CGT-Dassault-Argenteuil
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Compte-rendu CGT - Comité Social et Economique Central - jeudi 15 octobre 2020
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Une réunion du Comité Social et Economique Central s’est tenue jeudi 15 octobre 2020 à St Cloud en présence de M.Segalen (PDG adjoint) et de madame Guillemet (DRH société).

Principalement consacrée aux comptes prévisionnels 2020 de l’entreprise, l’expert-comptable n’a bien évidemment pas pu cacher la situation très contrastée : la bonne situation des ventes de Rafale ne permet pas  de compenser le niveau des commandes Falcon. Le bénéfice net est en forte baisse, la participation et l’intéressement seront donc mécaniquement très fortement impactés.

 Malgré ce bilan prévisionnel en demi-teinte, la société est confiante et continue de prévoir d’importants investissements pour les programmes futurs. Le budget Recherche et Développement passe de 501 millions en 2019 à 580 millions en 2020. Le plan complet « pilotez votre avenir » comprenant la modernisation des établissements est évalué à 1 milliard d’euros.

 Les annonces du précèdent CSEC (25 septembre 2020) ont été confirmées : un seul établissement sera en sous-activité en 2021, Biarritz, pour environ 6 mois et 40 salariés spé fab + quelques contrôleurs/préparateurs concernés.

 Les retours de travaux auparavant sous-traités, qui avaient été étudiés lors de la commission économique du 27 aout, sont également tous confirmés,  en production comme en logistique. M. Segalen précise que, sur ce point, « il va falloir aller vite ».

 Point sur les effectifs du groupe Dassault aviation :

Dassault-aviation : 8866 salariés
Dassault Falcon Jet (usa) : 2283 salariés

Dassault Falcon Service : 599 salariés

TAG : 457 salariés
Execujet : 411 salariés

Sogitec : 247 salariés

Dassault Business : 51 salariés

 

 

 

 

Total : 12 914 salariés

Concernant la future usine de Cergy, les incertitudes et retards liés au Covid sont complètement levés et la direction générale nous indique qu’une nouvelle date a été définie : la livraison de ce nouvel établissement est maintenant programmée pour fin 2022. La promesse de vente est signée, le permis de construire sera délivré en fin d’année 2020.

 M. Segalen rappelle que l’ambition est de faire de l’usine de Cergy le modèle phare des établissements de production, l’équivalent niveau modernité de ce qui se fait pour le tertiaire à Mérignac.

M.Segalen a chargé Mme Guillemet de préparer une plaquette d’information a l’intention des salariés sur les conditions de mobilité d'Argenteuil vers Cergy.

 

Dassault Falcon Service (Le Bourget et Mérignac) :

La situation des « stations-service » est compliquée. Le recul de l’activité aérienne (-40%) impactera forcement le bilan annuel 2020. Un plan social avec 168 licenciements a eu lieu chez Dassault Falcon Jet (usa). Un CSE extraordinaire a eu lieu vendredi 16 octobre au Bourget pour annoncer la mise en place d’un chômage partiel longue durée à compter du 2 novembre.

 Salaires : un long moment a été consacré au sujet des NAO en cours. Ce point n’était pas à l’ordre du jour mais toutes les organisations syndicales ont souhaité revenir sur le sujet. La faiblesse, absolument injustifiée de « l’enveloppe » ne permettra pas de relancer une dynamique. Toutes les catégories de personnel sont mécontentes, mais la direction générale fait encore et toujours la sourde oreille !

 La politique salariale rétrograde de l’entreprise, cumulé aux réticences de la direction générale vis-à-vis du télétravail (pour les cadres) crée un DESEQUILBRE important entre les aspirations des salariés et la volonté du PDG…

 Pour la CGT, la disproportion entre les lourds investissements matériels et l’absence d’investissement dans l’Humain est incompréhensible.
La force d’une entreprise c’est ses salariés ! 
     Sans nous rien ne sort !!!

Argenteuil, jeudi 15 octobre 2020

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte-Rendu CGT : Gestion des emplois et des parcours professionnels 8 octobre 2020
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En préambule à cette 7ème réunion de négociation de l’accord relatif à la gestion des emplois et des parcours professionnels, les organisations syndicales ont exprimé leur regret de ne voir dans ce projet d’accord qu’un simple recueil de bonnes intentions. En effet, la direction ne s’en cache pas et l’assume, cet accord n’est qu’un cadre très large, aucunement contraignant, dans la gestion des effectifs. Il nous est alors difficile de réellement discuter les mesures contenues dans ce projet.

 

La Direction avance encore et toujours les mêmes arguments : « les marchés du Falcon et du militaire sont très incertains et ne nous permettent pas de faire des projections sur les effectifs à 3 ou 4 ans ». Néanmoins, la CGT a souligné le fait que lorsqu’il s’agit de mettre en place un plan social, la Direction est capable d’évaluer à un salarié près la sous-charge d’activité sur 3 ans (avec les détails, par site et par année).

 

Pourquoi se réunit-on afin de « négocier » un tel accord ? La réponse est simple, la direction y est contrainte par les dispositifs légaux. Après ce préambule, nous allons faire un compte-rendu de chaque partie importante de cet accord.

 

L’un des premiers développements de cet accord concerne la cartographie des familles professionnelles et des métiers. L’objectif affiché : préparer la mise en place de la future convention collective nationale de la métallurgie voulue par l’UIMM. Cette nouvelle convention, si elle est signée par les syndicats, aboutira à une politique salariale liée directement au poste de travail et non plus à la qualification (diplôme) et aux compétences (ancienneté). Exemple : le salaire sera lié au poste de travail, quels que soient le diplôme et les compétences du salarié. Gros problème, le salarié pourrait voir son salaire diminuer au cours de sa carrière.

 

La DG souhaite attirer les « meilleurs talents ». Pour cela, notre entreprise souhaite agir dès le collège et le lycée par la mise en œuvre d’enseignements conduisant vers nos métiers. La question de fond est celle du rôle des entreprises capitalistes dans l’éducation de nos enfants. Doit-on laisser les dirigeants des entreprises définir les programmes scolaires ? L’école doit-elle former des salariés ou des citoyens ? C’est un véritable enjeu de société.

 

Sur le même sujet, Dassault souhaite accueillir 80 alternants par an dans nos établissements. La CGT aurait aimé que ce nombre soit revu à la hausse. Sur le statut du tuteur qui forme l’alternant tout au long de sa formation en entreprise, nous regrettons qu’aucun temps ne lui soit formellement alloué, ni aucune reconnaissance salariale. Réponse de la DG : « chez Dassault, nous savons gérer ça de façon informelle par le gentleman agreement ».

 

Au sujet du maintien et de la transmission des compétences, difficile de commenter les dispositifs de cet accord tellement il est vide : aucun volume de formation, aucune possibilité d’accéder au catalogue de formations, aucune donnée permettant de mesurer l’ascenseur social (passage préparateur, passage ingénieur, passage cadre, expert, etc.), …

Nous sommes revenus sur la formation de nos managers. Notre Direction fait appel, depuis des années, à l’entreprise de formation spécialisée : Cardinale Sud Solutions. Un bémol de taille, le dirigeant de cette officine est un habitué de la diffamation envers la CGT, qu’il qualifie notamment d’armée rouge ou d’organisation terroriste dans la presse et dans ses livres. La DRH nous rassure ; ils connaissent bien ce dirigeant qui est en accord avec les valeurs de notre entreprise. Madame Sevault nous confirme que nos managers suivent toujours les formations de Cardinale Sud Solutions.

 

Les dispositifs légaux prévoient que chaque salarié ait réalisé trois entretiens professionnels sur les 6 dernières années, un tous les deux ans, dont le dernier doit être effectué avant la fin de cette année 2020. Ce dernier entretien doit permettre de faire avec le salarié un bilan des formations professionnelles suivies, de son évolution professionnelle et salariale. Dans le cas où ces obligations ne sont pas remplies, l’employeur sera contraint de verser 3 000 € sur le compte personnel de formation du salarié qui ne serait pas à jour. Vos élus CGT seront vigilants, dans chaque établissement, au respect de ces obligations légales.

 

La direction des ressources humaines préfère mettre l’accent sur la mobilité inter sites plutôt que sur la montée en compétence de ses salariés. Exemple : s’il y a besoin d’un préparateur à Seclin, ils préfèreront déplacer un préparateur d’un autre site plutôt que de faire évoluer un professionnel de fabrication de Seclin vers le métier de préparateur. Nous ne pouvons que demander à la Direction de changer d’état d’esprit, ce qui conduit à maintenir pendant des dizaines d’années les salariés dans leur métier parce qu’ils sont compétents. L’intelligence serait de faire progresser les salariés vers des postes avec plus de responsabilité.

 

Pour finir, la CGT propose, tout comme la CGC, que figure dans cet accord un dispositif exceptionnel de gestion de la baisse de charge : l’élargissement des conditions d’accessibilité au temps partiel abondé, travailler à 80 %, être payé à 90 %.

Exemple : dans le cas où notre carnet de commande viendrait à diminuer, la DRH, au lieu d’avoir recours au chômage partiel (financé par nos impôts), permettrait aux salariés qui le souhaitent, de passer à 80% de temps travaillé en étant payés à 90%. Cette proposition permettrait de maintenir les compétences dans l’entreprise.

 

La délégation CGT

Une réunion de CSE surréaliste !
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Mardi 29 septembre 2020 s’est tenue la réunion mensuelle du CSE d’Argenteuil. Nous sommes 646 actifs (-30 par rapport à fin janvier), 76 intérimaires (- 103 par rapport à fin janvier), 154 salariés sont en équipe, 6 en télétravail, 8 salariés sont en déplacement de longue durée, essentiellement en Inde (5 personnes).

