranger.

 

Il est temps de recentrer les débats sur les vraies questions, l’urgence sociale, écologique et démocratique, le travail et sa reconnaissance, le temps que l’on y passe, le partage des richesses et des fruits des progrès techniques, la reconquête de l’industrie, l’égalité des droits….

 

Un combat dans lesquels les salariés ont toutes leur place !

L’engagement de toutes et de tous sera déterminant !

 Argenteuil, jeudi 23 février 2017

Val d'Oise TV Mercredi 22 février 2017
Revue de presse de la semaine
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Article "Le Parisien" : ICI

Article "VO news" : ICI

Article "La voix du nord" : ICI

Communiqué de presse de J-M Ruiz
(Conseiller régional d'Ile de France) : ICI

Bientôt une usine Dassault en Inde
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Flash INFO : Dassault Aviation et Reliance
scellent leurs fiançailles

Les Echos.fr, interview Eric Trappier le 17/02/17

 

« Le contrat est désormais bel et bien « effectif » puisque « Dassault a touché un acompte » et que « le premier avion doit être livré dès 2019 », selon Eric Trappier, le président du groupe. Les Rafale seront fabriqués dans l'Hexagone, mais ce contrat reste pour Dassault Aviation le fer de lance d'une première implantation en Inde. Le deal comprend en effet une clause de contreparties industrielles - « offset » en anglais - qui comptent pour 50 % de sa valeur totale. A cette fin, Dassault et Reliance vont créer une société commune. Basée à Nagpur (centre de l'Inde), son capital sera détenu à 51 % par le groupe indien et à 49 % par Dassault, et elle aura pour président Eric Trappier et coprésident Anil Ambani. « Nous sommes en train de faire les plans de l'usine, il va falloir la construire, former le personnel. Il y aura plusieurs chaînes de fabrication, et donc plusieurs types de pièces. Cela nécessite une certaine préparation », détaille Eric Trappier, qui envisage un démarrage en 2018. » 

700 emplois à la clef : «De son côté, Rajesh Dhingra, président de Reliance Défense, confirme que « sa construction débutera au prochain trimestre ». Selon lui, la production de composants du fuselage de l'avion pourrait même commencer dès la fin de l'année. « Un premier groupe d'ingénieurs et de techniciens ira en France au prochain trimestre, en vue de se former pendant trois mois. » Il ajoute d'ailleurs que, « une fois sur les rails, d'ici quatre à cinq ans, cette JV pourrait embaucher 700 personnes, sur les tâches déjà identifiées ».


Commentaire CGT :

Cette interview amène beaucoup de questions :

-          Quelles sont ces fameuses « taches déjà identifiées » représentant l’activité de 700 personnes ?

-          Quelles sont  ces « composants de fuselage » ? Du Rafale, du Falcon ? De quoi le PDG parle-t-il ?

Depuis sa création, l’entreprise Dassault Aviation s’est développée sur les deniers de l’état pour concevoir ses avions. C’est un véritable holdup pour les salariés et le contribuable que de délocaliser la production à l’étranger.

Il y a d’autres solutions pour assurer les « offset » du contrat Rafale Inde !

La CGT présentera ses propositions sur ce sujet dans le Tract « Progrès Social » qui sera distribué mardi 28 février.

 

Argenteuil, lundi 20 février 2017

4ème REUNION DES NAO, compte rendu CGT
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Ce jeudi 16 février s’est tenue la 4ème réunion des Négociations Annuelles Obligatoires.

Congés et RTT : constat de désaccord:

La DG maintient sa PREMIÈRE, DERNIÈRE ET UNIQUE PROPOSITION ! Un constat de désaccord sera envoyé dans les jours qui viennent à la DIRECCTE (inspection du travail).

 

-->  Fermeture de tous les sites pendant 4 semaines du 31 juillet au 28 août (en incluant la 5ème semaine).

-->  Prise de la 4ème semaine de congés entre le 1er mai et le 31 octobre 2017.

 

 

Rémunération : nouvelles propositions:

Non-Cadres : budget total = 2,0 % (précédente proposition = 1,6%) soit 2,1 Millions d’€

-->  AG   = 0,7 % (talon de 13€ brut, environ 100 salariés le toucheraient)

-->  AI     = 1,3 % (dont 0,47 % dédié à la prime d’ancienneté, précédente proposition = 1,1 %)

 

Cadres : budget total = 2,3 % (précédente proposition = 1,9%) soit 7,4 Millions d’€

-->  AG  = 0,0 %

-->  AI   = 2,3 %  (dont 0,50 % conventionnel)

 

--> Mesure augmentation -30 ans           refusée par la DG

--> Revenu Minimum Garanti (RMG)    2050 € brut/mois (environ 100 salariés concernés)

--> Minimum 13ème mois                             inchangé (2150 € brut/mois)

--> Prime salon du Bourget 2017              200 € (identique à 2015)

--> Abondement PERCO                              inchangé

--> Prime d’ancienneté cadre                   refusée par la DG

-->Médaille du travail                                 inchangé (45€ par année d’ancienneté)

--> Prime vente Rafale                                 Traditionnellement systématique, maintenant au bon vouloir du PDG

 

La DG refuse, encore une fois cette année, la demande de la CGT d’avoir un pourcentage d’augmentation cadre et non-cadre identique. Nous avons alerté la direction sur les problèmes de cette politique salariale démotivante, surtout pour les plus bas salaires qui ne touchent que les AG.

 

Au niveau société et pour 2016 les pourcentages de personnes touchant une Augmentation Individuelle sont de (chiffres de la Direction) :

- 36,4 % des personnes en atelier

- 49,4 % des techniciens

- 87,4 % des cadres

Ce qui veut dire qu’une grande majorité des personnes en atelier n’auraient que 0,7 % d’augmentation cette année. Ce qui ne correspond même pas à l’inflation.

 

Mobilité : la DG fait la sourde oreille :

En aparté des négociations sur la rémunération et le temps de travail nous avons demandé à ce que les conditions de mobilité des salariés à l’initiative de l’employeur soient négociées (compte tenu des conditions beaucoup plus favorables de nos « confrères » de Thalès Avionics et du nombre de personnes impactées). Première mauvaise nouvelle, la Direction nous indique que les salariés Dassault déménageront suivant les conditions du « volontariat » et qu’il est hors de question de leur appliquer les conditions de mobilité faites pour Thalès. Aucune négociation n’est envisagée avec vos représentants pour ces conditions de mobilité, la Direction se réserve le droit de modifier « à la marge » les conditions actuelles. Est-ce ça le dialogue sociale chez Dassault ?


« Négociations et échanges » à venir :

 

-          Négociations pour les personnes en situation de handicap : obligatoire

-          Négociations sur l’accord égalité hommes/femmes : nous serons très vigilants à la mise en place cette année d’un accord permettant la diminution des écarts de rémunérations et de déroulement de carrière

-          Négociations sur la qualité de vie au travail (loi du 17 aout 2015) : transports, connexion/déconnexion, etc. Nous avons beaucoup de retard sur ces sujets !

-          Échanges sur l’épargne salariale

-          Échanges sur les évolutions législatives : impacts de la loi Rebsamen et de la loi travail

-          Échanges sur l’accord RMC : impacts de la loi Rebsamen et de la loi travail

 

Suite à la publication des décrets des lois Rebsamen et travail la DG s’engouffre dans la brèche. Nous vous tiendrons au courant dès les premiers échanges avec la DG sur tous ces thèmes.

 Argenteuil, lundi 20 février 2017 

Halte à la désinformation !
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Quelques journalistes peu sérieux relayent des fausses informations... ne tombez pas dans le panneau !

Un exemple : ICI

Restructuration de l'entreprise

Comme vous avez pu le constater vos élus CGT sont en train d’alerter les pouvoirs publics et la presse dans l’intérêt des salariés et leurs familles. L’étape suivante est de tenir une conférence de presse devant l’établissement d’Argenteuil

Le 16 mars,   AVEC  TOUS  LES  SALARIES !

Argenteuil dans la presse ... Suite !
Argenteuil dans la presse
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Article "L'Usine Nouvelle" :

     

 

 Article "Le Parisien" : ICI

 2ème article "Le Parisien" : ICI

 Article "Révolution Permanente" : ICI

Négociation Annuelle Obligatoire

 

 Compte-rendu CGT
  3ème réunion NAO
 8 février 2017  :  ICI

Réunion du Comité d'établissement du 30 janvier 2017
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Restructuration de l’entreprise : un tiers de notre activité délocalisée à Seclin, Mérignac et Martignas.

Ci-dessus, le plan de l’usine, avec les zones délocalisées représentées en rouge

 

La déclinaison concrète de la spécialisation des sites Dassault, voulue par le PDG nous a été présentée hier par le directeur de l’établissement.

La délocalisation à Seclin de la chaine d’usinage MCM nous avait déjà été annoncée l’année dernière, suivie ensuite par les bâtis de couture de fuselage Rafale envoyés à Biarritz le mois dernier… ce n’était qu’un début…

Le directeur nous a expliqué que c’est maintenant le tour des services PYRO, CDE, TME, UTP et UPR. Entre 200 et 300 salariés d’Argenteuil sont directement concernés, près d’un tiers de l’effectif de l’usine.

Quel avenir pour un établissement comme le nôtre (120 000 m² en centre-ville) qui perdrait encore un tiers de son activité ?

Nous constatons que la direction générale a décidé d’affaiblir définitivement notre établissement : Le seul but derrière ces délocalisations ne peut être que FERMER L’ÉTABLISSEMENT D’ARGENTEUIL.

Pour la CGT, la répartition géographique actuelle de nos établissements répartis sur toute la France du Nord au Sud (de Seclin à Istres) et de l’Est à l’Ouest (d’Argonay à Mérignac) permet d’embaucher des talents de la France entière et de travailler avec les meilleurs sous-traitants de toutes les régions. Contrairement à ce que pense le PDG, 9 sites ce n’est pas un handicap, c'est un atout !

La spécialisation des sites ne fait pas tout et ne doit pas être une finalité. La polyvalence d’un site comme le nôtre (50 métiers différents !) permet d’être réactif, flexible, efficace et de se recomposer sans cesse pour s’adapter au mieux aux situations difficiles (passage d'une production civile au militaire par exemple).

La question qui doit être posée est de savoir quelle doit être la finalité de notre société : faire toujours plus de profit pour nos actionnaires ou bien de répondre aux besoins et attentes des salariés en intégrant les avancées technologiques ?

Il faut donc réfléchir à une nouvelle organisation du travail, à sa durée, au partage des richesses créées et à quelle place doit être l’humain dans nos choix d'organisation.

La CGT Dassault Argenteuil, après de multiples débats et réunions formule les propositions suivantes (très largement finançables par les 110 Millions d'€ de dividendes annuelles versées aux actionnaires) :

·        L’arrêt de l’externalisation et la récupération de notre charge de travail (actuellement les 3/4 de notre production sont sous-traitées)

·        un plan de formation massif  permettant que 10% de notre temps de travail soit consacré à de la formation (permettant ainsi une évolution normale de nos métiers et de nos conditions de travail)

·        la réduction du temps de travail des forfaits en heures (pour aller vers les 32 h) et des forfaits en jours (pour aller vers les 195 jours)

·        la construction d’une nouvelle usine dans le bassin industriel parisien, moderne, une usine du 21ème siècle, avec des accès faciles, de la place, des parkings…Comme l’a fait la Sagem, Airbus et Safran cette année…

 

La Sagem, 600 salariés, filiale de Safran, était installée dans le centre-ville d’Argenteuil depuis 1930. Une nouvelle usine inaugurée à Eragny-sur-Oise en grande pompe par le président de la république cette année, a permis de garder les savoir-faire et d’améliorer les conditions de travail.