 

Faisant suite au CSEC du 24 septembre (réunion lors de laquelle le PDG avait annoncé-entre autre- l’abandon de l’idée d’un Plan social), nous nous attendions à obtenir la déclinaison locale précise des annonces, notamment concernant les rapatriements de travaux actuellement sous-traités.

 

Oui mais voilà… c’était sans compter sur la « capacité extraordinaire »  de notre « capitaine Bouchon » qui semble n’avoir pas tout compris à la situation de l’entreprise, voir même à son fonctionnement de base !

 

Vos élus d’Argenteuil, dont 3 de la CGT et 1 de la CFDT siègent au CSEC, ont dû lui réexpliquer en détail la situation actuelle et les annonces faites par les PDG (Trappier et Segalen) !!!

 

La signature d’un contrat de Rafale à 2 Milliards d’euros avec la Grèce ne permet -décemment- plus à Dassault d’aller réclamer à l’Etat français un paiement de  chômage partiel : c’est pourtant évident, mais notre directeur ne l’a pas compris, rajoutant même qu’il prévoyait un sureffectif de 10 personnes en 2022… alors que les cadences Falcon 2021 ne sont pas encore connues !

 

Lors de cette réunion de CSE surréaliste, le directeur d’Argenteuil nous a donc expliqué à peu près tout l’inverse du PDG :

- Il n’y aurait aujourd’hui pas assez de personnel à Argenteuil pour récupérer des nouvelles activités (!)
-Former du personnel à de nouvelles activité (câblage par exemple) serait trop compliqué(!)

- Le chômage partiel est envisagé à Argenteuil (!),
- L’ascenseur social serait compliqué à faire fonctionner à cause du manque de postes disponibles (!),
- Les mutations à Argonay sont trop compliquées à mettre en œuvre, les salariés d’Argenteuil n’ont pas les compétences(!), 
- Il est trop tôt pour lancer le moindre rapatriement d’activités, pour l’instant « on attend »(!).

 

L’usine d’Argenteuil-Cergy a besoin d’un directeur capable de défendre les intérêts de son usine, tant industriellement que socialement. Il semblerait qu’aujourd’hui nous ayons à faire à un capitaine totalement perdu cherchant dans les yeux du chef du personnel des réponses qu’il n’a pas…  tel un petit enfant au costume trop grand !

 

Point d’avancement concernant l’établissement de CERGY :

Concernant la construction de l’usine de Cergy, la direction nous confirme que les études continuent à un rythme soutenu. Un nouveau planning prenant en compte les 4 mois de retards liés au Covid est en cours d’élaboration.


Reclassement des salariés UTP, planning de déménagement :

A ce jour 31 salariés sont encore à reclasser dans ce secteur, la direction nous explique avoir trouvé une solution pour 29 d’entre eux (logistique, ajustage, peinture, indus, management). 2 cas serait encore à traiter. A la question est-ce un reclassement voulu par les deux parties et travaillé avec le salarié ? La direction est restée bien silencieuse…

Le planning de déménagement de l’UTP vers Seclin va s’échelonner entre mi-octobre et fin mai 2021.

 

SAP :

Une information succincte nous a été faite au sujet du nouveau système informatique de l’établissement (SAP) : Attention au pointage du midi, qui ne devra pas être inférieur à 30 minutes sinon le système décomptera automatiquement 2h30 de temps de repas ! Chaque salarié devrait avoir une information sur ce sujet.

 

Nombre de places de parking intérieur disponible :

En raison de l’importante baisse de l’effectif (-350 salariés Dassault en 5 ans), entre 60 et 80 places de parking sont disponibles dans l’établissement. La direction a donc assoupli les conditions d’attribution, permettant d’avoir désormais une place à partir de 42 ans.

 

La deuxième partie de la réunion a été accaparée par les questions posées par la CFDT…toutes réservées à des cas particuliers d’élus CFDT (le télétravail de Mme x, le remboursement d’un week-end ski de Mme. x, la fiche de paie de M. x,…)… un syndicalisme bien loin de l’intérêt général que défendent vos élus CGT.

 

Argenteuil, mardi 6 octobre 2020

 

Démocratie sociale

 

Le 15ème congrès du syndicat CGT Dassault Argenteuil s’est déroulé la semaine dernière. Les 16 membres du Bureau Exécutif (organe dirigeant du syndicat) ont été renouvelés à 40%. Les nouveaux statuts du syndicat et la nouvelle liste de dirigeants seront déposés officiellement à la mairie d’Argenteuil dans les jours qui viennent.

 

Cette nouvelle équipe, rajeunie et motivée, aura la responsabilité de diriger le syndicat d’Argenteuil pour les prochaines années, au moins jusqu’à Cergy.

 

Ils auront notamment à mettre en musique les grandes orientations de la CGT d’Argenteuil à savoir : La diversification des activités industrielles, la réduction du temps de travail, la syndicalisation-féminisation, le respect des droits, les salaires, l’usine neuve de Cergy…

 

Le secrétaire général sortant (Antony Decastro parti pour de nouvelles aventures, en année sabbatique) a été remplacé par Emmanuel DUMOULIN, élu à l’unanimité.

 

BRAVO A LUI, Manu est le premier secrétaire cadre de la longue histoire de l’usine d’Argenteuil (syndicat crée ici en 1937 à la Société Nationale de Construction de Moteurs, devenu Gnome-Rhône, SNECMA, puis Dassault).

 

N’oublions pas que ce renouvellement permanent, depuis plus de 80 ans, ne serait pas possible sans une syndicalisation CGT dynamique : Si vous souhaitez que perdure encore longtemps la libre parole et les positions offensives de la CGT,
                                      rejoignez-nous, syndiquez-vous !!!

Compte-rendu CGT - Comité Social et Economique Central jeudi 24 septembre 2020
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 Jeudi 24 septembre s’est tenue à St Cloud une réunion extraordinaire du CSEC. L’ordre du jour « point sur la situation », loin d’être clair, pouvait laisser planer toutes les hypothèses.

M. Trappier a immédiatement mis les choses au clair en expliquant que la situation s’est améliorée.

La commande par la Grèce de 18 Rafale été détaillée : 6 avions neufs à fabriquer + 12 avions d’occasion de l’armée française. Le PDG a aujourd’hui précisé que les 12 Rafale de l’armée devraient être remplacés par 12 Rafale neufs à livrer pour 2025.    Soit un total de 18 Rafale à produire, dès maintenant. 

Cette précision importante, négociée la semaine dernière avec l’État français, permet au PDG d’annoncer l’abandon total de son idée de PSE. Les discussions sur le chômage partiel continuent mais selon la direction générale il pourrait se limiter à l’établissement de Biarritz et uniquement pour le 1er trimestre 2021. La confirmation dépendra des plans de charge détaillés dans les établissements.

 

Pas d’autre nouveauté lors de cette réunion mais la direction a rappelé que :

-         - Les commandes Falcon n’ont pas repris. Le carnet de commande est faible.

-      Des postes sont disponibles à Seclin et Argonay, ceux qui sont intéressés peuvent postuler. En cas de manque de candidats, ces établissements embaucheront.

-        - Des embauches pourront reprendre, au coup par coup, suivant les besoins.

-        -  Le travail sur l’usine de Cergy continue comme prévu, elle ouvrira en 2022.

-         - Le rapatriement de travaux auparavant confiées à des sous-traitants « sur place » ou « à l’extérieur » va s’accélérer.

 

Vos élus CGT ont profité de cette réunion pour interpeller la direction générale au sujet du double discours permanent concernant « l’ascenseur social » et la « formation professionnelle » : En effet, si lors des réunions à St Cloud la direction ne cesse de vanter les possibilités d’évolution professionnelles offertes et le « haut niveau » des budgets formation, dans la réalité des établissements cela n’existe pas !  Certaines directions locales nous précisant même « qu’il faut cesser d’être naïf » quand vos élus réclament des explications !

 

 Argenteuil, jeudi 24 septembre 2020

 Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte rendu CGT - 4ème réunion "mesures sociales" - mardi 15 septembre 2020
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La 4ème réunion de la négociation s’est tenue à St Cloud mardi 15 septembre.
Pour rappel, ces réunions se déroulent tous les mardis et jeudis du mois de septembre et sont censées « adapter l’entreprise à la crise économique ».

Les comptes rendus des réunions précédentes sont disponibles sur www.cgt-dassault-argenteuil.com

En début de cette réunion, vos élus CGT sont fortement intervenus pour dénoncer les conditions de cette négociation : les éléments fournis par la direction sont très insuffisants pour connaitre la situation exacte de l’entreprise. Le nombre d’avions vendus (carnet de commande) est une donnée essentielle… mais il nous est communiqué seulement 2 fois par an (chaque semestre). Nous demandons que ce chiffre, pour la durée de la crise, nous soit communiqué chaque mois.

La réunion du jour était centrée sur les modalités du chômage partiel qui sera imposé prochainement sur la plupart des sites. Pour Argenteuil, toutes les activités de production seront concernées à compter du 1er janvier 2021, sauf pour le T12 F6x, où le chômage partiel débutera le 1er septembre 2021. Le pourcentage de réduction d’horaire pourra être différent selon les activités/unités concernées

La durée de chômage par semaine et ses modalités ne sont pas encore connues précisément. L’Etat ayant allongé les délais pour son financement, la direction prend son temps, et a annoncé que d’autres dates de réunions de négociation seront programmées fin septembre et début octobre.

La direction générale annonce tout de même qu’elle souhaite privilégier les « journées courtes » plutôt que les jours complets de chômage.