Oui c’est possible !!! Dassault a les moyens d’investir dans des moyens de production modernes et adaptés à notre époque, sans perdre de vue l’aspect social et en pérennisant les savoir-faire. Des zones industrielles comme celles de St Ouen l’Aumône (95), Coignières (78) ou Marne la vallée (77) sont parfaitement adaptées pour y installer une usine Dassault adaptée à notre époque.

Argenteuil, mercredi 1er février 2017

CCE du jeudi 26 janvier 2017

Retrouvez la déclaration des élus CGT :  ICI

 

Hommage à Serge Dassault !
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Découvrez le dossier "évasion fiscale" de la CGT Finance : ICI en PDF

CCE du jeudi 26 janvier 2017
Retrouvez le compte-rendu des élus CGT : ICI
Négociations de la Métallurgie

Retrouvez le compte-rendu de la délégation CGT participant aux négociations nationales sur les grilles de classifications des salariés de la métallurgie : ICI en PDF

Courrier CHSCT envoyé au directeur d'établissement
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Damien Jouanne                                                                                  Fabrice Demelier

Antony De Castro                                                                Directeur de l’établissement

Secrétaires des CHSCT n°1 et n°2                                                    Dassault Argenteuil

 

 

Vendredi 20 janvier 2017,

Monsieur le directeur,

 

Vous avez instauré il y a quelques années, sans jamais en avoir informé le CHSCT, une sorte de réunion hebdomadaire surnommée « débriefing CODIR ». Cette réunion animée par l’agent de maitrise à l’attention des salariés de son équipe était à l’origine sensée remédier à un supposé manque de compréhension des salariés vis-à-vis de la politique et des actions menées par la direction de l’entreprise.

Ne participant pas eux-mêmes à la réunion CODIR du lundi matin, les agents de maitrise sont « débriefés » par leur chef d’unité, généralement en début d’après-midi. La multiplication des intermédiaires et le caractère oral des informations distribuées introduisent une déformation importante des informations originelles.

Au fil des années, ces réunions se sont transformées en une démonstration de propagande patronale, à tel point qu’aujourd’hui la moitié des agents de maitrise, désabusés, ne les organisent plus.

Nous nous félicitons du choix de ces agents de maitrise de cesser cette collaboration.     

 

Le débriefing du lundi 16 janvier :

Lors de ce débriefing, plusieurs agents de maitrise, de différentes unités ont porté une même information : « Il y a eu un accident la semaine dernière, un salarié s’est écrasé un doigt dans un Cé de rivetage pneumatique, c'est le 3ème depuis le début de l'année c'est embêtant pour la direction donc il sera sanctionné pour sa négligence, et à partir de maintenant tous ceux qui se blessent seront sanctionnés ». 

Les agents de maitrise ayant dit cela se sont vu interpellés par des salariés interloqués devant l’absurdité de cette « information ». Incapables d’argumenter ou de se justifier, les agents de maitrise ont conclu cette discussion par un désormais habituel « bon écoutez  moi j’en sais rien, je dis juste ce qu’on me dit de dire ».

 

Notre demande :

Nous vous demandons monsieur le directeur, de remettre un peu d’ordre dans cette affaire et de faire cesser ces menaces absurdes ! Cessez de persécuter les salariés en pensant qu’ils vont en faire plus en les menaçant ! Est-ce cela la modernité que de maltraiter les salariés ? Vous ne comprenez pas que des salariés que l’on maltraite travaillent moins bien ?  Les salariés en ont ras le bol du manque reconnaissance dans leur travail, de la flexibilité, de la souplesse, de la compétitivité, bref de tout ce baratin que nous entendons à tout bout de champ.

NON monsieur, le salarié qui s’est écrasé un doigt ne sera pas sanctionné. C’est vous au contraire qui auriez dû être lourdement sanctionné il y a quelques années quand un salarié intérimaire s’est fait arracher un pouce entier, qu’il n’a jamais pu récupérer, sur une perceuse à colonne qui n’était pas aux normes.   

Les salariés ne viennent pas pour le plaisir, ils viennent pour gagner leur vie et essayent donc chaque jour de sortir indemnes de cet établissement que vous n’entretenez pas. Les parkings sont glissants, le matériel est obsolète, il n’y a pas de chauffage dans les vestiaires, des souris, des rats et des cafards se baladent dans les ateliers et la cantine.

Depuis des années votre principale action pour limiter les accidents est de faire disparaitre le travail en le sous-traitant. Il y a pourtant une autre voie, qui était utilisée jadis, celle de l’investissement dans les moyens de production et les salaires. Certes plus compliquée pour vous parce qu’elle oblige à s’intéresser au travail en lui-même, cette voie est pourtant celle qui a permis que vous soyez là où vous êtes aujourd’hui, celle qui a permis que vous et votre famille ayez une petite vie confortable. Alors ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes assis.    

 

Copies : inspection du travail et direction générale

Avec nos bas salaires, difficile de prendre l’air !
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La direction générale a pris l’habitude depuis quelques années de commencer les Négociations Annuelles Obligatoires en imposant ses choix de fermeture d’établissements pour les congés d’été.

 Cette année  la DG nous a sorti une nouveauté de son chapeau : l’imposition de 3 semaines en août… directement suivie  de l’imposition de « la 5ème semaine » !

 Oui mais NON !!!  3 + 1 ne font pas 5 !

En communiquant ainsi la direction générale voudrait faire croire que nos semaines de congés légaux sont numérotées… mais ça n’existe pas !

 Chaque salarié possède 25 jours de congés légaux (équivalant à 5 semaines), qui en théorie, si il n’y avait pas de fermeture d’établissement, pourraient d’ailleurs parfaitement être utilisés 1 par 1 (1 jour par semaine pendant 6 mois… pourquoi pas ?).

Cette entourloupe vise à déposséder les salariés de la possibilité de prendre des congés légaux après le 31 octobre… c’est historique !

 Nous ne sommes pas d’accord !
La CGT s’est toujours battue pour l’étalement des congés. Nous ne sommes pas des esclaves : Avoir un peu de liberté pour l’organisation de nos congés n’est pas une revendication exagérée !