 La CGT met en garde la direction générale : si les salariés qui sont venus pendant le confinement étaient globalement satisfaits de ces horaires, il ne faut pas oublier qu’ils étaient tous des salariés volontaires.

Les nombreux salariés d’Argenteuil qui  effectuent 80 ou 120 kilomètres par jour pour venir travailler n’ont certainement pas la même appréciation de la chose…
Le sujet va très certainement poser problème.

Nous sommes ensuite fortement revenus sur les propositions portées par la CGT : La réduction du temps de travail (32heures), les départs anticipés et la diversification de nos activités sont des alternatives crédibles que la direction doit entendre et étudier sérieusement !

La direction générale semblant hypnotisée par « l’argent facile » proposé par l’Etat, nos propositions ne reçoivent pour l’instant aucun écho… mais, comme pour d’autres sujets, vous pouvez compter sur vos élus CGT pour ne rien lâcher.

 
La Direction Générale a également profité de cette réunion pour aborder un nouveau sujet : « l’accord de méthode » C’est, en résumé, la première marche d’un PSE (plan social). Ces discussions sont toutefois à écouter avec un peu de recul : comme l’a déjà dit M.Segalen « D’abord on fait peur, après on négocie… »  Une stratégie simpliste par laquelle les autres organisations syndicales aiment malheureusement se laisser convaincre…

 

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Prochaine réunion jeudi 17 septembre

Argenteuil, mercredi 16 septembre 2020

Manifestation nationale jeudi 17 septembre 2020

Journée de mobilisation contre les mesures régressives du gouvernement

En dépit de l'urgence sociale et climatique, le gouvernement s'obstine dans l'impasse des politiques libérales. C'est pourquoi la CGT appelle, aux côtés des organisations syndicales (FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef et UNL), à une grande journée de mobilisation à Paris. Départ à 14h de la Place de la République à jusqu’à la Place de la Nation.

Arrêt de travail à  12 h 30
Départ collectif en car, rdv aux 4 colonnes à 12h30

Equipiers 3h30 de grève en fin de poste

(Grève nationale : journée entière de grève possible pour les salariés qui le souhaitent)

Compte rendu CGT - troisième réunion « mesures sociales » - mardi 8 septembre 2020
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Mardi 8 septembre 2020 s’est tenue la troisième réunion de « mesures sociales ».

Une fois de plus, la Direction générale ne nous a pas envoyé préalablement le projet d’accord soi-disant par manque de temps et nous l’a  donc remis le jour de la réunion.

 

La CGT dénonce cette attitude déloyale qui empêche les débats lors de la réunion puisque  l’analyse approfondie de ce projet d’accord ne peut être faite préalablement.

 

Descriptif du projet d’accord ARME (Activité Réduite pour le Maintien en Emploi) :

Le préambule :

La Direction Générale reprend une fois de plus ses hypothèses floues de charge de travail déjà exposées lors des réunions précédentes : « avec ou sans avancée Rafale » et « avec ou sans rapatriement de charge ».

 

La CGT est revenue sur le fait que si la DG mettait un peu d’argent pour inciter les départs volontaires en retraite cela permettrait de ne pas recourir au chômage partiel

(Depuis les lois Macron, soutenues par la CFDT, les salariés peuvent rester jusqu’à 70 ans s’ils le souhaitent !). La réponse de Madame Guillemet est sans équivoque « nous ne mettrons pas un centime dans un plan de départ à la retraite, anticipé ou pas ! »

 

Le champ d’application :

Les établissements concernés seront détaillés lors de la prochaine réunion (15 septembre).

 

Les activités et emplois concernés :

Les non-cadres et cadres sont concernés sauf le « personnel hors statut », les pilotes et les expatriés.

 

Réduction de l’horaire :

La moyenne maximum d’activité partielle est limitée à 40% sauf si la situation de l’entreprise exigerait de l’augmenter, sans toutefois pouvoir dépasser 50%.

 

La DG propose 2 solutions :

·        soit par ½ journée ou journée entière chômée en gardant l’APTT.

·        et/ou par réduction du temps de travail quotidien (horaire fixe + suppression de l’APTT) associée à un ou plusieurs jours chômés.

 

La DG exige que ce soit les directeurs d’établissements qui prennent la décision du choix à prendre en informant les élus au CSE.

La CGT souhaite que l’APTT ainsi que la plage variable soient conservés pour l’ensemble du personnel.

La CGT a réclamé que les Organisations syndicales soient véritablement associées à la prise de décision en privilégiant le choix des jours chômés.

 

Positionnement des salariés en activité réduite :

La DG veut que les salariés soient placés en activité réduite en fonction de la charge de travail dans les différents secteurs d’activité, les agents de maitrise s’assureront de répartir de manière équilibrée la réduction d’activité entre les salariés du secteur concerné.

 

La CGT demande que les Directeurs d’établissement équilibrent au mieux la charge entre les différents secteurs pour limiter au maximum le recours au chômage partiel en basculant un salarié en sous activité dans un secteur en sur activité afin de limiter au strict minimum les heures supplémentaires et le travail du samedi pour respecter une certaine forme d’équité entre salariés.

 

La DG souhaite que les salariés soient informés 7 jours avant leur placement en activité réduite. En cas d’aléas de production la hiérarchie aurait la possibilité de prévenir le salarié la veille pour le lendemain pour annuler ou ajouter une journée non travaillée ou pour modifier l’horaire de travail.

 

La CGT rappelle que les salariés ont aussi une vie de famille ! Un jour de délai de prévenance n’est pas compatible avec les contraintes familiales.

 

Engagements pris en matière de maintien dans l’emploi :

Aucun !  La DG souhaite inclure dans cet accord une sortie de la période de chômage partiel  par la mise en place d’un PSE en cas de difficultés de l’entreprise.

 

La CGT réclame à la DG qu’elle nous dévoile ses « curseurs » en termes de commandes civiles et/ou militaires minimum qui caractériseraient une situation dramatique « nécessitant » un PSE. La Direction ne veut pas répondre !

 

Commentaire CGT :

 

Réduction générale du temps de travail, Diversification de nos activités, Départs en retraite anticipés… la CGT a fait des propositions rapides à mettre en place qui à elles seules limiteraient fortement le recours au chômage partiel.

 

Au lieu de cela, comme souvent, la Direction souhaite faire « au plus simple », en bénéficiant au maximum des dispositifs financés par l’Etat…   

 

 

 

Argenteuil, jeudi 10 septembre 2020

 

 

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte rendu CGT - deuxième réunion "mesures sociales" - jeudi 3 septembre 2020
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Jeudi 3 septembre 2020 s’est tenue la deuxième réunion dite « mesures sociales ».
Pour rappel, la première réunion a été consacrée à la présentation par la direction de la situation de l’entreprise. Les réunions ont lieu tous les mardis et jeudis du mois de septembre.

La CGT a parfaitement saisi l’ampleur de la crise mais ne tombera pas dans le panneau de l’exagération de la Direction générale.

Il a certainement un sureffectif probable de 169 salariés en 2021, répartis sur 4 établissements (Biarritz, Mérignac, Argenteuil, Martignas).

Pour la CGT, ce n’est pas insurmontable et quelques mesures de bon sens comme de la formation (une demie journée par semaine par salarié) ou d’incitation au temps partiel (80% payé à 90%, au volontariat) ou de départ en retraite anticipé, ou même pourquoi pas de chômage partiel, permettraient de régler le problème immédiatement.

Sur du plus long terme, pour les années à venir, oui il y a un problème : les Falcon se vendent mal.

Si les concurrents les plus gros (Bombardier, Gulfstream) peuvent aujourd’hui se permettre de réduire leurs cadences de fabrication, Dassault est aujourd’hui trop petit pour le faire.

« Quand les gros maigrissent, les maigres meurent »

Pour autant, pour la CGT, ce constat n’est absolument pas un « clap de fin ».

Notre entreprise possède des compétences énormes, des usines prêtes à tous les défis et surtout une trésorerie énorme de 4.2 milliards.

Avec 4.2 milliards tout est possible

Comme dans toutes les entreprises du monde, quand  un marché s’effondre il faut en changer ! 

Nous l’écrivions dès 2017, la société ne pourra pas éternellement se reposer sur seulement 2 produits, le Falcon et le Rafale. Nous sommes vraisemblablement aujourd’hui à la croisée des chemins.

L’histoire nous montre la voie, les exemples de sociétés ayant réussi leur diversification au cours du siècle sont innombrables : Hispano Suiza, SAAB, Messier-Bugatti, Yamaha, Lamborghini, etc…

Les milliards d’euros versés par l’Etat depuis des décennies engagent la Direction à assumer une responsabilité sociale. C’est sa responsabilité de faire en sorte de fournir du travail aux usines Dassault.

 

La direction générale n’est pas seule, plus de 2000 ingénieurs sont à l’effectif ! Faisons-les réfléchir et creuser toutes les pistes : c’est ce que les salariés mais aussi certainement les actionnaires attendent !

L’outil industriel, les compétences des salariés, la trésorerie et l’excellente image de marque de notre entreprise sont des atouts énormes, uniques. Il ne manque qu’un top départ du PDG pour lancer dès maintenant l’ambitieux plan de diversification que la CGT appelle.

Fabrication et assemblage de robots type KUKA, d’exosquelettes médicaux, d’hydroliennes, … tout est possible.

Elon Musk (Tesla) l’a montré mieux que quiconque : là où il y a une volonté, il y a un chemin. Si le PDG est frileux, la CGT ne l’est pas et sera toujours là, avec les salariés, pour tracer le chemin de l’avenir.

 

Quelques détails sur les mesures discutées aujourd’hui :

> Le chômage partiel est évoqué. Il commencerait à différentes dates suivant les établissements et les services (démarrage à Biarritz dès octobre 2020).

Le paiement du chômage serait à peu près identique à celui ayant eu lieu pendant le confinement.

>  Maximum 2 jours de chômage partiel par semaine

> La participation, l’intéressement et les jours de congés ne seraient pas impactés par le chômage partiel mais le seraient certainement par d’autres dispositions qui seront discutées lors des prochaines réunions.

 

 

 

Argenteuil, jeudi 3 septembre 2020

Une rentrée décisive !
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 Avec ce premier tract distribué « physiquement », vos élus CGT reprennent aujourd’hui les habitudes bouleversées depuis des mois par la crise du Covid.

Depuis 5 mois rien n’a été facile, pour personne. Les « failles » du système économique et de l’économie mondialisée sont apparues au grand jour !

Un virus minuscule est donc capable de mettre à genoux les pays les plus puissants du monde !

La crise sanitaire que nous avons traversée fut un révélateur des forces et faiblesses de nos sociétés, personne ne peut le nier. Étonnamment, notre ministre de l’économie a rapidement pointé un responsable à cette crise : le capitalisme, « Il faut un nouveau capitalisme, qui soit plus respectueux des personnes, plus soucieux de lutter contre les inégalités et plus respectueux de l'environnement ».

  Derrière ces discours de façade, qui en réalité ne visent qu’à détourner l’attention de leurs propres échecs, les hommes du gouvernement ont bien vite repris leurs habitudes… Main dans la main avec l’Union Européenne, ils continuent de  diminuer le rôle des États, la protection sociale, privatiser et mondialiser nos économies (fabrication des médicaments en Inde et en Chine…), mettre en concurrence tous contre tous, etc.

Tout ça ne marche pas !
 La CGT l’affirme avec force : ce système est à revoir !
L’économie mondialisée sans frontière est une impasse !

La crise économique qui se cumule maintenant à la crise sanitaire doit être analysée avec précaution. Certains secteurs souffrent réellement mais beaucoup d’autres exagèrent les difficultés pour obtenir des aides de l’Etat et pour écraser les droits des salariés.

 Dans l’aéronautique, d’une entreprise à l’autre, la situation est très différente.

Airbus par exemple a obtenu plusieurs milliards de l’Etat après une manifestation de 1h30 le 6 juillet organisée par la direction (main dans la main avec FO, syndicat majoritaire chez Airbus) rassemblant 7000 salariés (panier repas offert à l’arrivée…). Plusieurs milliards offerts par l’Etat alors que leur carnet de commande est pourtant encore rempli pour les 8 années à venir (7584 avions) !!!

Chez Derichebourg, sous-traitant aéro, la situation de la charge de travail est certes plus difficile mais la direction entend profiter pleinement de l’occasion : 20% de baisse de salaire pour tous... et les salariés qui refusent sont licenciés (la « loi Travail » de 2016, soutenue par la CFDT, l’autorise !). 

Et chez Dassault ? La situation n’est ni noire ni rose, mais il faudrait plusieurs pages ici pour l’expliquer finement.

Les éléments rassurants :

- notre trésorerie, 4 milliards d’euros (ce qu’affirme par ailleurs notre PDG : « il n’y a pas de problème d’argent »),

- malgré le confinement, notre société dégage toujours des bénéfices (55 millions d’€ au premier semestre),

- l’arrivée de notre nouvel avion, le 6X qui devrait faire remonter nos ventes Falcon

 

Ces données rassurantes sont partagées par la direction qui ne voit qu’un seul élément « négatif » : la sous-charge évaluée à environ 10-20 % des salariés de fabrication (les bureaux d’étude étant occupés par les nouveaux avions à venir).

 

Ce qui veut dire qu’en prévisionnel les salariés de Fabrication travailleraient 4,5 jours par semaine au lieu de 5. Que faire de cette demi-journée de « sous-charge » ?

 

Compte tenu de la trésorerie, tout est envisageable pour la CGT : Organiser  de manière différente notre temps de travail : travail à 80% payé 90% (au volontariat), formation longue, départs en retraite anticipées …

Ou apporter de nouvelles activités en diversifiant nos productions : au fil de sa longue histoire industrielle notre usine a su fabriquer des automobiles, des moteurs d’avions, des structures d’avions civils et militaire, de la pyro pour Ariane… et même des tracteurs en 1950 ! Il est temps d’ouvrir les perspectives !

 

La direction générale ouvre la semaine prochaine une   négociation  intitulée « mesures sociales » pour résoudre le « problème » de charge de travail. Nous ne savons pas encore ce que la direction nous prépare mais elle souhaite aller vite. 8 dates sont programmées en septembre (réunions tous les mardis et jeudis).

Comme nous avons su le faire en mars en débrayant spontanément pour faire respecter le confinement, il faudra nous faire entendre si les « mesures sociales » envisagées ne nous conviennent pas !

L’implication des salariés sera déterminante !
 Sans mobilisation des salariés nous savons que
certains syndicats sont prêts à signer à peu près n’importe quoi !

 

Argenteuil, mardi 25 aout 2020

Après des vacances bien méritées... une rentrée sous tension ?
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Jeudi 23 juillet 2020, la Direction Générale a convoqué les Organisations Syndicales pour prolonger l’accord du 14 avril 2020 « Activité partielle » jusqu’au 30 septembre 2020.

La CGT, CGC et CFDT ont demandé de prolonger cet accord jusqu’au 22 décembre afin de nous laisser le temps de négocier, sans chantage à une date butoir, un nouvel accord via le nouveau dispositif « Activité Partielle Longue Durée » dont le décret devrait prochainement être publié. La DG a refusé.

A ce jour, 92 salariés dont 58 en « certificat d’isolement », sont encore concernés par ce dispositif avec une grosse majorité sur 2 sites (Mérignac et Biarritz).

 La CGT a réitéré ses demandes pour résoudre cette situation, vu le peu de salariés concernés:

- transfert de charge entre usine,

- changement d’activité momentané ou non,

- prise en charge à 100% des personnes en certificat d’isolement pour les 58 salariés,

- mobilité intersites (en déplacement, au volontariat).

Tout cela n’a eu aucun écho auprès de la Direction !

Pour ces raisons la CGT ne signera la prorogation de l’accord.

 

La Direction Générale a souhaité ensuite aborder l’agenda social du second semestre :  

 

Dès le début septembre s’ouvrira un cycle de 6 réunions de négociations (« mesures sociales ») qui doivent aboutir à la signature d’un accord fin septembre.

Cet accord est soit disant destiné à répondre à la crise actuelle, il concernera les thèmes suivants :

- participation et intéressement,

- NAO salaire

- Mobilité interne et externe,

- Formation,

- APLD,

- Mesure d’aide aux départs volontaires.

 

L’ensemble viserait, d’après la DG, à compenser la baisse d’activité prévisionnelle 2021-2023, pour sauvegarder l’emploi.

 

 Commentaire CGT :

Un Accord comprenant les mêmes thèmes a été signé  le 8 juillet chez SAFRAN. Une négociation semblable débutera lundi 26 aout chez Aéroport De Paris.

La conjoncture compliquée actuelle de l’aéro est une « occasion en or » pour les dirigeants des grandes entreprises pour tenter d’écraser nos conquêtes sociales !

Une offensive globale du patronat de l’aéronautique est en cours.

La CGT appelle tous les salariés à ne pas tomber dans le piège du défaitisme, PERSONNE ne sait quelle sera la situation de l’aéronautique dans 6 mois. Les signaux mondiaux sont plutôt bons (trafic aérien en forte hausse aux USA), et, surtout, notre entreprise possède des compétences énormes.

Même si le « marché » du Falcon continuait de diminuer, notre trésorerie (5 milliards) nous permettrait de rebondir en diversifiant nos activités.

 Situation de l’aéro compliquée ou non, les solutions sont nombreuses !

 

Soyons tenaces et déterminés : la rentrée sera décisive
L’implication des salariés sera plus que jamais nécessaire.

A Argenteuil, le 23 juillet 2020

CSEC du 16 juillet : Prolongation du chomage partiel pour Biarritz et Mérignac
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Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte-rendu de la réunion : ICI

Réunion du Comité Social et économique Central - mardi 7 juillet 2020
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Mardi 7 juillet s’est tenue la très attendue réunion du CSEC dont le thème était « les mesures sociales et industrielles » entrainées par la crise économique Covid19. La CGT était représentée par Jean-Michel Harosteguy (Biarritz), Yannick Duigou, Romain Clerc et Damien Jouanne (Argenteuil).

Comme lors du précédent CSEC, le PDG (Eric Trappier) et le PDG adjoint (Loïk Segalen) expliquent qu’un problème de charge de travail insuffisante se pose dès aujourd’hui, pour au moins 3 ans.

Les salariés « Etudes » sont un peu moins impactés puisque tous les travaux d’études concernant les programmes futurs sont maintenus.

Les premières annonces de fin du travail en équipe, de réduction de la sous-traitance sur place et la disparition totale de l’intérim (annoncées lors du dernier CSEC) sont déjà en cours d’application sur tous les sites.

Annonçons-le d’emblée, les rumeurs propagées ces dernières semaines ont été rapidement évacuées aujourd’hui  : il n’y aura pas de plan de départ en retraite anticipée, pas de plan de départs volontaires et un plan de chômage partiel de longue durée n’est pas envisagé dans l’immédiat.

Les 2 établissements ayant actuellement le plus gros « sureffectif » seraient Mérignac et Biarritz. Pour ces 2 seuls établissements, le chômage partiel continuera après le 24 juillet (une négociation sur le sujet débutera le 16 juillet).