 La direction générale souhaitait fermer 4 semaines l’année dernière, notre mobilisation (+pétition de plus de 2000 signatures)  l’avait fait reculer…  Et si on remettait ça ??? 

 

Pétition CGT sur tous les sites :
NON aux congés imposés !

Nous voulons la libre disposition de nos congés
Ce n’est pas utopique, la plupart des entreprises aéro le permettent déjà !

 

 

Le saviez-vous ? :
La « Période estivale » (du 1er mai au 31 octobre) :
Pour  permettre à tous les salariés de « voir le soleil » le code du travail impose aux employeurs  que  20 jours de congés légaux (équivalant à 4 semaines) soient pris en période estivale.

 

Dernière minute :
Le directeur d’Argenteuil a invité les délégués syndicaux à 14h pour leur dire Au revoir, la CGT lui ayant déjà exprimé à de multiples reprises tout ce que nous pensions de son action (désorganisation du travail et démotivation du personnel depuis 6 ans) n’ira pas à cette invitation. La CGT souhaite bon vent à Fabrice Demelier qui tel le capitaine du Costa Concordia  part se mettre au chaud à St Cloud… il est des capitaines de paquebots qui savent couler un navire de croisière en plein port !

Argenteuil, mardi 17 janvier 2017

Accord Tri Annualisation… info dernière minute : Coup de poignard de la CGC !
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Le 10 janvier la CFE-CGC a écrit à notre PDG afin de lui expliquer qu’elle était à présent disposée à signer l’accord de Tri annualisation et quelle avait d'ailleurs toujours été prête à la signer. Le coup de bluff de non signature  n’aura pas duré bien longtemps.

Pourtant, cet accord ne concerne que les spécifiques fabrications et aucunement les cadres qui ne seront pas impactés par une éventuelle signature. De plus, légalement, la CGC qui est un syndicat catégoriel de cadres, ne peut signer cet accord qui ne les concerne pas. La CGT ira en justice pour faire appliquer les droits des salariés s’il le faut !

Peu importe pour la CGC : « les non cadres n’étant qu’une minorité dans notre société », cela n’aura aucune répercussion pour leur image de marque auprès des cadres…

La CGT voudrait simplement lui rappeler que si nos avions sortent de nos usines, cela est dû à l’ensemble des salariés de toutes catégories, cadres comme non cadres.

La Direction veut profiter d'un basculement des activités du civil vers le militaire pour restructurer la  société. La "baisse de charge" n’est qu’un prétexte utilisé par  la direction générale dans tous nos établissement pour faire accepter l’inacceptable aux salariés pour créer la sinistrose et imposer ses accords compétitivités.

 De plus, les arguments avancés par la direction pour justifier cet accord ne sont pas crédibles : elle adapte en réalité ses plans de charge aux conséquences sociales  qu’elle voudrait rendre indiscutables.  Pourquoi faire partir les bâtis d’alésage voilure et de couture Rafale à Biarritz  alors que nous sommes en sous charge à Argenteuil ?    Cela n’a pas de sens !

Le cynisme n'a pas de limite pour notre Direction. Dans  ces remises en cause constantes de nos conquêtes, les organisations syndicales complices sont tout aussi dangereuses que la direction !

Aujourd’hui, la direction nous fait du chantage à l’emploi, demain ce sera un chantage sur nos congés et ensuite sur nos salaires !

La CGT invite les salariés mécontents à interpeller les élus CGC car ce n’est pas à la CGC de dire ce qui est bon ou pas pour les salariés de la production !

Argenteuil, lundi 16 janvier 2017

Compte Rendu 1ère réunion NAO 2017 du 10 Janvier 2017
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Effectifs 2016 :

La limite historique de 2000 spé-fab minimum, permettant d’assurer la fabrication de nos avions, n’existe plus pour M. Trappier !

En effet, le DRH, Yves Petit, nous confirme que le PDG « laisse filer les effectifs de spé-fab » : La décorrélation des effectifs de spé-fab avec la réalité de notre carnet de commandes s’accentue (110 RAFALE et 63 FALCON) !  Cette volonté de casse des effectifs en production de la part de notre Direction Générale est très inquiétante…

 

   Effectifs 2016

Évolution 2015-2016

Argenteuil

951

-48

Argonay

447

-18

Biarritz

926

-33

Istres

643

-19

Martignas

429

-15

Mérignac

1353

-37

Poitiers

125

-9

Seclin

271

-18

Saint-Cloud

3099

+29

Masse salariale spé-fab / non spé fab :

Contrairement à ce que laisse entendre notre Direction sur le soi-disant « coût des salariés spé-fab », ces derniers ne représentent que 15 % de la masse salariale de l’ensemble des salariés de Dassault Aviation (selon les chiffres communiqués par la Direction) ! Au final, ces mêmes salariés spé-fab ne représentent qu’environ 2 % du prix de vente total de nos avions à livrer en 2017 !        Et on nous dit qu’on « coute cher » !!!

Évolution des salaires :

La Direction nous affirme qu’en moyenne les salaires chez Dassault ont augmenté de 40 % en dix ans (de fin 2006 à fin 2016). Nous invitons chaque salarié à faire le calcul et vérifier si le compte y est !!!

Égalité femme/homme :

La CGT relève une importante disparité de traitement salarial entre les hommes et les femmes de la catégorie cadre indice >=100 : 66 806 € brut/annuel pour les femmes contre 77 090 € brut/annuel pour les hommes (avec une moyenne d’âge équivalente). Pour la Direction Générale il n’y a « aucune différence significative » entre ces deux catégories.

 CET :

À notre surprise, 11 773 jours ont été déposés au CET à partir du 1er juin 2016 par 2597 salariés. Comment est-ce possible alors même que la Direction avait interdit de poser des congés au CET ? À cette question, pas de réponse de la DG ! Elle veut interdire de nouveau la prise de CET cette année.