L’insuffisance de commandes de Falcon et la date de lancement trop éloignée des prochains Rafale France amènent la direction générale à nous présenter aujourd’hui 2 hypothèses :

1)    1 - Hypothèse haute

2)    2 - Hypothèse basse

Le premier scénario, dit « hypothèse haute », est construit en imaginant que l’Etat français avance la commande de Rafale France « tranche 5 » de quelques années pour boucher le « trou » de charge.

Dans ce cas, les conséquences sociales resteraient limitées : gel des embauches, mutations inter-sites au volontariat, rapatriement de charges de travail sous-traitées.

Le deuxième scénario, dit « hypothèse basse »,  est la version « noire » : Si l’Etat français n’avance pas la commande « tranche 5 », le PDG estime qu’il y aura un sureffectif de 795 salariés. Dans cette hypothèse, la Direction Générale annonce qu’elle engagera un PSE si l’Etat français ne répond pas positivement à sa demande d’avance de Rafale à fin 2020.

 

Usine de Cergy : Contrairement à ce que certains aiment laisser entendre, la future usine de Cergy n’est pas un sujet de discussion ou une variable d’ajustement. Le problème de charge de travail est global pour l’entreprise, et même plus largement pour tout le secteur aéronautique.

 

Commentaire CGT :

Une réflexion anodine de la Direction Générale en fin de réunion éclaire d’une lumière différente ce compte-rendu pessimiste. En parlant d’une négociation entre Dassault et l’un de ces sous-traitants, celle-ci nous explique : « Il faut savoir jouer au Poker-menteur quand vous négociez. D’abord vous leur faites peur, après vous négociez »…

Les 6 mois qui arrivent sont pleins d’incertitudes. Personne, pas même la Direction Générale, ne peut prédire le  futur niveau des ventes. Tout est aujourd’hui possible pour les mois et années qui viennent, mais les compétences des salariés, la trésorerie disponibles et les programmes d’avions en cours de développement nous permettent de rester confiants.

 

St Cloud, mardi 7 juillet 2020

Déclaration préalable des élus CGT : ICI
Réunion extraordinaire du Comité Social et économique Central - jeudi 25 juin 2020
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Cette réunion très attendue s’est tenue ce matin à St Cloud. Contrairement à ce qui avait été annoncé par le PDG à plusieurs reprises ces derniers mois, l’ordre du jour ne traitait pas de la crise, ses conséquences et les éventuelles mesures.

L’ordre du jour a été consacré à la crise et ses conséquences sur nos productions. Les mesures que la société prendra seront annoncées au prochain CSEC  début juillet, probablement jeudi 9 juillet. Cette réunion présidée par M. Segalen visait donc à préparer les esprits pour la suite.

Les chiffres prévisionnels de production, liés aux commandes réalisées ou prévues, nous ont été détaillés pour tous les sites et pour les 3 années à venir. Ce ne sont donc bien évidemment que des prévisions, mais, ne nous cachons pas, elles ne sont pas bonnes. 

En plus des mauvais chiffres de vente Falcon, M. Segalen a fortement insisté sur le problème de charge de la chaine Rafale. L’absence de nouveau contrat export va rapidement créer une rupture de chaine. L’urgence selon M. Segalen serait que l’Etat français avance la commande de 3 ans (Rafale France tranche 5), dès maintenant, pour pouvoir maintenir en place toutes les compétences.

Hypothèses de charge de travail « études » (bureaux d’études,…) : 

 De ce côté-là, la situation est moins critiques, la charge semble être à peu près assurée pour tous les secteurs de recherche.  La société décide de maintenir le développement de l’ensemble des appareils en cours pour préparer l’avenir (6x, fnx, scaf, male,…). La CGT soutient ce choix et appelle même à l’intensifier en lançant des études pour diversifier nos activités (voir déclaration).

Hypothèses de charge de travail « fabrication » :

Les ventes ne sont pas au rendez-vous, les prévisions de 40 Falcon pour 2020 sont suspendues. Suite à de nombreux « signaux négatifs » la direction a immédiatement décidé une baisse de cadences sur tous les Falcon, sauf le 6x.   L’accent est clairement mis sur le 6x, la direction est confiante dans son succès  et prévoit des commandes.

Cet optimisme pour le 6x ne doit pas cacher l’ensemble de la situation : la baisse globale de commandes, ainsi que le « trou » de charge Rafale (si la France n’avance pas sa commande) vont poser problème.

M. Segalen nous a donc présenté une projection de ce que pourraient être les effectifs si la situation n’évolue pas. 

Une première mesure, déjà effective,  a été la suppression de l’intérim sur tous les sites à fin 2020. La seconde phase sera de limiter la sous-traitance « sur place » aux activités incompressibles (activités pour lesquelles Dassault n’a pas les compétences).

 

Concernant les salariés Dassault :

La direction générale nous annonce un sureffectif compris entre 187 et 795 personnes. La fourchette est large car elle dépend des hypothèses prises en exemple : avec ou sans mobilité inter-sites, avec ou sans avance de Rafale France, avec ou sans départ à la retraite,…).

Tous les sites sont concernés sauf Argonay et Seclin, pour lesquels la charge est assurée.

M. Segalen annonce qu’il « fera tout pour qu’il n’y ait pas de licenciements secs » et que « toutes les mesures sont possibles, la boite à outil est ouverte ».

Les mesures envisagées nous seront présentées par le PDG au prochain CSEC (probablement jeudi 9 juillet 2020).

Commentaire CGT :

Les planches présentées aujourd’hui donnent raison aux déclarations et aux revendications CGT que nous avons portées dès le début de la crise. Il est temps pour notre entreprise de se réinventer, de se moderniser.

Le « trou » qui  se profile est l’occasion de lancer un plan de diversification de nos activités, vers plus d’écologie et vers la transition énergétique. Tout est possible aujourd’hui chez Dassault. Les compétences du personnel, l’outil industriel et la trésorerie disponible permettent d’élargir les perspectives plus que n’importe où ailleurs.

Concernant le sureffectif annoncé par la direction, la CGT, syndicat pragmatique,  ne versera  ni dans l’alarmisme  ni dans l’euphorie : une mesure simple existe, la réduction du temps de travail. Plusieurs centaines d’emploi seraient préservés en passant  simplement de 35h à 32h.

Temps de travail
Diversification
Formation
Investissements industriels

Les bonnes recettes sont là,
imposons-les, tous ensemble !!!

 

Argenteuil, jeudi 25 juin 2020

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Mardi 23 juin : Le tract du jour
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Quelles sont les relations entre la direction de Dassault aviation et les syndicats représentant les salariés ?

Une longue histoire qui vous est racontée : ICI

Petites magouilles entre amis... suite et fin !
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 Comité Santé Sécurité et Conditions de Travail

Vous le savez peut-être, la « Loi Travail » impulsée par Macron, et imposée au 49.3, a supprimé les CHSCT en 2017 pour soit disant « améliorer le dialogue social ». Cette instance experte,  chargé de veiller aux obligations de l’employeur au sujet de la sécurité des salariés, était dotée de pouvoirs relativement étendus, qui lui permettait notamment d’arrêter immédiatement un travail dangereux.

Le CHSCT était également un interlocuteur direct de l’Inspection du travail. Grâce aux inspections des ateliers et bureaux effectuées de manières autonomes et  aux réunions trimestrielles obligatoires, de nombreux accidents ont pu être évités pendant plusieurs dizaines d’années.

Le travail de prévention était également important : en s’opposant quasi quotidiennement à l’employeur nous avons pu largement influer sur les conditions de travail, pour le rendre moins pénible.

Oui mais ça s’était avant !         Et maintenant ?

A Argenteuil, le CHSCT a officiellement disparu le 28 mai 2019. A cette date, les dispositions légales prévoyaient la mise en  place d’une nouvelle instance, la CSSCT. La direction vous dira « c’est la même chose » … mais nous savons tous que le diable se trouve dans les détails et qu’en réalité cette instance a perdu toute autonomie et l’essentiel de ses moyens de fonctionnement. Le nombre de membres a été divisé par deux, et le nombre d’heures de fonctionnement par 3.

En plus de cela, la direction locale d’Argenteuil a cru utile de tenter un coup de force en juin 2019 lors de la mise en place des nouveaux élus : M.Vivot a renié le voté majoritaire en supprimant un membre CGT pour offrir le poste à la CFDT ! Et oui, certains syndicats arrangent plus la direction que d’autres … Nous aborderons ce sujet dans un prochain tract sur les postures syndicales.

Ce coup de force de la Direction avec la complicité passive de la CFDT bloquait véritablement le bon fonctionnement de cette nouvelle CSSCT et, après de nombreuses tentatives de conciliation à l’amiable, la CGT a saisi la justice en novembre 2019.

L’affaire a été entendue devant le Tribunal de Paris le 10 mars 2020.

Le rendu de justice a eu lieu le 19 mai 2020.

Le juge a donné raison à la CGT et ordonne à la direction de revenir sur sa décision et à appliquer le vote démocratique, en rendant le poste « volé » à la CGT.
Dassault avait un mois pour faire appel de cette décision, mais nous a informé cette semaine qu’elle ne ferait pas appel : la victoire est donc totale.

Cette instance qui était jusqu’à présent pilotée par la direction locale sera donc à présent gérée par vos élus CGT au CSSCT, qui vont pouvoir commencer à exercer leurs mandats normalement dès demain.

Quelle conclusion ?  Un an de perdu pour défendre la santé et la sécurité des salariés…. à cause de qui ?