 Propositions Direction pour l’accord 2017-2018 sur le temps de travail :

·        10 jours de RTT collectifs : 5 Juin 2017, 30 et 31 Octobre 2017, 2 et 3 Novembre 2017, 26-27-28-29 Décembre 2017 et le 21 mai 2018.

·        4 semaines de congés payés : du 31 juillet au 28 Août

 

Les salariés seront donc obligatoirement en congés tout le mois d’Août.  C’est le mois le plus cher pour les locations estivales. Quelles solutions pour les familles recomposées, les salariés monoparentaux, les salariés dont leur conjoint(e) ne peut pas prendre le mois d’Août en congés ?

                       

La Direction Générale s’entête à prendre des décisions en désaccord avec de plus en plus de salariés de toutes les catégories confondues. De moins en moins de salariés comprennent les décisions de notre Direction Générale, qui selon nous, mettent en danger l’avenir et la cohésion de notre société.

 La CGT proposera dans les jours à venir, sur tous les sites,

une pétition concernant les congés imposés

Prochaines réunions de NAO : 2, 8 et 16 Février

Argenteuil, lundi 16 janvier 2017

Droit d'alerte des élus au CCE
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Suite aux différents CCE de l'année dernière vous êtes nombreux à vous poser des questions sur l'avenir de notre société. Vos questions sont légitimes tant les annonces de notre PDG sont alarmistes sur la capacité de notre société à passer le creux de commandes dans le civil (carnet de commandes en 2016 par rapport à 2015 : +27 Rafale et -28 Falcon).

  

Plus encore que les difficultés annoncées par notre PDG ce sont les mesures qu'il a prises et qu'il s'apprête à prendre qui nous inquiètent :

 

- transfert de « solidarités», Argenteuil --> Biarritz (couture fuselage Rafale), Poitiers-->Martignas (canard, plan horizontal, becs 5 X), Biarritz--> Martignas (élevons et gouvernail Rafale),

- chantage aux licenciements si non signature d'un accord de réorganisation du temps de travail,

- refus de rapatrier de la charge actuellement sous-traitée en interne,

- transfert de personnel vers Mérignac.

 

Face à cette pression qui est mise sur les salariés, la communication extérieure de notre PDG est tout aussi ambigüe :

Les échos 31/05/2016 : « L'aviation d'affaires est un bon baromètre de l'économie mondiale et, cette année, sera difficile... Toutefois, à moyen terme, je n'ai aucun doute sur son potentiel de développement, car, dans une économie de plus en plus globalisée, c'est le moyen de transport le plus efficace. »

Usine nouvelle 23/09/2016 : « Il y a une grosse demande de la part de l’armée indienne. Donc on se prépare aussi à un grand futur. »

 

Le doublement de la cadence sur le Rafale et les futurs contrats en cours de négociation laissent supposer que la baisse du marché civil sera largement compensée par la hausse du militaire. D'autant que le prix de vente d'un Rafale est bien plus élevé que celui d'un Falcon.

 

Quant aux chiffres de la société, ils sont très rassurants. Notre société, avec des effectifs très réduits par rapport à nos concurrents, possède la trésorerie la plus importante, le plus gros chiffre d'affaires et encore le plus gros résultat (rapportés à notre effectif) :

 

 

Société

Salariés

Trésorerie

Carnet de commandes

Chiffre d'affaires

Résultats

Dénomination

Nombre

Milliards d'€

Milliards d'€

Milliards d'€

Millions d'€

Airbus

136574

10,0

1005,90    

64,5

3900     (6 %)

General Dynamics

99900

2,7

12,4*

30,0

3980    (13%)

Bombardier

70836

6,2

56,40

17,3

528      (3%)

Dassault-Aviation

8284

2,9

9,50

4,2

482    (12%)

* Donnée uniquement pour la filiale Gulfstream

 

Toutes ces informations contradictoires entre les dires de notre PDG et les informations actuellement à notre disposition ont conduit les élus du CCE à voter unanimement un droit d'alerte.

 

Ce droit d'alerte a conduit au choix, de l’expert-comptable du CCE lors de la réunion du jeudi 5 Janvier (M. Nahon). Cet expert comptable assistera le CCE dans une enquête à laquelle notre Direction est légalement obligée de répondre. M. Nahon a déjà assisté efficacement le CCE en 1996 et 1997 lorsque notre Direction annonçait la séparation des activités civiles et militaires et lorsqu'une incorporation de Dassault-Aviation à Airbus était envisagée.

 

Vos élus CGT vous tiendront au courant de la suite de cette expertise. En attendant, prochaine réunion du CCE : le 26/01/2017, 1er réunion NAO le 10/01/2017.

 Argenteuil, lundi 9 Janvier 2017

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Projet accord tri-annualisation, 7 décembre 2016 : « La mise en place de la modulation pluriannuelle du temps de travail permet de sauvegarder les emplois des personnels concernés. A défaut, l’entreprise serait amenée à recourir à un plan social comportant plusieurs centaines de licenciements. »

Flash info société, 16 décembre 2016 : « Aujourd’hui, après 2 mois et 6 réunions consacrées à ce projet (accord de tri-annualisation), je prends acte de la difficulté de conclure un accord. En conséquence, compte tenu du plan de charges, je me vois obligé de prendre des mesures alternatives dès le début 2017. »

www.boursier.com, 3 janvier 2017: « En guise de cadeau de Noël à ses actionnaires, Dassault Aviation a annulé 9,6 % de son capital le 23 décembre 2016. Ce sont ainsi 871.753 actions qui seront rayées des registres, soit une valeur de marché de 934,6 millions d'euros. »

Vous ne rêvez pas, pendant que nos PDG menacent nos emplois, nos salaires, notre travail pour économiser quelques millions d’€ de baisse de charge (220000 h en 2017, soit 3,5 millions d’€) ils offrent 934,6 millions d’€ de notre trésorerie à notre actionnaire majoritaire Serge Dassault.