 Argenteuil, mardi 9 juin 2020

Coronavirus - vendredi 5 juin 15h00
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Bonjour à tous,

Une réunion de  CSE s’est tenue ce matin à Argenteuil pour décliner localement la « reprise phase 3 » présentée hier par la PDG.

Pas de surprise, le discours a été le même :

- A partir de lundi 8 juin, il n’y a plus de notion de volontariat pour le retour : l’agent de maitrise  prendra contact avec le salarié pour lui indiquer sa date de retour. Si le contact n’est pas pris par téléphone, un courrier indiquant la date de reprise sera envoyé au salarié.

- La reprise des salariés sera étalée sur environ un mois. Tant que le salarié n’a pas sa date de reprise personnelle il reste chez lui, au chômage partiel.

 

-  Les horaires en « normal » sont les mêmes qu’avant la crise (7h00-8h30 / 16h00-17h30 … pour ceux qui auraient oublié !). En revanche, pour les équipiers, la direction locale a validé avec la CFDT des horaires supprimant les plages variables. Ces horaires sont annoncés comme provisoires mais la date de fin n’est pas clairement indiquée.

- La cantine sera ouverte à partir de lundi.

- 2 exceptions de catégories de salariés pouvant rester au chômage partiel :

1) Les salariés en « garde d’enfant » pour les journées où l’école ne peut pas prendre en charge votre enfant. Il faut dans ce cas fournir un certificat ou une attestation (de l’école ou de la mairie). Précision : Une demi-journée d’école n’oblige pas le salarié à venir travailler, il peut rester à la maison.
2) Les salariés « pathologie à risques » qui, à cause d’une faiblesse médicale d’eux ou d’un membre du foyer, doivent rester isolé. Ils doivent envoyer au service du personnel un « certificat d’isolement », délivré par le médecin traitant.

Concernant la production, un nouveau plan de charge sera diffusé lors d'un prochain CSEC, fin juin.

Compte-rendu CGT de la Réunion du CSEC du jeudi 4 juin 2020 : ICI
Déclaration préalable des élus CGT :  ICI

Coronavirus - jeudi 4 juin 18h30
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 Bonsoir à tous,

Le CSEC de présentation par le PDG de la « reprise phase 3 » vient de se terminer. Un compte rendu sera mis en ligne dès que possible.

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

 

Dans les grandes lignes :

- La direction générale annonce que la notion de reprise au volontariat s’arrête le 8 juin.

- A partir de cette date, si votre hiérarchie vous demande de revenir au travail, vous n’aurez pas le choix.

- Le retour des salariés sera étalé sur un mois, jusqu’à début juillet.

- Le retour en normal sera la norme, sur 7h60. L’objectif du PDG est de diminuer fortement le travail en équipe.

2 exceptions pour la reprise :
- Les salariés en garde d’enfant (- de 16 ans) peuvent rester au chômage partiel s’ils fournissent une « attestation de la structure d’accueil de la non-prise en charge de l’enfant ».
- Les salariés en « Pathologie à risque » peuvent rester au chômage partiel s’ils présentent un « certificat d’isolement » établi par le médecin traitant.

- Le CSEC initialement prévu en juillet et au cours duquel le PDG devait faire le point sur les conséquences de la crise pour Dassault-Aviation est avancé à fin juin.

La réunion locale de déclinaison précise de la « reprise phase 3 » à Argenteuil aura lieu demain matin.

Coronavirus - mardi 26 mai 18h00
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Bonsoir à tous,

La réunion mensuelle du CSE d’Argenteuil s’est tenue ce matin (sur place ou par visio/ téléphone).

La situation reste identique aux semaines précédentes : la majorité des salariés reste à la maison au chômage partiel, seuls les volontaires reprennent le travail. Le chiffre de salariés présents sur site reste limité, par décision de la direction générale, à environ 400 salariés (dont 305 Dassault).

 

 Au 1er juin, malgré la baisse de subvention versée par l’Etat, Dassault-Aviation s’engage à continuer à payer l’intégralité des salariés en chômage partiel à 92 % (cadres et non-cadres).

Un CSEC aura lieu jeudi 4 juin à St Cloud pour présenter les modalités d’une « reprise phase 3 » prévue en juin (date pas encore définie mais pas avant le 8 juin).

Un CSE extraordinaire aura lieu le lendemain à Argenteuil (vendredi 5 juin) pour nous en présenter les éventuelles conséquences.

D’ores et déjà, la direction locale nous a expliqué avoir réfléchi à modifier les horaires des équipiers pour effectuer un retour sur des journées de travail complètes de 7h36mn. L’objectif serait d’avoir une coupure entre les 2 équipes, pour limiter les contacts et permettre la désinfection de certaines zones :

Equipe du matin, du lundi au jeudi : 5h30 à 14h06, le vendredi de 5h30 à 11h06 (aucune plage variable)

Equipe du soir, du lundi au jeudi : 14h30 à 23h15, le vendredi de 12h00 à 17h00 (aucune plage variable)

Pour ce qui est des congés d’été la direction locale confirme le maintien des trois semaines de fermeture imposée : du vendredi 24 juillet au soir au mardi 18 août au matin. La direction locale précise pour finir qu’il n’y aura pas plus de dérogations que d’habitude, c’est-à-dire moins d’une dizaine.

Beaucoup de salariés nous ont demandé des nouvelles de notre collègue de la Tuyauterie qui a été durement touché par le Covid-19 : celui-ci va maintenant beaucoup mieux, il est actuellement dans un centre médical des Yvelines où il travaille à effacer les séquelles des 5 semaines passées dans le coma artificiel. Le moral est bon et les progrès sont quotidiens ! 

Coronavirus - lundi 11 mai 18h00
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Bonsoir à tous,

 

Une réunion de CSE s’est tenue ce matin à Argenteuil / par Visio/ par téléphone

Un seul point était à l’ordre du jour : la déclinaison à Argenteuil des mesures de « reprise  phase 2 » qui nous avaient été présentées la semaine dernière au CSEC par le PDG.

 

 

Le principe du volontariat réaffirmé,

Interrogée par la CGT, la direction confirme que tant que le Val d’Oise est en « zone rouge » les personnels sollicités pour reprendre une activité ont le choix de reprendre ou non.

Cette notion de volontariat étant réaffirmée, nous avons demandé que celle-ci soit communiquée aux agents de maitrise et qu’eux-mêmes le disent à leurs équipes. En effet de nombreux salariés ont reçu et reçoivent encore des messages de leur agent de maitrise où cette notion de volontariat semble inexistante…

La CGT vous le rappelle, vous n’êtes pas obligés de prendre le risque de retourner au boulot, et nous vous conseillons de ne surtout pas le faire tant que l’Ile de France est en zone rouge !

La direction locale précise que si des salariés ayant déjà repris leur activité ne supportent pas les conditions de travail actuelles, ceux-ci peuvent revenir sur leur décision sans que cela ne pose de problème.

 

 

Responsabiliser les salariés pour mieux protéger l’entreprise ?

Pour les personnels volontaires au retour, la CGT tient à vous alerter sur la responsabilité que la direction essaye de faire peser sur vous.

Pour accéder à l’établissement, il faudra dorénavant répondre à un questionnaire sur votre état de santé, transmis à votre hiérarchie qui elle-même le transmettra au service médical. Sous prétexte du Covid-19, la direction balaie d’un revers de main le secret médical.

Il est également demandé de remplir « une attestation » précisant que vous vous engagez à prévenir la direction de vos différents déplacements personnels, s’il y a des cas de Covid-19 dans votre famille, etc…

Ces documents, que la direction évoque vaguement mais qu’elle n’a en réalité jamais présentés aux représentants du personnels sont complètements illégaux et ne visent qu’à mettre la pression sur les salariés en jouant sur leur soi-disant « responsabilité individuelle » !!!

 Les salariés devraient « s’engager » et « attester »  mais est-ce que Dassault s’engage à ce que nous ne soyons pas contaminés au travail ? Non, jamais !!!

 Qui sera responsable en cas de contamination ? Le salarié ? L’employeur ? Personne ?

Une contamination serait-elle considérée comme maladie professionnelle ? Certainement pas puisque le patronat le répète tous les jours : « On ne peut pas savoir précisément d’où vient la contamination »…  

Les mesures de protection et de distanciation présentées par la direction sont précipitées et n’ont pas fait leurs preuves. Les salariés sont actuellement utilisés comme des cobayes ! Même la simple prise de température à l’entrée du site, un temps évoquée, a finalement été jugée trop compliquée à mettre en place !!!

Pour la CGT, c’est inacceptable ! Il n’est absolument pas question de mener des expériences dans la période actuelle ! Surtout quand on sait que le retour d’expérience se fera sur le dos des salariés, en voyant s’il y a eu des contaminations ou pas ! 

 

 

Quelles reprises d’activités ?

Petit à petit, Dassault a rouvert des bureaux et des ateliers pour des activités soi-disant nécessaires par rapport aux demandes des clients (6X, Rafale Export, etc…). 

Aujourd’hui, c’est encore un pas qui a été franchi dans les réouvertures puisque la direction envisage de reprendre partiellement des activités dans les ateliers UAF, UASR, UTM, UTP, … L’objectif affiché n’est même pas lié aux programmes et à d’éventuelles urgences mais uniquement d’expérimenter la « configuration Covid-19 » nécessaire à une reprise post-confinement !

A partir d’aujourd’hui c’est donc 410 salariés Dassault/ sous-traitants / prestataires et intérimaires qui reviennent travailler à Argenteuil.

 

 

Pour la suite,

La « reprise phase 3 » consistera en une reprise des journées complètes de 7h60, en équipe ou en normal, avec la cantine ouverte.

Comme lors du CSEC, la direction  locale précise que la « reprise phase 3 », imaginée pour juin, ne pourra se mettre en place uniquement à la condition que le Val d’Oise revienne en zone verte.

Les seuls salariés qui ne seront pas contraints de revenir en « phase 3 » seront les salariés ayant le besoin de garder des enfants (les modalités de déclarations ne sont pas encore décidées) et les salariés en « pathologie à risque » (auxquels la direction demande de réclamer un arrêt de travail à leur médecin traitant).

Un prochain CSEC aura lieu fin mai pour faire le point sur la « phase 2 » et évoquer le début de la phase 3 (pour les établissements en zone verte). 

Il est clair que Dassault-Aviation aimerait bien atténuer les effets de la crise Covid-19 sur ses finances.   Si elle y est (en partie) parvenue grâce à la validation d’une reprise du travail par certaines organisations syndicales, elle ne doit pas oublier sa responsabilité légale de garantir la sécurité des salariés au travail !

 

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Réunion du CSEC du jeudi 7 mai - page 1
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Retrouvez la déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte-rendu en PDF : ICI

Réunion du CSEC du jeudi 7 mai - page 2
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Retrouvez la déclaration préalable des élus CGT : ICI

Compte-rendu en PDF : ICI

Coronavirus - jeudi 30 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Une réunion de CSE s’est tenue ce matin à Argenteuil / par visio/ par téléphone.

Pas de nouveauté puisque que cette réunion visait principalement à décliner le plan de reprise « phase 1 + » qui nous avait été présenté mardi par le PDG.

Pour rappel, l’effectif d’Argenteuil passe d’environ 70 personnes à environ 200 personnes à partir de lundi 4 mai.

L’effectif se répartit entre l’aménagement Rafale (environ 50), la tuyauterie, la tôlerie 6x, les pièces primaires 6x,  T12 6x et Fare 6x (environ 20), le contrôle (environ 20) et la logistique (environ 20). La direction ne souhaite pas nous communiquer de détails plus précis.

La direction préfèrerait que les salariés qui viennent ne prennent pas les transports en commun mais avoue ne pas pouvoir le contrôler. La cantine reste fermée et le travail se fait en 2 équipes : 7h-13h et 14h-20h.

Il n’y aura pas de test Covid, ni de prise de température (contrairement à Mérignac). Pour Argenteuil seuls des masques « catégorie 1 » seront distribués. La direction insiste sur le fait que chaque salarié est responsable et doit « faire attention » (?!).

Comme annoncé par le PDG mardi, et répété aujourd’hui ce matin par le directeur, ce retour se fait uniquement au volontariat : ceux qui préfèrent rester confinés chez eux peuvent rester chez eux (en chômage partiel, payé à 92%).

Une réunion de CSEC se tiendra la semaine prochaine pour nous présenter un plan de reprise « phase 2 », pour la période d’après le 11 mai.

La direction nous informe que tous les salariés ayant encore des jours de congés disponibles seront contactés dans les semaines qui viennent pour qu’ils les positionnent avant le 31 mai. Le point précis et individuel des jours de RTT, CET, Congés légaux posés / imposés / à poser est effectué établissement par établissement.  Pour Argenteuil rien n’est encore à jour, ce point sera fait la semaine prochaine.

Les élus CGT vous souhaitent un bon week -end du 1er mai,

Assurément, la journée du 1er mai 2020 ne sera pas tout à fait comme les précédentes. La crise sanitaire qui paralyse l’économie mondiale est inédite, mais pour autant, depuis que cette grande manifestation internationale a vu le jour en 1890, les difficultés n’ont pas manqué. Et dans la mesure où cette journée « ne commémore rien et ne parle que du futur », comme le rappelle l’historienne Danielle Tartakowsky, n’hésitons pas à puiser dans le passé l’énergie pour construire le jour d’après :

Oui, Dassault peut et doit payer : le confinement à 100% !
Oui, il faut réduire le temps de travail : les 32 heures/semaine c’est possible maintenant, sur 4 ou 5 jours et sans perte de salaire !

Coronavirus - mardi 28 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Une réunion du CSEC s’est tenue ce matin à St Cloud/ visio/ téléphone.
La direction générale était au grand complet avec Mme Guillemet et MM. Trappier, Segalen, Lherm.


Vos représentants CGT au CSEC étaient eux aussi, comme à chaque fois, au complet : MM. Harosteguy, Duigou, Jouanne, Clerc.

Après une introduction sur la situation économique actuelle, M.Trappier a insisté sur la difficulté de l’analyse de la situation et sur l’importance de ne pas trop agir « à chaud ».

Le PDG nous explique que le premier bilan et les éventuelles conséquences pour Dassault aviation de la situation économique ne pourront pas être tirés avant juillet.

M. Trappier a ensuite présenté son « plan de reprise ». 

A partir de demain, la direction démarrera une phase de reprise  appelée « phase 1 + » : l’effectif total de l’entreprise (hors sous-traitants sur place) passera de 1063 à 1579 salariés Dassault (1869 en comptant les sous-traitants).

Certaines activités qui avaient été stoppées vont reprendre. La direction générale souhaite relancer les chaines de fabrication des Rafale (pour l’Inde et le Qatar) et des Falcon 6x.

C’est à Argenteuil que l’impact est le plus important avec  un passage de 42 à 162 salariés (197 en comptant des sous-traitants sur place) : une multiplication par 4 !
Pour la CGT, c’est une forte remontée de l’activité qui n’est pas souhaitable à ce stade de la pandémie, elle nous semble périlleuse compte tenu de la situation sanitaire en Ile de France.

Nous avons rappelé au PDG et que l’état de santé actuel des salariés Dassault n’est pas connu et que les patients en services de réanimation sont en surnombre de plus de 2000 personnes (au niveau national).

Quoi qu’il en soit, le PDG précise que cette « phase 1+ » reste, comme la précédente, totalement au volontariat. Les salariés qui ne se sentent pas être psychologiquement en mesure de reprendre leur poste peuvent rester chez eux au chômage partiel.

Une « phase 2 » de remontée d’activité sera mise à l’étude par la direction générale dans les jours qui viennent (sans date d’application pour l’instant, mais pas avant le 11 mai).

D’autre part, un courrier concernant les NAO a été reçu hier par les organisations syndicales : la direction gèle toutes les discussions en cours et annonce qu’elle les « relancera en septembre en prenant en compte la situation actuelle ».

Comprenons bien l’idée : après le vol de nos congés, la direction générale compte ensuite s’attaquer à notre portefeuille !

 Les milliards d’euros engrangés ces dernières années sont un pactole que la direction générale n’envisage visiblement pas de partager !

Au contraire de cette « stratégie du choc » le CGT pense que la période actuelle est idéale pour revoir, en les améliorant, de nombreux aspects de notre vie au travail :
OUI, le télétravail fonctionne bien
OUI, les réunions en visioconférence fonctionnent bien
OUI, les salariés peuvent être plus productifs en travaillant moins longtemps

Ces évolutions, importantes et rapides, montrent que les vieilles habitudes peuvent être remises en cause plus rapidement et plus profondément qu’on ne l’imagine.  A l’issue de cette réunion nous avons donc interpellé M. Trappier :
La semaine de 4 jours et/ou 32 heures,  les salariés l’attendent,   c’est maintenant le moment d’avancer sur le sujet et d’être au rendez-vous de l’Histoire sociale !

Coronavirus - jeudi 23 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

 

Nous commencerons l’information de ce soir par une très très bonne nouvelle : notre collègue de la Tuyauterie est maintenant complètement sorti du coma et est extubé depuis hier. Il n’a aucune séquelle neurologique, le cerveau est intact. Il parle beaucoup, ce qui n’étonnera pas ceux qui le connaissent ;-)

 

Il sortira demain du service de réanimation, pour aller en soins intensifs cardiaques, le cœur ayant beaucoup à faire pour « relancer la machine ». Une longue rééducation sera tout de même nécessaire pour effacer les séquelles physiques du coma.

 

Concernant l’entreprise,

Une réunion de CSEC (ex-CCE) s’est tenue aujourd’hui à St Cloud/ par visio/ téléphone.

Cette réunion "ordinaire" aurait normalement dû être consacrée à l'analyse des comptes 2019 (obligation légale) et aux comptes prévisionnels 2020.

La séance a toutefois été d'un intérêt limité dans la mesure où les comptes 2019 ont déjà été publiés depuis un moment (février) et que toutes les prévisions 2020 sont annulées et reportées en raison de la situation.

Pour la même raison, plusieurs points à l’ordre du jour n’ont pas pu être traités.

M. Segalen (PDG adjoint) nous a répété à de nombreuses reprises  qu’il n’était pas encore en mesure de nous donner les éléments permettant de juger des impacts de la crise économique qui s’annonce.

Que ce soit sur le plan de charge ou sur les investissements prévus sur tous les sites, il est encore trop tôt pour estimer les conséquences. Quoi qu’il en soit, « Toutes les orientations stratégiques 2020 sont rendues caduques par le Covid19 ». Une réunion du CSEC pour faire le point sur la situation se tiendra « avant juillet ».

La situation n’est pas pour autant catastrophique, l’entreprise abordant cette crise dans une situation financière plutôt confortable : l’expert-comptable (M. Nahon) rappelle même que le bilan 2019 est le meilleur de toute l’histoire de l’entreprise :

        7 Milliards de chiffre d’affaire
    765 Millions de bénéfice net
    4,6 Milliards de trésorerie nette disponible

Quelques informations relevées parmi les sujets abordés :

- Le change Euro/Dollar est en ce moment très favorable à l’entreprise.

- L’effectif de l’entreprise a augmenté de plus de 600 personnes en 2019.