Pourquoi faire disparaitre ces 934,6 millions d’€ d’actions (en plus des quelques milliards d’€ déjà annulés il y a 2 ans) et ainsi diminuer la valeur de notre capital ? :

-                     Augmenter le pouvoir en conseil d’administration de Serge Dassault qui passe ainsi à 76,8 % des droits de vote et qui détient maintenant 62 % du capital. Il est maintenant seul maître à bord.

-                     Légalement possible lors d’une telle opération de rachat d’action, nos PDG se sont approvisionnés 40 millions d’€ d’actions à se distribuer.

-                     Augmenter les dividendes qui sont versées aux actionnaires de 23,6 % et donc augmenter artificiellement d’autant la « rentabilité » de la société pour les actionnaires si chère à nos PDG.

Pourquoi artificiellement ? Parce que les dividendes versées par action vont augmenter de 23,6 % mais en aucun cas la rentabilité de notre outil industriel ne sera amélioré et en aucun cas la pérennité de notre société est améliorée. Bien au contraire, en diminuant notre trésorerie on diminue notre capacité à améliorer nos salaires, nos conditions de travail, nos formations, la qualité de nos produits,…

Il ne faut pas perdre de vue les ordres de grandeur : 934,6 millions d’€ c’est plus de 111 000 € par salarié qui disparaissent, c’est le financement d’une augmentation de 20 % des salaires (≈ 80 millions d’€) pendant plus de 11 ans, c’est le financement d’une modernisation complète de toutes nos usines, c’est assurer notre avenir pour les dizaines d’années à venir tout en gagnant en qualité de vie.

Au lieu de réfléchir :

-                     sur le lien qui existe entre les salaires, la productivité et la qualité du travail,

-                     sur  la pérennisation de nos connaissances et savoir-faire qui nous font de plus en plus défaut,

-                     sur la modernisation de notre outil industriel,

 nos PDG dépensent des milliards pour faire plaisir à notre actionnaire et à eux-mêmes au détriment des milliers de salariés et de leurs avenirs. Ce cynisme et cette incompétence est intolérable !

 

Il faut combattre sans relâche cette idéologie de mépris des salariés. Arrêtons de croire que la société est en difficulté lors d’une baisse des commandes du civil. On a des milliards d’€ de trésorerie de côté permettant de palier n’importe qu’elle baisse de charge sur des dizaines d’années tout en valorisant les salaires et en développant de nouveaux produits.

Nous commençons une nouvelle année qui s’annonce combative pour les salariés de Dassault-Aviation. Il faudra lutter pour empêcher la signature d’accord de régression sociale (tri-annualisation), il faudra lutter pour de meilleurs salaires, de meilleures formations et il faudra lutter pour préserver les emplois de tous les salariés du groupe.

Dans cette lutte vous pourrez compter sur les syndicats CGT du groupe, mais nous ne pouvons rien faire sans vous et vous devrez vous mobiliser massivement pour vous et vos collègues.

La première réunion des NAO se tiendra mardi 10 janvier. Lors de cette réunion la Direction Générale nous remettra les documents sociaux légaux (effectifs, départs à la retraite, embauches, salaires, etc.). Nous vous en ferons un bilan au plus tôt. N’hésitez pas à venir vers nous pour que nous puissions porter vos revendications.

 

À la différence de nos PDG qui ne savent jouer que du bâton par des flashs infos d’avant les vacances pour semer l’inquiétude nous vous souhaitons une très bonne année 2017.

 

Permanence au local syndical tous les lundis de 9 H à 10 H.

                                                                           Argenteuil le 05/01/2017

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  Réunion plénière du comité d'établissement

Déclaration des élus CGT
cliquez ici :Déclaration des élus CGT


13 Décembre 2016


5ème réunion sur la tri-annualisation du temps de travail (7 décembre 2016)
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A l’issue de cette nouvelle réunion de pseudo négociation, la Direction Générale nous a remis un projet d’accord.

 Dans son préambule, la Direction rappelle que :

« Cette modulation pluriannuelle du temps de travail s’inscrit dans le cadre de l’art L 3121-41 et suivants  du code de travail qui prévoit la possibilité d’organiser la répartition de la durée du travail sur une période de 3 ans (loi travail).

L’accord national du 23 septembre 2016 relatif à l’emploi dans la branche de la métallurgie autorise cet aménagement.

La mise en place de cette modulation permet de sauvegarder les emplois des personnes concernées. A défaut, l’entreprise serait amenée à recourir à un plan social comportant des centaines de licenciements ».

 

C’est le deal ou plutôt le chantage fait à la signature par la Direction Générale aux Organisations Syndicales.

 

On se croirait être dans une entreprise en grande difficulté et au bord du dépôt de bilan… Pourtant si l’on regarde quelques chiffres, la réalité est toute autre :

 

Ø  Le carnet de commande approche les 20 milliards d’€.

Ø  Il comporte 119 RAFALE et 85 FALCON.

Cela représente 4 années de travail de production assurée.

 

·        DASSAULT fabrique en interne moins de 300 000h/mois il fait faire à l’extérieur plus de 650 000h/mois.

·        La modulation pluriannuelle permettrait de compenser pour environ 22 000h/mois (220 000h/an).

·        La sous charge de 2017. (22 000h/mois) représente environ 3.4% de la charge mensuelle externalisée.

De qui se moque-t-on ?

 La stratégie de DASSAULT AVIATION est d’externaliser à outrance pour une soi-disant réduction des coûts.

L’appétit de faire de la finance au détriment de faire de bons avions permet à notre Direction Générale de dépenser 1,8 milliards d’€ de la trésorerie afin de racheter ses propres actions pour les détruire ensuite !

Pour le profit de qui ? Pas des salariés en tous cas…

 Ces 1,8 milliards n’auraient pas été plus utiles à l’investissement, à la recherche, aux conditions de travail, à la formation, au bien-être des salariés ? Pour nos dirigeants c’est définitivement non !

 La Direction Générale poussée par des organisations syndicales parle de licenciements pour 2017 puis pour 2018 et 2019, parle  d’externalisation des charges que l’on ne pourrait plus faire.

Plus la ficelle est grosse, mieux ça marche !