- Les NAO 2020 sont actuellement gelées, la direction générale va  envoyer un courrier aux organisations syndicales dans les jours qui viennent pour expliquer la suite.

- 6 millions d’euros sont provisionnés pour verser des « retraites chapeau » aux 150 salariés qui touchent plus de 162 000€/an.

- Le télétravail s’est développé à une vitesse que personne n’aurait pu imaginer : 300 salariés en janvier, 3956 aujourd’hui.

Concernant les charges de travail, la commande prévisible d’une cinquième tranche de Rafale France dans les années à venir permet à l’entreprise de rester serein, et, même s’il est encore un peu tôt pour le dire, le « nouveau Falcon », dans quelques années,  pourrait même, finalement, arriver au bon moment.

 

 Pour conclure,

La CGT a expliqué à M. Segalen que, à l’image du télétravail,  le moment est peut être venu de casser quelques vieux dogmes : dans un moment comme celui que nous vivons, ouvrir une négociation sur les 32 heures/semaine aurait de nombreux avantages, pour tout le monde. Travailler « moins » pour travailler « mieux » et pour travailler « tous » : ça c’est moderne !

Le temps passé à la maison a permis à beaucoup d'entre nous de mieux prendre conscience de la longueur des journées entières consacrées à notre employeur, de la part démesurée accordée au « temps de travail » dans une vie.

Alors, 32 heures par semaine ?
Sur 4 jours ou sur 5 jours ?
Avec ou sans RTT ?


Pour la CGT, si il y a un sujet qui doit être mis en avant
dans les mois qui viennent c’est bien celui-là !

La relance ne se fera pas sans les salariés !

Déclaration préalable des élus CGT : ICI

Coronavirus - mardi 21 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Tout d’abord quelques nouvelles de notre collègue de la Tuyauterie hospitalisé en réanimation au Kremlin-Bicêtre : L’amélioration de son état pulmonaire a permis de lever la sédation du coma artificiel ce week-end.

Compte tenu de la durée particulièrement longue de son coma (1 mois) le réveil est progressif et devrait prendre encore plusieurs jours. Il est toujours intubé pour le moment, sa cage thoracique ayant perdu trop de muscle pour que les poumons puissent fonctionner normalement.

Son état neurologique n’a pas pu encore être évalué. Les dernières  études d’impacts du Covid19 font apparaitre des possibilités de conséquences sur le cerveau. Personne ne sait aujourd’hui si les séquelles neurologiques que provoque parfois le Covid19 sont durables ou passagères. 

 

Concernant l’établissement d’Argenteuil,

Une réunion de CSE s’est tenue ce matin (par visioconférence/téléphone/sur place).

Le principal point à l’ordre du jour concernait la déclinaison à Argenteuil des mesures de chômage partiel. Sans surprise, tous les élus CGC et CFDT ont suivi la Direction en validant la demande de paiement par l’Etat  de nos salaires et la suppression de nos 10 jours de RTT/CET, ainsi que 5 jours de Congés Légaux.

Les élus CGT, majoritaires à Argenteuil, ont voté CONTRE. Ce vote ne permettra pourtant pas de remettre en cause la décision prise par la direction générale. Le « dialogue social » ressemble en réalité de plus en plus à une mascarade puisque tout est décidé à St Cloud.

Quand on parle de salaire, de congés, ou de temps de travail, seul le rapport de force, permet vraiment de peser sur les décisions.

Au détour des débats, la direction locale nous a appris aujourd’hui que le chiffre maximum de salariés présents annoncé pour la « reprise partielle » démarrée le 8 avril était faux : les 42 salariés sont en réalité 70 actuellement et augmenteront encore de 10 personnes la semaine prochaine. La direction avait « oublié » de préciser que les sous-traitants et prestataires n’étaient pas concernés par cette limite de 42 personnes…

Cette limite pourtant précise (42 !) avait été décidée afin de respecter les règles de distanciation et de mesures barrières… c’était un enfumage de plus, puisqu’il n’y a donc en réalité aucune limite

Ce mensonge a uniquement servi à recueillir l’accord de la CFDT pour cette reprise partielle. Mis devant le fait accompli, les élus CFDT se contentent de répéter qu’ils « restent vigilants » ! Avec de pareils médecins, le virus peut vivre tranquille…

Le confinement à la maison, rendu nécessaire par l’impréparation du gouvernement (pas de stock de masques, annonces contradictoires, hôpitaux sans moyens,…)  est maintenant mis à mal par les nombreuses décisions de reprise des activités non essentielles, prises par le Patronat.

Dassault, en grand donneur d’ordre et dirigeant du GIFAS (la branche « aéro » du MEDEF) montre l’exemple à ses troupes : « ne respectez pas les mesures, contournez-les ».  

Par ces mensonges incessants, Dassault et le gouvernement se rendent ainsi coupables du bilan que nous devrons tirer de cette pandémie.

Nous ne l’oublierons pas.

Prochaine réunion jeudi à St Cloud (CSEC "comptes 2019")

Coronavirus - vendredi 17 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Une réunion du CSEC (ex-CCE) s’est tenue cet après-midi (en visioconférence).

Les représentants du personnel de l’entreprise étaient consultés sur la demande formulée par la direction de Dassault Aviation de financement du chômage partiel par l’Etat.

Près de 4000 salariés sont en télétravail et environ 700 salariés volontaires travaillent dans les établissements. La mise au chômage partiel concerne 3188 salariés Dassault et 393 salariés Dassault Falcon Service.

Sans surprise, tous les élus CGC/CFDT/UNSA ont approuvé cette demande.

La CGT continue d’affirmer que Dassault n’a pas besoin de s’appuyer encore sur les finances publiques. Vous trouverez la déclaration des élus CGT : ICI

Un deuxième vote portait sur l’imposition des RTT/CET permise par les ordonnances Macron du 25 mars. Ce vote était donc purement symbolique, raison pour laquelle les élus CGC/CFDT/UNSA ont affiché cette fois-ci une opposition (de façade) en votant « Contre » ou « Abstention ».

Prochaine réunion mardi,
Bon week-end à tous !

Déclaration des élus CGT ci-dessous :

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Déclaration des élus CGT
CSEC du 17 avril - Page 1

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Déclaration des élus CGT
CSEC du 17 avril - Page 2

Coronavirus - jeudi 16 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Le projet d’accord « chômage partiel » a été validé mardi par la CGC, la CFDT et l’UNSA. Nous serons donc payés à 92% au lieu des 84% légaux pendant quelques semaines, et nous perdrons chacun au minimum 5 jours de congés (en plus des 10 jours de RTT/CET déjà imposés par la direction).

 

Comme la CGT l’a déjà exprimé plusieurs fois, nous considérons que cet accord est déséquilibré : les 8% de salaire supplémentaire ne correspondent pas à la valeur de la perte de 5 jours de congés.

  

 

Dassault a largement les moyens de nous payer tous à 100%, et sans avoir à aller réclamer une prise en charge de l’État.

3 nouvelles réunions avec les directions locale et générale sont programmées :

- CSEC (ex-CCE) extraordinaire demain, vendredi 17 avril. Ordre du jour : consultation des organisations syndicales sur la demande de chômage partiel adressée aux services de l’Etat et sur le positionnement de nos jours de RTT et CET.

- CSE extraordinaire mardi 21 avril. Ordre du jour : consultation des représentants d’Argenteuil sur le recours au chômage partiel, point sur la reprise partielle d’activité à Argenteuil, point sur le Bilan Social 2019.

- CSEC (ex-CCE)  jeudi 23 avril. Bilan annuel 2019 (comptes).

Concernant notre collègue hospitalisé en réanimation, son état s’améliore, lentement. La machine installée le 23 mars (« respiration extracorporelle ECMO ») a été débranchée hier mais il y a toujours un respirateur « simple » fonctionnant à 40% (une respiration normale nécessite un fonctionnement à 21%). L’objectif est maintenant de le  sortir du coma dans le meilleur état de santé possible, ce qui, compte tenu de la durée de coma extrêmement importante (un mois demain), ne sera pas facile. 

Coronavirus - lundi 13 avril 19h00
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Bonsoir à tous,

Nous entamerons demain la 5ème semaine de confinement, la sixième pour les habitants de l’Oise arrêtés en « garde d’enfant » depuis le 9 mars.

Pour Argenteuil, à partir d’aujourd’hui, environ 540 salariés sont en chômage partiel,  70 salariés sont en télétravail, et 42 salariés volontaires travaillent sur place à l’usine.

Concernant notre collègue hospitalisé,  les médecins ont confirmé aujourd’hui que le virus Covid a complètement disparu. Le respirateur est toujours à 50%, ils n’ont pas encore pu le sevrer du respirateur à cause d’une nouvelle bactérie. Un processus pour réduire la sédation du coma artificiel est lancé. Il faudra encore ensuite beaucoup de temps pour que son corps se remette des séquelles du coma.   

Concernant l’entreprise, une réunion du Comité Social et Economique Central (ex-CCE) nous avait été annoncée pour mi-avril mais aucune date ne nous a encore été communiquée.

Les positionnements POUR ou CONTRE des organisations syndicales sur le projet d’accord « chômage partiel » sont attendus pour demain. Compte tenu du déséquilibre des propositions de la direction, la CGT ne le signera pas.

Et, parce que la CGT, même confinée, n’arrêtera jamais de revendiquer, vous trouverez le tract du jour : ICI !

Le système hospitalier est encore à la limite de la saturation il est important que chacun d'entre nous minimise les risques, pour cela une seule solution : rester chez nous.

Bonne semaine à tous,

Coronavirus - vendredi 10 avril 19h00