 La vérité, c’est que notre  Direction Générale décomplexée ne s’en cache pas, c’est que la loi travail tant combattue par la seule CGT chez Dassault Aviation, et rejeté par 70% de la population lui permet de moduler le travail à sa guise, de rendre les salariés malléables et corvéables à merci.

 

Depuis 2 ans, nous avons eu  3 contrats RAFALE export portant sur 84 avions et quelques commandes FALCON. Si ces commandes ne sont pas à la hauteur des espérances de la Direction Générale, celle-ci en porte certainement une grande responsabilité ! L’organisation  du travail actuelle, sans queue ni tête, y est certainement pour quelque chose…

 

Faire payer les salariés sur les mauvais choix de nos dirigeants, rejeter toujours la faute sur les autres, c’est le leitmotiv de tous les patrons. Gavés de milliards par le pacte de responsabilité, le CICE, les crédits d’impôts, les patrons français oubliant leurs promesses d’emploi, se dépêchent de se les distribuer entre gros actionnaires.

 

Depuis des années, à coups de serpe dans le Code du Travail, les différents gouvernements détricotent à qui mieux mieux, le programme du conseil national de la Résistance.

C’est grâce à ces femmes et ces hommes qui ont souvent payés de leur sang leur engagement que nous devons nos lois faisant le modèle social français d’aujourd’hui tant envié par d’autres !

 

On ne nous en demande pas autant aujourd’hui, mais c’est en relevant la tête, en étant unis, en refusant le recul social que nous pouvons nous en sortir…

Sinon, quelle société allons-nous laisser à nos enfants ?

 Cet accord de pluri annualisation est une succession de remise en cause de nos conquêtes sociales.

 

Demain, quid de l’APTT, des congés, de la réduction du temps de travail, etc…

 Tous ces accords sont remis en cause dans ce projet de pluri annualisation.

 

La CGT est prête à relever le défi,

mais seule elle n’y arrivera pas…

Résignation ou engagement, à vous de choisir.

lundi 8 décembre 2016

Compte rendu CGT, réunion de négociation "triannualisation du temps de travail"
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Pour rappel ce projet d’accord  de tri-annualisation est issu de la Loi Travail, qui a été soutenue par les organisations syndicales dites « réformistes ».

 

Tous les décrets concernant le volet temps de travail de la Loi Travail imposée en août, qui acte la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, ont été promulgés samedi 19 novembre au Journal officiel, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2017.

 

Notre Direction Générale compte bien s’engouffrer dans ces nouvelles dispositions de la Loi Travail pour faire travailler les salariés 31 heures par semaine en 2017 et jusqu’à 42 heures en 2019 sans compensation. 2 150 salariés sont concernés par cet accord sur les sites d’Argenteuil, Biarritz, Martignas, Mérignac et Seclin.

 

Ce sont les Directions locales qui décideront quand vous resterez à la maison, et cela pourra se faire par atelier, par secteur, c’est-à-dire, que les salariés ne seront pas forcément tous en même temps au travail.

 

Il n’y aura aucune heure supplémentaire en 2018/2019, puisque la Direction lisse les 38 h/semaine sur 3 ans. Pas d’embauche, pas d’heure supplémentaire : des salariés corvéables et malléables, en fonction de la charge, le patronat ne pouvait rêver mieux !

 

La direction a précisé qu’elle ne compensera pas les départs en retraite des effectifs de production, et qu’elle externalisera certaines tâches pour "gagner" en "compétitivité". Actuellement les 3/4 de notre production sont déjà sous-traitées !

 

Il est important de mettre en perspective toutes ses régressions sociales, le but affiché par la Direction : économiser 220 000 heures de spécifique fabrication. Le « coût » de ces heures représente 3,5 millions d’euros, soit moins de 10 % du prix de vente d’un Falcon ou encore moins que les revenus de nos 2 PDG avec leurs stock-options.

 

Pourtant Dassault Aviation a reçu plusieurs dizaines de millions d’aide d’argent public pour créer de l’emploi au titre du Crédit Impôt Compétitivité et Emploi. Il semble que nos Directeurs aient oublié le volet EMPLOI de cet argent public. Ils ne sont pas à un mensonge près…

  

L’incohérence des décisions de nos Directeurs face à leurs salaires et aux dividendes versées aux actionnaires est affligeante :

 

-      Nos actionnaires se sont augmentés de 21 % pour un total de 110 millions d’€

 

-       Nos PDG se sont augmentés de 370 % (passant de 760 000 € pour Edelstenne à 3 600 000 € pour Trappier et Ségalen),

 

-       Les 10 plus gros salaires de la société sont passés en moyenne de 590 000 €/salarié/an à 774 000 €/salarié/an (44 fois le smic),

 

-       Nous avons enregistré 3 contrats exports pour un total de plus de 20 milliards d’€ ce qui représente 50 ans de masse salariale de l’intégralité des salariés de la société,

 

Cette incohérence est partagée par d’autres Directeurs d’entreprise et saute actuellement aux yeux dans les annonces d’Airbus Group qui s’engouffre aussi dans la Loi Travail.

 

 Propositions CGT :

Vu que la direction générale nous présente des augmentations de la charge de fabrication entre 2017 et 2019, pour la CGT il suffirait dès maintenant de lisser la charge de production sur 3 ans et récupérer de la charge de l’extérieur !

 

Nous en appelons aussi à nos Directeurs de revoir leur analyse simpliste, gagner en flexibilité lors des négociations et de diminuer le coût de leur « travail » afin de favoriser une égalité salariale et un partage de l’effort demandé.


Démenti des propos de la CGC :

La CFDT, à la fin de la réunion, pose la question d’un éventuel plan social sans signature, la Direction dément formellement et affirme que la loi travail permet déjà de répondre parfaitement à leur volonté. La CGC réinterprète alors les propos de la Direction et affirme dans leur compte rendu « qu’un plan social est envisagé par la Direction sans accord sur la modulation du temps de travail ». Cette réinterprétation, ou erreur de leur part, est grave et pourrait faire apparaitre une psychose qui couvrirait leur éventuelle signature.

Conclusion :

Il est utile de rappeler qu’il suffit qu’aucune organisation syndicale ne signe cet accord de régression sociale pour que nous conservions notre situation actuelle. N’hésitez pas à interpeller les représentants des autres organisations syndicales pour connaitre leurs positions et leurs propositions.

 

                                                                                              Argenteuil, lundi 5 décembre 2016

Quel avenir voulons-nous ?
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Les métiers de la métallurgie ont toujours été les premiers concernés par des évolutions technologiques majeures (charbon, pétrole puis électricité). Depuis plusieurs années de nombreux chantiers sont ouverts sur « l'usine du futur » qui permettra d'exploiter le numérique, l'internet, la robotique, ... et surtout l'humain (plus flexible et productif que jamais grâce aux lois passées en force par une partie des politiques et des syndicats). Ils appellent ça la "4ème révolution industrielle". Vous ne rêvez pas, sur fond d'explosion des inégalités et d'effondrement de la classe moyenne nos Dirigeants préparent la révolution, c'est le monde à l'envers.

C'est ainsi que malgré des perspectives au beau fixe (avec 4 à 5% de trafic supplémentaire par an et 35 000 à 40 000 livraisons d'avions neufs prévues sur les 20 prochaines années) tous les acteurs du secteur ont engagé des plans de restructuration associés potentiellement à des réductions d'effectif dans leurs usines historiques: Bombardier, Embraer, Gulfstream, Latécoère, Zodiac, mais aussi Boeing et Airbus.

Tout en réduisant leurs effectifs les dirigeants de ces entreprises délocalisent depuis des années (Inde, Tunisie, Maroc, Chine ou encore Europe de l'Est) et imposent des régressions sociales à l’ensemble des salariés (dumping social).

Chez Dassault Aviation, notre PDG Éric Trappier a déclaré que « 9 sites c’est un handicap » et « qu’il fallait spécialiser les sites » (tout en s'approvisionnant 40 millions d'€ de stock-options et en continuant d'augmenter les plus hauts salaires).

Pour la CGT, au contraire, 9 sites ce n’est pas un handicap, la répartition géographique actuelle de nos établissements répartis sur toute la France du Nord au Sud (de Seclin à Istres) et de l’Est à l’Ouest (d’Argonay à Mérignac), permet d’embaucher des talents de la France entière et de travailler avec les meilleurs sous-traitants de toutes les régions.

La spécialisation des sites ne fait pas tout et ne doit pas être une finalité. La polyvalence d’un site comme le nôtre (50 métiers différents !) permet d’être réactif, flexible, efficace et de se recomposer sans cesse pour s’adapter au mieux aux situations difficiles (passage d'une production civile au militaire par exemple).

La question qui doit être posée est de savoir quelle doit être la finalité de notre société : faire toujours plus de profit pour nos actionnaires ou bien de répondre aux besoins et attentes des salariés en intégrant les avancés technologiques ?

Il faut donc réfléchir à une nouvelle organisation du travail, à sa durée, au partage des richesses créées et à quelle place doit être l’humain dans nos choix d'organisation.

La CGT Dassault Argenteuil, après de multiples débats et réunions formule les propositions suivantes (très largement finançables par les 110 Millions d'€ de dividendes annuelles versées aux actionnaires) :

·     1) L’arrêt de l’externalisation et la récupération de notre charge de travail (actuellement les 3/4 de notre production sont sous-traitées)

·       2)  Un plan de formation massif  permettant que 10% de notre temps de travail soit consacré à de la formation (permettant ainsi une évolution normale de nos métiers et de nos conditions de travail)

·      3)  La réduction du temps de travail des forfaits en heures (pour aller vers les 32 h) et des forfaits en jours (pour aller vers les 195 jours)

·     4) La construction d’une nouvelle usine dans le bassin industriel parisien, moderne, une usine du 21ème siècle, avec des accès faciles, de la place, des parkings…Comme l’a fait la Sagem, Airbus et Safran cette année…

 

La Sagem, 600 salariés, filiale de Safran, était installée dans le centre-ville d’Argenteuil depuis 1930. Une nouvelle usine inaugurée à Eragny-sur-Oise en grande pompe par le président de la république cette année, a permis de garder les savoir-faire et d’améliorer les conditions de travail.

 

Oui c’est possible !!! Dassault a les moyens d’investir dans des moyens de production modernes et adaptés à notre époque, sans perdre de vue l’aspect social et en pérennisant les savoir-faire. Des zones industrielles comme celles de St Ouen l’Aumône (95), Coignières (78) ou Marne la vallée (77) sont parfaitement adaptées pour y installer une usine Dassault adaptée à notre époque.

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                                            Qu’en penses-tu ?

Je suis inquiet de la pérennité du site ?                      OUI    NON

Je crains de perdre mon emploi au sein de Dassault Aviation dans les années qui viennent                                                                        OUI    NON

Es-tu d’accord avec les propositions de la CGT ?      OUI    NON

Serais-tu prêt à te mobiliser pour :

Que les bâtis d’alésage voilure et de couture restent sur Argenteuil ?        OUI    NON

Rapatrier une partie des charges de travail qui ont été envoyées en sous-traitance, permettant de palier les baisses de charge sur les sites en sous-charge. ?     OUI    NON

Commentaire : ......................................................................................................

Argenteuil, mardi 22 novembre 2016

17 novembre 2016 : 3 comptes-rendus CGT
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Les usines tournent au ralenti... 
mais la direction générale
ne chôme pas !

 

3 négociations d'accords d'entreprise sont actuellement en cours :

L'accord GPEC : la boite à outils de la direction pour restructurer l'entreprise

L'accord tri-annualisation : la direction veut des salariés flexibles et corvéables

L'accord Habillage : Flicage du temps d'habillage en bleus

Dernière version du projet d'accord GPEC : les zones en jaune sont les dernières modifications.  :  projet d'accord GPEC 
Triannualisation du temps de travail... pour quoi ? pour qui ?
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